Petits secrets entre amis

Ahem, plus personne ne doit venir sur ce blog mais tant pis. xD
Ca fait très longtemps que j'ai arrêté d'écrire, et pourtant une petite idée me trottait dans la tête, donc voici un petit OS pas très original, avec des twins pas très twinesques et un style complètement rouillé...
... j'ai bien vendu mon histoire là je le sens! xD

 
Histoire modifiée le 15/04/2011 (j'ai modifié un passage important qui ne plaisait pas lol).

 
Bref, bonne lecture, ou pas. xD
<3

***

Petits secrets entre amis
 

Bill entra dans l'amphi bruyant où les étudiants déjà assis ci-et-là en petits groupes discutaient avec animation. Soupirant de nervosité, son regard parcourut les rangées, cherchant des yeux ses amis.

Finalement, un bras levé et s'agitant dans l'air attira son attention à la dernière rangée. Il esquissa un sourire en réponse de ceux qu'on lui lançait et soudainement rassuré, il se mit à monter deux à deux les marches de l'escalier pour arriver en haut de la salle, ignorant les regards écarquillés posés sur lui.

Il fallait dire que son look n'était pas courant. Tout habillé de vêtements noirs et moulants, les cheveux longs couleur corbeau avec des mèches blanches et du khôl autour des yeux, Bill ressemblait malgré sa grande taille – près d'un mètre 90 – à une délicate jeune fille.

Bill baissa la tête.

Même s'il assumait son apparence, il savait qu'elle lui attirait toujours des commentaires sur sa sexualité. Or, s'il assumait également son homosexualité depuis quelques mois déjà, il n'en était pas encore arrivé au stade d'en être fier.

Bill secoua mentalement la tête pour chasser ces pensées. Aujourd'hui était un grand jour qui devait être sans ombrage. C'était le premier jour de l'année universitaire et le commencement d'une nouvelle vie. Bill avait dix-huit ans depuis quelques jours à peine et avait emménagé dans une petite chambre étudiante. Il était enfin adulte et libre !

Après avoir fait la bise à Andréas – son meilleur ami depuis l'école primaire, lui aussi gay – et serré la main de Georg – un copain du lycée – assis plus loin, Bill s'installa.

- Ca va ? Bien dormi ? demanda Andréas en passant une main dans ses cheveux blond platine.

Sortant des feuilles et ses stylos, Bill acquiesça.

- Un peu nerveux, mais ça va.
- Il y a plein de nouveaux beaux mecs à se mettre sous la dent, je te l'accorde, ça peut rendre nerveux, acquiesça Andréas en lui donnant un petit coup de coude dans les côtes.

Bill émit un petit couinement en guise de protestation puis suivit le regard de son meilleur ami qui scannait littéralement l'amphi, le bout de sa langue léchant rêveusement sa lèvre inférieure.

- Andi ! rougit-il.
- Ben quoi ? J'évalue la marchandise, se défendit-il en haussant nonchalamment les épaules. Et tu devrais faire de même. Il serait temps qu'on te trouve un copain ! Tu ne comptes pas rester éternellement vierge, si ?

Rougissant un peu plus, Bill baissa la tête, griffonnant des traits sur sa feuille blanche.

Le fait qu'il ait annoncé son homosexualité à son entourage n'avait rien changé à sa vie sentimentale. Il n'avait jamais eu de copain ni même de p'tite copine. Bill soupira. Était-ce sa faute s'il était trop romantique ? Depuis la seule et unique fois où il était tombé amoureux d'un camarade de classe au collège – un connard homophobe qui l'ayant pris pour bouc-émissaire l'avait régulièrement insulté et humilié –, son c½ur s'était mis grève, et l'idée de sortir – et encore plus coucher – avec quelqu'un sans avoir de sentiments d'aucune sorte lui avait dès lors paru absurde.

- Je ne cherche pas à trouver quelqu'un, soupira-t-il.
- Arrête de dire des bêtises et regarde autour de toi. Il doit bien y en avoir à ton goût, non ?

Pour lui faire plaisir, Bill leva la tête et la posant sur sa main, il observa l'amphi. Il y avait pas mal de garçons dans cette classe d'économie et certains avaient l'air assez mignons, mais...

- Je suis sûr qu'ils sont tous homophobes de toutes façons, soupira-t-il.
- Qui ne tente rien n'a rien. Oh ! Regarde-moi celui-ci ! Celui qui monte les marches, là ! Il est vraiment trop canon, non mais regarde ! s'extasia le blond platine.

Bill tourna la tête dans la direction que lui indiquait son ami et se figea en voyant le jeune homme en question. Dire qu'il était canon était un euphémisme. Il était grand, semblant fort bien fait de sa personne malgré les nombreuses et immenses couches de vêtements qu'il portait et arborait d'élégantes cornrows. Son beau visage était fin, et ses pupilles ornées d'un marron profond semblaient rieuses.

Et quand celles-ci se tournèrent vers lui, leur regard doux et profond se fixant sur Bill pendant quelques secondes, il ne fallut qu'un micro-sourire de l'inconnu pour que Bill ne soit pris d'un vertige, sa tête tournant légèrement alors qu'un flot de réactions chimiques submergeaient son cerveau.

Leur contact visuel fut brisé lorsque fort troublé, Bill détourna la tête. Son c½ur s'était emballé sans aucune raison apparente et il contint son souffle. Quelques secondes passèrent tel un éclair, comme enivrées par une poussée d'adrénaline.

Oh merde.

Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas ressenti ça, mais il n'avait aucun doute sur la nature de ce sentiment. Le coup de foudre avait encore frappé. Comme de nombreuses années auparavant, il était tombé amoureux, comme ça, en un instant, et il ne savait pas s'il devait hurler de joie ou en pleurer.

Avant qu'il n'ait eu le temps de reprendre ses esprits, une voix chaude interrompit ses pensées.

- Salut, tu te souviens de moi ?

Levant la tête, Bill crut mourir – de bonheur ou de nervosité – en voyant que le jeune homme s'était arrêté juste devant lui ou plutôt au bout de leur rangée, à quelques centimètres à peine de lui. Néanmoins, ce n'était pas à lui qu'il s'adressait.

- Ah salut ! Bien sûr que je m'en souviens ! s'exclama Georg en se penchant pour lui serrer la main, obligeant le garçon à faire de même.

Se reculant au mieux dans son siège, l'odeur envoûtante du jeune homme ne manqua pas cependant d'arriver à ses narines, et Bill manqua de s'évanouir. Ce mec sentait divinement bon !

Rouge comme une pivoine alors que le jeune homme se redressait, il entendit à peine lorsque Georg continua :

- Je te présente mes amis, Bill et Andréas. Les gars, je vous présente Tom. On s'est rencontré dans la file d'attente des inscriptions.

Tom.

Le nom roulait déjà sous la langue de Bill telle une friandise, et il lui fallut rassembler toutes ses forces pour ne pas se liquéfier quand après avoir serré la main d'Andréas, Tom fit de même avec la sienne, le temps semblant se suspendre pour Bill quand leurs yeux se rencontrèrent à nouveau, Tom le gratifiant d'un nouveau sourire.

- Enchanté.

Un seul mot de sa voix chaude et sensuelle faillit faire défaillir Bill à nouveau et il jura intérieurement. À ce rythme, il allait épuiser ses vies plus vite que celles d'un chat. Avait-il précisé que les mains de Tom étaient aussi douces qu'elles en avaient l'air ?

Sûr d'avoir bafouillé en lui répondant un timide 'enchanté', Bill se pinça mentalement. Il devait se ressaisir ou Tom penserait qu'il était idiot.

- Tu restes avec nous ? Il y a une place ici, précisa Georg en enlevant ses affaires du siège situé à côté de lui.
- Okay, sourit Tom.

Bill était déjà accro au sourire du jeune homme, celui-ci le laissant sans voix quand obligé de se relever pour laisser passer Tom entre les pupitres et les sièges repliables, leurs corps se bousculèrent et Tom eut un petit rire étouffé, plus séducteur que son auteur ne devait sans doute le vouloir. Pour se stabiliser, la main de Tom était venue se poser innocemment sur sa taille.

- Désolé, souffla Tom.

Leurs visages n'étaient qu'à quelques centimètres l'un de l'autre et stressé comme jamais face à ces yeux intenses qui semblaient percer les siens, Bill secoua simplement la tête, étouffant un petit rire nerveux. Son c½ur n'avait pas cessé sa course folle, piquant même un sprint à leur proximité.

L'instant n'avait duré qu'une seconde. Tom était allé s'asseoir à côté de Georg et avait entamé avec lui une conversation enjouée. Andréas se pencha vers Bill, excité, faisant déjà des commentaires sur Tom à voix basse.

Faisant semblant d'écouter, Bill observait à la dérobée Tom, rougissant et détournant promptement la tête comme si de rien n'était quand leurs yeux se rencontraient par hasard. Il aurait juré que les pupilles de Tom brûlaient les siennes.

****

Deux mois plus tard...

Griffonnant sur une feuille, les yeux perdus dans le vague, l'esprit de Bill papillonnait à mille lieux de là, loin de l'amphi où il se trouvait.

Cela faisait déjà quelques semaines qu'il était étudiant et commençait à se faire à sa nouvelle vie. Cependant, il ne se faisait toujours pas...

- Salut, ça va ?

S'asseyant à côté de Bill, Tom avait apparu d'un coup, et paniquant légèrement, Bill eut le réflexe de tenter de refermer son cahier, avant de remarquer – en étouffant un soupir de soulagement – que pour une fois il n'avait pas noirci le nom du jeune homme partout sur celui-ci.

Se tournant nerveusement vers lui, il sourit.

- Hey, ça va et toi ? Je ne t'ai pas entendu arriver.
- Je sais, comme d'hab'. Tu sursautes toujours comme si on te faisait tomber de ton petit nuage, le taquina Tom en lui faisant un clin d'½il. À quoi pensais-tu encore ?

Rougissant alors que Tom le fixait, Bill s'éclaircit la gorge et se mit à fouiller son sac.

- À rien de particulier. Tiens, je t'ai ramené ton livre.
- Et moi tes notes du dernier cours. Merci, tu m'as sauvé la vie.

Bill haussa les épaules, mais sourit, le c½ur léger. Le prof fit alors son entrée fracassante, et après quelques secondes de brouhaha et de cliquetis alors que tous les étudiants prenaient leurs stylos, le silence se fit et écoutant le monologue de l'économiste, ils commencèrent à prendre des notes.

De temps à autre, Tom chuchotait quelques bêtises, le regardait avec une expression de rire silencieux contagieux, l'effleurait sans en avoir sûrement conscience, et Bill était aux anges.

En quelques semaines, Tom et lui étaient contre toute attente devenus très amis. Ayant pris les mêmes options, ils étaient tout le temps ensemble et s'entendaient comme larrons en foire malgré leur différence.

Car Tom était visiblement hétéro tandis que Bill était flambant gay... et éperdument amoureux de lui, bien que Tom ne sût pas ce petit détail.

D'ailleurs, c'était sûrement grâce à ce petit secret bien gardé que subsistait leur amitié. Tant que Tom ne l'apprendrait pas, ils seraient amis. Alors pourquoi provoquer un malaise en lui avouant ?

De toutes manières, Bill s'était très vite rendu à l'évidence qu'il n'avait aucune chance avec le jeune homme le jour où il avait appris assez brutalement – son c½ur brisé en mille morceaux au passage – que Tom ne jouait pas dans la même équipe que lui.

En effet, lors d'une soirée restau, Georg, Andi et lui avaient eu l'occasion de rencontrer les amis de Tom – qui étudiaient d'autres matières ou dans d'autres facs – ainsi qu'une des deux ex officielles de Tom – avait appris Bill –, une belle blonde que la jalousie de Bill trouvait un peu trop bruyante et vulgaire.

La jeune fille nommée Chantelle les avait toisés du regard – Tom y compris et celui-ci l'ignorant de même pendant tout le dîner –, restant avec ses propres amis. Ce soir-là, Bill avait ainsi appris en messe basse d'un certain Gustav que Tom avait eu deux longues relations, la dernière s'étant terminée en fiasco lorsque Chantelle avait découvert que Tom l'avait à plusieurs reprises trompée avec des coups d'un soir. Un vrai womanizer en somme qui enchaînait les conquêtes comme on changeait de chemise.

Après cette soirée, le moral à zéro, Bill avait pleuré plusieurs nuits d'affilée. Quelques semaines plus tard, il avait dû tant bien que mal rabibocher son c½ur en lambeaux, et abandonner le moindre espoir que ses sentiments puissent un jour être réciproques.

Ayant accepté cela, il s'efforçait à présent d'être seulement ami avec Tom, même si ce n'était pas facile tous les jours...

- La Terre appelle la Lune, hé oh, Bill...
- Hm ? murmura ledit Bill en levant les yeux.

Tom l'observa un instant, semblant remarquer ses yeux tristes, avant d'enchaîner.

- Je me demandais si tu pensais aller au week-end à Barcelone que les gars veulent organiser.
- Celui avant les exams ? s'étonna Bill avant de continuer, peu convaincu. C'est pas un peu suicidaire ?
- Bah, on est jeunes qu'une fois, répondit Tom en haussant les épaules. On révisera comme des tarés en revenant. Alors qu'est-ce que t'en dis ?

Il lui donna un petit coup d'épaule et Bill sourit, de petits papillons s'agitant dans son ventre. Se balançant, il lui renvoya doucement son coup.

- Pourquoi pas.
- Qui sait, on pourra même peut-être te trouver un copain là-bas. Les voyages, ça crée des liens.

Le sourire taquin et les prunelles inquisitrices de Tom réchauffèrent les joues de Bill et celui-ci s'éloigna un chouïa. Toujours trop bavard, Andréas avait dès les premiers jours d'une verve désespérante informé Tom avec grand tact que Bill et lui étaient aussi gays que des pinsons mais que contrairement à lui, Bill n'avait toujours pas croqué la pomme. Le seul point positif était que, même si Bill avait voulu mourir à la seconde où Andi avait parlé, Tom avait réagi normalement, acceptant leur sexualité le plus naturellement qui soit.

Bien sûr, Tom était ouvert, sexuellement parlant. D'ailleurs, Barcelone devait être une parfaite opportunité pour lui de ramener quelques filles dans son pieu.

- Je ne suis pas intéressé par des histoires d'un soir, moi, soupira doucement Bill.

Quand il n'eut pas de réponse, il tourna la tête vers Tom, mais celui-ci ne le regardait plus, prenant d'un air absent des notes.

****

Quelques jours plus tard...

Allongé sur le lit de son meilleur ami, Bill fixait le plafond d'un air pensif depuis une bonne demi-heure tandis qu'Andréas s'extasiait sur son nouveau mec – un chargé de TD qu'il avait réussi à séduire un soir à la fin d'un cours quand tous les autres élèves étaient partis de la salle –, ne semblant pas remarquer que son ami n'écoutait pas vraiment le récit croustillant de ses rendez-vous interdits.

Néanmoins, quand Bill soupira une énième fois, Andi humpffa, vexé.

- Dis tout de suite que ça ne t'intéresse pas ce que je raconte.

Se redressant lentement, Bill entoura ses genoux de ses bras et posa sa tête dessus.

- Désolé. Je suis content pour toi et David... c'est juste que...
- Tu as la tête ailleurs, termina Andi en l'étudiant du regard. Non pas que ça soit étonnant de ta part, mais ces derniers temps, tu bats des records.

Bill haussa les épaules sans répondre, et Andréas le fixa quelques secondes supplémentaires avant d'écarquiller les yeux.

- Oh non, ne me dis pas que tu as osé !
- Quoi ?
- Bill Kaulitz, comment as-tu pu me cacher ça ! bouda-t-il. À moi ! Dois-je te rappeler que je suis ton meilleur ami ?
- Mais quoi donc ? s'inquiéta Bill.

Exaspéré, Andréas eut un geste dramatique.

- Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu avais quelqu'un en vue ?
- Quoi ? Mais... mais non ! C'est faux, s'empourpra Bill.
- Ah ! Tu t'es trahi tout seul ! Monsieur je rougis plus vite que mon ombre. Alors dis, c'est qui ? Je te préviens, tu ne sortiras pas d'ici avant de me l'avoir dit, s'exclama le blond platine en croisant les bras. Et tu sais à quel point je peux être entêté, hein ! Allez, balance !

Bill bégaya des mots incompréhensibles pendant plusieurs secondes, cherchant en vain une échappatoire, quand Andréas sortit son arme ultime.

- Tu as dix secondes avant que je t'efface de mon répertoire, le menaça-il de manière enfantine en brandissant son iPhone, et une minute avant que je te supprime définitivement de ma liste d'amis Facebook ! Dix, neuf, huit...

Bill leva les yeux au ciel face à cet ultimatum puéril. Andi était parfois tellement immature. Mais surtout, il était extrêmement entêté, et Bill savait déjà qu'il ne le lâcherait pas tant qu'il ne lui aurait pas tout raconté. Bill croisa à son tour les bras.

- ... sept !
- Okay, okay, céda-t-il. Je te le dis mais tu dois me promettre de ne rien dire à personne, rajouta-t-il d'un air suppliant.

Andréas poussa un cri de victoire et le pressa :

- Alors ?
- C'est..., hésita Bill avant de tourner la tête vers le mur. C'est Tom.
- Tom, tu veux dire, Tom Trümper ? s'exclama Andi avec surprise. Le Tom Trümper qui couche avec tout ce qui bouge ? Enfin, avec une jupe...

Bill grogna, son c½ur meurtri se plaignant de ce nouveau coup de couteau. Il laissa retomber ses bras le long de son corps.

- Oh merci de me le rappeler Andi, tu es vraiment un ami, s'exclama-t-il avec exaspération.
- Ben quoi, c'est toi-même qui m'as dit qu'il avait un sacré bagage côté meufs, répondit nonchalamment Andi en haussant les épaules. D'un côté, c'est pas plus mal, un mec avec de l'expérience...

Le voyant pianoter rapidement sur son iPhone avant de mettre l'appareil à son oreille, Bill fronça les sourcils.

- Qu'est-ce que tu fais ?

Ce fut au tour d'Andi de lever les yeux au ciel.

- Ben à ton avis, je l'appelle pour le prévenir ! Il serait temps que quelqu'un te dépucèle.

Livide, Bill se jeta sur lui pour s'emparer du téléphone, mais quand il le prit et lut le nom de la personne inscrite sur l'écran, il souffla de soulagement et balança l'appareil à son ami qui gloussait comme une madeleine.

- Espèce de con, fulmina-t-il avec outrage.

Andi lui envoya un baiser puis colla le téléphone à son oreille.

- Moi aussi je t'aime. Tu permets que je téléphone à mon chéri ?

Ramassant ses affaires, Bill lui fit un doigt d'honneur et partit en claquant la porte. Andréas soupira, levant les yeux au plafond. Bill pouvait être une vraie drama queen parfois. Ce n'était pas comme s'il avait pour habitude de divulguer les petits secrets de son meilleur ami. Bon, même si c'était peut-être arrivé une ou deux fois par le passé...

S'arrachant à ses souvenirs, il se concentra sur les appels répétés de David au combiné.

- Coucou mon loulou, roucoula le blond platine. Je t'ai manqué ?... Ouais je sais, moi aussi... Dis, il faut absolument que je le dise à quelqu'un. Je peux te confier un secret ?

****

Quinze jours plus tard, à Barcelone...

La fête battait son plein dans la maison que le petit groupe d'amis avait louée pour le week-end, et assis sur un canapé isolé, Bill en était déjà à son troisième verre, sirotant avec ennui sa boisson tout en jetant malgré lui des coups d'½il répétés vers le balcon où Tom se trouvait, discutant avec une de leurs camarades d'amphi qui était quasiment pendue à son cou.

Les deux jeunes gens conversaient, ou plutôt du point de vue de Bill, flirtaient, et Bill n'avait qu'une envie, noyer son chagrin dans l'alcool.

Le séjour avait pourtant bien commencé. Partis en petits groupes dans la ville de Barcelone, les étudiants étaient allés faire du shopping, s'étaient baladés au bord de la plage... Oui, la balade au bord de la plage avait été un bien agréable moment, songea Bill en se remémorant comment Tom et lui avaient marché côte à côte tous les deux pendant un bon quart d'heure, s'isolant pour parler de banalités et de rien du tout.

Le café qu'ils avaient ensuite pris avait aussi apporté du baume à son c½ur, lui faisant presque oublier qu'il s'agissait d'un voyage de groupe et non d'amoureux, et que toutes les filles présentes sans exception semblaient avoir des vues sur Tom, minaudant auprès de lui dès qu'elles en avaient l'occasion.

De retour à la villa où tout le monde logeait, la réalité lui était cependant revenue comme une claque dans la figure. Tom n'était pas intéressé par lui, et au rythme où la nana était en train de le draguer, Bill allait finir par tenir la chandelle jusqu'à la fin du voyage.

Bill renifla. Georg et Andi n'avaient même pas participé à ce voyage, et il se mordait déjà les doigts d'avoir accepté de venir. En plus d'avoir son c½ur brisé à nouveau, il allait rater ses examens.

Bill but le reste de sa vodka d'un trait puis se releva pour aller chercher un nouveau verre en vacillant légèrement.


*

Tom vit Bill se lever du canapé et disparaître de son champ de vision et soupira. À ce rythme, il n'arriverait pas à lui parler avant la fin du séjour, du moins, pas en état de sobriété. Et cette meuf qui ne le lâchait pas !

- Tu es sûr que tu ne veux pas aller en boîte avec nous après ?
- Certain. Je suis HS.

Suivant son regard, la jeune fille vit Bill réapparaître par la porte-fenêtre d'une pièce sur le côté, le jeune homme chancelant dangereusement alors qu'il venait se rasseoir sur le canapé du petit salon dans lequel il s'était isolé, son verre plein à ras bord. Elle haussa un sourcil.

- Ne me dis pas que tu préfères faire du baby-sitting ?
- Désolé, s'excusa-t-il en guise de réponse.

Il allait partir, réussissant enfin à s'échapper de l'ennuyeuse conversation quand elle agrippa son bras, l'arrêtant dans son élan.

- Tu ne devrais pas, à moins que tu ne veuilles courir le risque qu'il se jette sur toi bourré, gloussa-t-elle.
- Quoi ? demanda Tom en fronçant les sourcils. Qu'est-ce que tu racontes ?

Elle leva les yeux au ciel.

- C'est évident que ce mec est amoureux de toi. N'importe qui pourrait le voir.

Tom eut un rire étouffé.

- Qu'est-ce qui te fait dire ça, ton intuition féminine ? Ton gaydar ?
- Oui, entre autres, affirma-t-elle fièrement.

Néanmoins, quand Tom rit plus franchement, elle continua, piquée :

- Ça, et puis mon frère qui sort avec son meilleur ami. C'est lui qui me l'a dit.

À ces mots, le rire de Tom stoppa net. Il la fixa.

- Tu mens.
- C'est la vérité. Il sait qu'il n'a aucune chance avec toi comme tu es hétéro alors il joue profil bas. Désolée de t'avoir raconté ça, je ne voulais de te mettre mal à l'aise en sachant que vous êtes amis, mais comme tu as insisté... J'espère que ça ne jettera pas un froid entre vous.

Elle eut un sourire faussement innocent, et agacé par son comportement, Tom se retint de lui foutre une gifle.

- Alors qu'est-ce que tu fais finalement ? continua-t-elle. Tu viens avec moi ou pas ?

Serrant un peu plus son bras entre ses doigts, elle se rapprocha pour lui souffler à l'oreille :

- Si tu viens, tu auras peut-être droit à un dessert. Enfin... si tu aimes les petites gâteries...

Elle lui lécha le lobe de l'oreille avant qu'il ait pu réagir, et il eut un mouvement de recul.

- Je ne suis pas intéressé, répondit-il sèchement. Tu n'es pas du tout mon genre.

Ignorant son hoquet offusqué, il détourna le regard tandis qu'elle retournait à l'intérieur de la villa, énervée, et il se dirigea vers la porte-fenêtre, s'arrêtant avant d'entrer et observant le jeune homme assis sur le canapé.

À part les quelques personnes qui passaient de temps à autre leur tête à l'intérieur par la porte qui donnait sur le salon de la maison, la petite pièce était isolée et peu éclairée. Le bruit de la musique parvenait cependant forte et claire à leurs oreilles.

- Bill ?

Bill ne sembla pas l'entendre. Son regard fixé sur un point indéterminé de la table basse devant lui, il était visiblement perdu dans ses pensées, et surtout, il avait l'air misérable.

Tom soupira, et refermant la porte-fenêtre derrière lui, il s'approcha du canapé et s'assit doucement à côté du jeune homme.

- Tu as trop bu.
- Je suis un grand garçon et ce n'est que mon 4ième verre. J'en ai peut-être pas l'air comme ça, mais je tiens bien l'alcool, répliqua Bill d'une voix un peu lente mais claire.
- C'est pour ça que tu tanguais autant il y a deux minutes ? se moqua gentiment Tom. Je t'ai vu tu sais...

Bill tourna la tête vers lui et sourit légèrement, ses yeux brillant délicieusement dans le noir, avant de baisser à nouveau son regard vers son verre.

- J'ai cru que je ne te reverrai pas de la soirée, continua-t-il sans entrain. Jessica avait l'air bien accrochée à toi.

Tom hésita, puis après quelques secondes de silence, il s'exclama :

- Eh bien, disons qu'elle m'a fait quelques propositions indécentes.
- ... Et ? demanda Bill, l'estomac noué.
- J'ai refusé. Elle... n'est pas vraiment mon type, à vrai dire, dit-il lentement en appuyant ses mots.

À ce moment-là, Bill eut un petit ricanement, et Tom haussa un sourcil. Bill descendit un peu son verre puis après avoir déglutit, commenta d'une voix forte en fixant son restant de vodka à la pomme.

- Je le savais !
- Quoi ? s'étonna Tom.
- De toute façon, elle n'est pas si jolie que ça ! dit-il d'un air hautain et grimaçant. Elle est même super moche !
- Bill, tu es complètement soûl, rit Tom. Tu ne dirais pas ça en temps normal.

Se calmant, Bill eut un hoquet et haussa les épaules. Il détourna entièrement sa tête.

- Peut-être. Mais c'est vrai. Tu mérites mieux.

Tom réfléchit à son affirmation. Il s'appuya contre le canapé et regardant Bill se frotter la nuque, il soupira.

- En fait, j'ai déjà trouvé mieux. Je n'ai juste pas encore trouvé le bon moment pour lui dire.

Tournant la tête vers lui, les yeux perturbés de Bill cherchèrent les siens mais Tom ne le regardait plus. Les yeux perdus dans le vague, l'air rêveur, Tom dit doucement.

- Je ne t'avais pas dit que j'étais amoureux de quelqu'un ?

La réponse sourde, presque étranglée mit quelques secondes à venir.

- Non. C'est qui ? Je la connais ?
- Peut-être. Mais je ne te dirai pas qui c'est...

Se penchant à nouveau en avant, les rapprochant, Tom lui sourit d'un air taquin.

-... pas avant que tu ne m'aies dit de qui tu es amoureux. C'est donnant-donnant.
- Quoi ? Mais je ne...
- Non ! Ne me raconte pas de balivernes.

Tom leva son doigt, son bout venant chatouiller la pointe du nez de Bill et le faisant adorablement loucher. Il leva les sourcils.

- J'ai mes sources. Andi a vendu la mèche, mais je ne sais pas de qui il s'agit. Alors avoue maintenant, je veux tout savoir.

Bill se figea, un instant pétrifié par la peur, puis son cerveau alcoolisé analysant lentement ce que venait de lui dire Tom, il se détendit un peu. Il ne savait pas. Après avoir avalé plusieurs gorgées de son nectar alcoolisé d'un coup, Bill râla :

- Est-ce que je t'ai déjà dit à quel point je hais Andi ?
- Tout le monde le hait. Mais passons. Alors dis-moi, qui est donc ce beau mâle ? le titilla Tom.

Tom entrechoqua doucement leurs épaules, mais Bill sourit à peine, plutôt tristement. Finalement, il répondit d'un ton morne et sans le moindre espoir :

- Peu importe. À quoi ça sert d'en parler de toute façon ? Il n'est pas gay.

Il continua à boire son verre sous le regard fixe de Tom qui le dévisageait doucement.

- Tu en es sûr ?

Bill haussa les sourcils de manière significative pour seule réponse, terminant son verre en même temps, puis baissant la tête, ses yeux tristement brillants se plongèrent dans les siens.

- Certain, articula-t-il.
- Tu lui as demandé ? Tu as essayé de lui parler de tes sentiments ?
- J'ai beaucoup plus à y perdre qu'à y gagner. Crois-moi, c'est sans espoir.
Encore plus maintenant que Bill savait que le c½ur de Tom appartenait à quelqu'un d'autre.

Visiblement démoralisé, Bill renifla machinalement. S'allongeant en arrière, posant mollement sa tête contre le canapé, il se força à sourire et lui demanda d'un air faussement enjoué :

- Et toi ? Tu caches bien ton jeu. Raconte ! Qui est donc l'heureuse élue?

Le fixant, Tom soupira. Prenant délicatement le verre vide de Bill, il le déposa sur la table, ignorant l'air étonné du jeune homme, puis il se pencha vers lui, mettant leurs visages face à face, à quelques centimètres à peine l'un de l'autre. Son regard parcourut son visage, s'attardant sur ses pupilles.

- En effet, je cache bien mon jeu. Peut-être un peu trop bien. Ce n'était pas mon intention, souffla-t-il calmement telle une excuse.

Les yeux se fixaient, et peu à peu, à mesure que Tom se rapprochait de lui, les pupilles de Bill s'écarquillaient dans la pénombre, ne comprenant pas bien ce qui était en train de se passer.

Ce ne fut que lorsque leurs lèvres s'effleurèrent que ses paupières se refermèrent, se scellant pour de bon quand leurs bouches se connectèrent, les langues se caressant d'abord avec hésitation et lenteur, puis assurance et volupté. Tom avait pris son visage entre ses mains avec douceur, malaxant ses joues de ses pouces, le relaxant, et Bill cessa d'essayer de comprendre.

Les paupières de Bill – qui luttait contre les effets de l'alcool – étaient trop lourdes pour se rouvrir, et il avait peur de découvrir en tentant de le faire qu'il était en train de rêver. Pourtant, les sensations semblaient si réelles, si tendres !

Bill émit un petit couinement surpris, comme s'il se rendait soudainement compte qu'il ne rêvait pas, et Tom en profita pour approfondir le baiser un peu plus et se coller à lui. Le prenant dans ses bras alors que Bill s'agrippait déjà de manière possessive à son tee-shirt, il caressa tendrement sa taille pour rassurer et mettre le jeune homme en confiance avant de les faire basculer tous deux, Bill se retrouvant allongé sur le canapé, au milieu des coussins, Tom au-dessus de lui, s'appuyant fermement mais délicatement sur sa frêle silhouette.

Leur long et langoureux baiser s'enhardissait, leurs corps serrés semblant n'en former plus qu'un, ondulant légèrement l'un contre l'autre, et leurs mains errant innocemment sur leurs corps, caressant tendrement leurs contours. Ainsi, ils perdirent la notion du temps, et il s'écoula peut-être une demi-heure avant qu'un toussotement forcé et quelques rires incrédules ne les interrompent.

Hagard, Bill rouvrit assez longtemps ses yeux pour voir Mat, un de leurs copains au bout du canapé, deux autres copines gloussant à ses côtés alors que tous trois observaient le nouveau couple en faisant des petits commentaires – 'oh mais c'est vraiment hot par ici ! qu'ils sont chous !'. Grognant de manière inaudible à travers la forte musique, Bill referma ses paupières. La pièce tournait vraiment beaucoup trop vite autour de lui.

- Euh, on part en boîte avec quelques autres, demanda leur ami. Vous venez ou pas ?
- Non, trop bourrés, entendit-il Tom répondre.
- Lui oui, toi non. N'en profite pas trop Tom, l'avertit le garçon d'un ton mi-sérieux mi-amusé.

Bill ne put pas voir la réaction de Tom, mais il sentit qu'ils étaient à nouveau seuls quand une main vint se poser sur sa joue, la caressant tendrement.

- Bill ?

Ledit Bill leva sa main, venant machinalement recouvrir celle de Tom et s'y agripper, et surpris, il rouvrit les yeux, semblant revenir momentanément à la réalité. Ses yeux embrumés par l'alcool fixèrent tant bien que mal ceux de Tom dans la pénombre.

Tom ne put s'empêcher de sourire lui-même en voyant le sourire un peu idiot sur les traits de Bill, et il souffla.

- Je crois qu'il a raison. Allez, finies les bêtises, au lit.

Avant que Bill n'ait pu protester, il s'était redressé et prenant sa main, l'obligeait à se relever. Bill chancela légèrement et Tom le stabilisa en glissant un bras autour de sa taille.

- Ca va aller ? l'interrogea-t-il.

Bill hocha la tête. Il se laissa ensuite guider, menant la marche avec les mains de Tom posées sur sa taille pour le diriger et le soutenir. Les deux garçons sortirent de la petite pièce et traversèrent ainsi le salon.

Quelques personnes qui étaient restées à la villa lui demandèrent avec inquiétude si tout allait bien, et bien que titubant et visiblement soûl, Bill acquiesça. Il entendit également Tom leur répondre qu'il s'occupait de lui, et son c½ur se réchauffa. Il se sentait bien, détendu, en sécurité...

Il dessaoula néanmoins un petit peu quand la porte de la chambre se referma derrière eux, les coupant de l'ambiance de la fête. Il avait en effet oublié que Tom et lui étaient censés la partager pour la seule et unique nuit de leur séjour dans la villa. Et il n'avait pas oublié que ça.

- Je... j'ai oublié mon sac de couchage dans la voiture de Mat, bégaya-t-il.

Et Mat était justement parti en boîte, avec sa voiture et ses clefs bien sûr. Amusé, Tom haussa les épaules.

- Je n'en ai pas amené du tout. C'est pas grave de toute façon. Il y a un lit.

Bill fixa le lit simple.

- Mais...

Glissant ses bras autour de sa taille, Tom qui était encore derrière se pencha pour lui murmurer à l'oreille, taquin :

- Tu n'es pas si énorme que ça, je survivrai pour une nuit. On se serrera.

Bill rougit et tangua quand Tom le lâcha tout d'un coup.

- Va à la salle de bains en premier, tu seras plus vite au lit. Et ne t'évanouis pas dedans, hein ! plaisanta-t-il.

Bill lui tira la langue puis s'agenouilla en vacillant à côté de son sac pour prendre ses affaires.

*

Quelques minutes plus tard à force de concentration pour rester debout, il s'était démaquillé, avait pris sa douche, s'était séché et ayant enfilé son pyjama, s'apprêtait à rentrer à nouveau dans la chambre quand une pensée l'arrêta. Tom ne l'avait jamais vu sans maquillage. Et s'il le trouvait moche ? Le trouvait-il beau pour commencer d'ailleurs ?

Soudainement angoissé, Bill rentra à nouveau dans la chambre. Il sentit le regard de Tom sur lui, le jeune homme l'observant silencieusement tandis qu'il rangeait sa trousse de toilette et il baissa la tête, embarrassé. Cela ne dura pas longtemps cependant, Tom se dirigeant à son tour sans mot dire dans la salle de bains. Quand il fut seul, Bill soupira nerveusement et tout un tas de pensées qu'il n'avait pas encore eues jusqu'à présent l'envahirent.

Pourquoi Tom l'avait-il embrassé ? Surtout juste après leur petit conversation où il avait avoué avoir des sentiments pour quelqu'un... La jalousie étreignit Bill. Tout portait à croire que Tom était bel et bien hétéro... À moins qu'il ne soit en réalité bi. Ou peut-être qu'il avait tout simplement voulu voir ce que ça faisait, d'embrasser un homo. Le c½ur de Bill se serra soudainement. Il n'avait pas pensé à ça. Peut-être que Tom l'utilisait. Peut-être même qu'il voyait Bill comme un entracte, un coup d'un soir potentiel, pour s'amuser, pour passer du bon temps. Il fixa le lit.

Mais après tout, pourquoi pas ? Il était encore assez bourré pour s'en foutre. Tom l'avait embrassé sans raison apparente et il n'avait pas dit non. S'il devait se passer plus et que Tom le jette ensuite comme une vieille chaussette, tant pis. Il pleurerait plus tard de sa débauche.

Bill se traîna jusqu'au lit, s'y glissant. Sa tête tournait et ses pensées étaient encore désordonnées. Il éteignit la lumière et ferma les yeux, laissant sa conscience dériver. Les images de la soirée se mélangèrent, incohérentes, magiques et angoissantes, se fondant sur la musique de fond qui était toujours faiblement audible.

Quelques minutes plus tard, la porte de la chambre s'ouvrit doucement, et une ombre se glissa à tâtons quelques instants plus tard dans le lit. Somnolant, Bill rouvrit un ½il, et le bras de Tom se glissa autour de sa taille, les collant comme des siamois. Bill ne put retenir un long soupir de plaisir contre le torse de Tom, son nez et sa bouche inspirant et expirant la douce odeur qui se dégageait de sa peau et de son tee-shirt.

Bill l'entoura également de ses bras, se frottant à lui pour avoir un peu plus de chaleur, et Tom baissa la tête jusqu'à fourrer son visage dans son cou, y déposant une myriade de petits baisers fébriles. La respiration de Bill s'accéléra et il soupira encore, plus fort, quand les lèvres de Tom cherchèrent les siennes, une de ses mains s'insinuant dans sa chevelure pour masser et tirer agréablement sur son scalp.

Les mains de Bill quant à elles se glissèrent avec audace sous le tee-shirt de Tom, caressant sans vergogne ses côtes, son dos et osant même parfois effleurer le ventre du jeune homme. Il sut qu'il s'y prenait bien quand Tom émit de petits soupirs qui résonnèrent délicieusement dans sa bouche.

Bill frissonna quand mimant ses gestes, les mains de Tom glissèrent à leur tour sous son haut, caressant sa taille, et il sursauta franchement quand elles effleurèrent l'élastique de son boxer. Tom recula légèrement.

- Désolé.
- Non ! Ça... Ça va.

Bill happa à nouveau les lèvres de Tom et se colla à lui, l'agrippant avec une soudaine possessivité, presque désespérément, ses baisers devenant urgents et paniqués. Sa main tremblante vint se poser sur la hanche de Tom, glissant avec hésitation vers son aine, et posant sa main sur la sienne pour la stopper, Tom recula une seconde fois, un peu étonné et haletant.

- Bill... Arrête.
- Je pensais que tu voulais..., murmura Bill d'une toute petite voix blessée. Désolé.

Retirant ses mains, il allait prendre ses distances, quand les bras de Tom le capturèrent une nouvelle fois.

- Hey, ce n'est pas que je ne veux pas, ce n'est seulement pas le bon moment. Tu es complètement dans les vapes et on n'a même pas eu le temps de parler.
- Parler ? l'interrogea Bill en écho.
- Hm-hm, confirma Tom en caressant sa joue du bout de ses doigts puis massant sa tempe. On a le temps Bill, inutile de précipiter les choses.
- Mais... et si tu redeviens hétéro demain matin ? s'inquiéta Bill de sa voix enivrée.

Tom étouffa un rire et le serra un peu plus fort.

- Arrête de dire des bêtises et dors, ok?
- Ok, répondit Bill avec incertitude.


Tom l'embrassa d'un doux baiser en réponse, rassurant le jeune homme. Se pelotonnant contre lui et son dos caressé tel un petit chat, celui ne tarda pas à sombrer dans un sommeil profond, rapidement suivi par Tom.

***

Le lendemain matin...

Bâillant et se frottant contre son doudou, Bill gémit doucement alors qu'il se réveillait progressivement. Le rêve lui avait semblé si renversant qu'il tenta de s'y replonger, en vain
Quelques secondes passèrent, le chant des oiseaux matinaux se faisant plus présent à ses oreilles, et Bill grogna, renonçant à sa rêverie, son grognement se changeant en bâillement tandis qu'il étirait son dos, le cambrant légèrement. Celui-ci craqua et Bill ouvrit ses yeux de stupéfaction en sentant son nez heurter quelque chose de doux et chaud.


Reculant légèrement de façon à ne plus le toucher, Bill fixa le menton et le visage qui lui était associé en déglutissant, la gorge sèche et pâteuse. Tom était si mignon ainsi endormi, on aurait dit un ange.


La soirée précédente lui revint en mémoire, et il rougit, son c½ur s'emballant.
Il avait dormi pelotonné contre Tom, et ils n'avaient pas fait que ça. Il se rappelait avec un peu de honte comment ils s'étaient embrassés sans retenue dans le petit salon de la maison avant de partir ensemble aux yeux de tous leurs amis dans la chambre, là où Bill s'était pratiquement jeté au cou de Tom, tel un soulard désespéré, le tripotant et lui disant des bêtises. Qu'allait-il penser de lui à présent ?


Rouge comme une pivoine, Bill se leva, enjambant le jeune homme le plus silencieusement et doucement possible pour ne pas le réveiller, puis enfila précipitamment ses vêtements et sortit.
Ce ne fut que lorsqu'il eut passé la porte qu'avachi sur celle-ci il relâcha le souffle qu'il ne se souvenait pas avoir retenu, tremblant légèrement.  Passant ses mains sur son visage, il déglutit, se sentant inexplicablement bouleversé et au bord des larmes.


- Bill ? Tout va bien ? lui demanda une voix incertaine.


Ledit Bill se tourna vers la jeune fille qui avait parlé et rougit avec embarras. Il se souvenait vaguement l'avoir vue au pied du sofa sur lequel Tom et lui s'étaient plus ou moins donnés en spectacle.


- Oui, j'ai juste besoin de prendre l'air.


Il cligna des yeux, luttant contre les larmes, et avant qu'elle n'ait pu rajouter quoi que ce soit, Bill était sorti de la maison, marchant à pas rapides vers la plage, remarquant à peine le soleil brillant et les pépiements d'oiseaux.


Arrivé au bord de la plage, Bill s'appuya sur le petit mur, ses yeux et ses oreilles se rivant sur les vagues relaxantes comme si elles pouvaient lui faire oublier la soirée qu'il venait de passer.
 
Au bout d'un moment, son c½ur se calma, mais ses pensées faisaient toujours rage, le maudissant d'avoir agi de manière irréfléchie. Bill soupira. Il ne boirait plus jamais une goutte d'alcool. Jamais! Comment allait-il oser regarder Tom en face maintenant ?
 
Malgré ce que celui-ci avait dit, Bill était persuadé qu'il n'en pensait pas un mot. Tom était hétéro, il en avait eu les preuves. Le c½ur de Bill s'affaissa dans sa poitrine. Leur amitié était foutue.


Bill écrasa une larme de la paume de sa main et renifla, réprimant une grimace.


- Stupide, stupide, stupide..., murmura-t-il pour lui-même.
- ... Qu'est-ce qui est stupide ? lui murmura en écho une voix douce et calme à son oreille.
 
Bill sursauta alors que deux mains se posèrent sur le muret à côté des siennes, l'emprisonnant contre celui-ci, et il virevolta pour faire face à son assaillant dont il avait reconnu sans mal la voix.


- T... Tom ?
- Le seul et l'unique, lui répliqua celui-ci avec un sourire en coin taquin.
 
Se redressant et lâchant le muret pour lui laisser de l'espace, Tom fourra ses mains dans ses poches. Bouche bée et rouge comme une tomate à la proximité de leurs visages, Bill se tut et croisa les bras.
 
Ils restèrent quelques secondes immobiles, sans mot dire tandis qu'ils s'observaient à la dérobée, cherchant leurs mots, quand Tom se lança :


- Bill, écoute, je...
- Je suis désolé, le coupa hâtivement Bill.
 
Surpris, Tom le fixa soudainement, et agité, Bill continua rapidement avec des yeux fuyants, bégayant.
 
- Désolé, je ne sais... sais pas ce qu'il m'a pris hi-ier soir. Je pense qu'on regrette tous les deux ce qui... qui s'est passé. C'était stupide, hein ? lâcha-t-il avec un rire nerveux. Je crois qu'on devrait l'oublier. Ton amitié compte beaucoup pour moi et ça serait vraiment con de tout gâcher parce qu'on avait un petit peu trop bu...
 
Il s'interrompit, craignant d'avoir trop parlé et se mordit la lèvre inférieure, battant de temps à autre les cils pour ne pas pleurer pour de bon. Il attendait une quelconque réaction de Tom qui semblait figé.
 
Quelques secondes passèrent, et Bill tressauta quand deux mains se posèrent sur sa peau, encadrant délicatement son visage. De surprise, il en recouvrit craintivement une de ses doigts fins et délicats par automatisme tandis qu'il prenait une inspiration paniquée.
 
Sa panique ne fit que grandir quand les lèvres de Tom se posèrent sur les siennes, aussi tendres et douces que la veille, et il ne fallut que quelques caresses de sa langue pour que Bill n'ouvre sa bouche, laissant leur baiser s'approfondir avec volupté.
 
Ses jambes se gélifiant, Bill tituba jusqu'à s'appuyer lourdement sur le muret derrière lui. Il couina légèrement au contact froid de la pierre, et Tom choisit ce moment pour brièvement désunir leurs bouches.
 
- Tu avais trop bu, pas moi, l'informa-t-il avant de rattacher à nouveau ses lèvres aux siennes.
 
Ne pouvant croire à son bonheur, Bill se retint de gémir alors qu'ils échangeaient le plus délicieux des baisers, leurs mains venant s'agripper à l'autre comme s'ils craignaient de se voir rejeté à tout moment par l'autre. Finalement, perdu et perturbé, Bill le repoussa avec regret, haletant.
 
- Arrête, Tom. Je ne comprends pas. Tu n'es pas gay.
- Selon qui ? répliqua Tom en haussant un sourcil.
 
Bill ouvrit la bouche comme un poisson pendant un instant, ne sachant que dire, puis il étouffa un rire incrédule.
 
- C'est un fait. Tout le monde le sait. J'ai rencontré une de tes ex, Gustav m'a raconté toutes tes histoires, tu as une réputation de womanizer qui enchaîne les coups d'un soir et je ne connais pas une seule fille qui ne flirte pas avec toi, grogna-t-il avec jalousie.
 
Soudainement maussade à ce constat, Bill essaya en vain de cacher sa moue, et Tom eut un petit rire avant de secouer la tête plus sérieusement. Il baissa ses longs cils vers le sol, soupirant d'un air las.
 
- Mais ce n'est pas comme s'ils me connaissaient vraiment. Personne ne m'a jamais demandé...

 
Il s'interrompit. Bill frissonna au petit vent frais qui passa et il soupira. Quelques secondes passèrent, l'atmosphère se détendant.

- Moi je t'écoute, murmura-t-il timidement.

 
Tom redressa la tête.

- Hm ?
- Hier soir tu m'as dit que tu voulais qu'on parle, qu'on mette les choses au clair, alors explique-le-moi, c'est le moment, lui rappela Bill en essayant de ne pas s'empourprer.
- Tu t'en souviens ? sourit Tom en coin. Je ne l'aurais pas cru.
- Je n'étais pas si bourré que ça, protesta Bill en lui pinçant le ventre.
- Aïe ! Pouce !
 
Tom recula franchement pour se prémunir de ses doigts, et Bill croisa les bras.

- Alors, tu me le dis ou pas ? humpffa Bill.

Tom sourit, puis après avoir dévisagé le jeune homme un instant, il acquiesça et lui tendit la main. Surpris, Bill la fixa quelques secondes avec hésitation avant de la prendre. Une fois que leurs doigts furent enlacés, le c½ur de Bill battant un peu plus vite, Tom les entraîna vers la plage, leurs chaussures s'enfonçant dans le sable.
 
Ils marchèrent un moment sans rien dire, écoutant le bruit des vagues et appréciant l'effleurement léger de leurs bras et la douce tension qui régnait entre eux, jusqu'à ce que Bill le relance :

- Je pensais que tu étais hétéro. Tu es bi ? demanda-t-il finalement.
- Non, affirma Tom en un soupir. Je suis totalement gay, Bill. Je l'ai toujours été.

Encore incrédule, Bill se tourna vers lui tout en continuant à marcher, et Tom souffla longuement avant de continuer, s'expliquant.

- Ma première copine était aussi ma meilleure amie depuis le primaire. On est restés environ deux ans ensemble à la fin du collège, mais c'était purement platonique comme relation. Je veux dire, on n'est jamais allée au-delà de simples bisous. Elle était comme une s½ur pour moi, et sa famille était très stricte et religieuse, donc on n'a jamais même été tentés d'aller au-delà, ni l'un ni l'autre, tu vois ?

Bill hocha lentement la tête.

- Puis est venu le lycée, poursuivit Tom. On est allés dans des établissements différents et on s'est progressivement perdus de vue, alors on a cassé et je suis resté un bon moment célibataire. Je me posais déjà pas mal de questions sur ma sexualité. Je n'avais jamais été réellement amoureux de mon ex ni de personne d'autre, les filles ne m'attiraient pas, et j'avais plus tendance à regarder les garçons, à avoir des... fantasmes homo. Bref, j'étais un peu perdu, mais je pensais que c'était seulement une phase, et c'est là que Chantelle est arrivée.

Une pique de jalousie envahit Bill et il serra un peu plus la main de Tom dans la sienne.

- Elle était très populaire au lycée, et elle avait des vues sur moi parce que je l'étais aussi. Moi je me cherchais toujours, donc quand elle a tenté de sortir avec moi à une soirée, j'ai accepté sans mal. Je pensais que tout rentrerait dans l'ordre. Sauf que... au bout de quelques temps après les premières phases de notre relation, elle est devenue de plus en plus entreprenante, et moi je ne suivais pas.

Il se mordit les lèvres, et Bill l'encouragea à poursuivre en caressant sa main du bout de son pouce, dessinant de doux cercles sur sa peau.

- En gros, j'étais totalement impuissant. Je ne cherchais jamais à la toucher, et bien qu'elle ait tout tenté de son côté pour m'exciter, je n'arrivais pas à bander en sa présence et je n'ai donc jamais pu la pénétrer. J'étais très mal à l'aise parce qu'elle ne comprenait pas pourquoi, mais j'ai réussi à lui faire croire que c'était parce que mon ex me hantait toujours, que j'avais encore des sentiments pour elle et qu'il me fallait encore du temps pour l'oublier, ce qui n'était pas vrai bien sûr...

Surpris par ses révélations, Bill retint son souffle.

- À partir de là, notre relation est devenue une façade. Devant les autres, on était le parfait petit couple toujours accroché l'un à l'autre, alors qu'en privé on était comme deux étrangers. On ne se voyait même plus en dehors des cours et de rares soirées. Ca a duré longtemps, et quand j'ai commencé à sortir seul avec des copains, des rumeurs ont commencé à courir sur moi. Dès qu'une fille m'approchait et qu'on flirtait un peu, même si ça ne restait que des paroles, tout le monde racontait que j'avais couché avec elle. Les filles montaient ces fausses histoires en épingle et Chantelle a fini par en avoir vent. Elle était persuadée que je la trompais. Finalement, ça a fait un scandale, et on a rompu.

Le pouce de Bill s'était immobilisé sur la main de Tom. Ce dernier haussa les épaules.

- Tout ça pour dire que... Je n'ai jamais été hétéro. Je suis gay. J'en ai eu la confirmation le jour où je suis tombé amoureux de toi. Je t'ai vu par hasard alors que tu étais en train de parler et de rire avec tes amis en attendant dans la file d'inscription et j'ai eu le coup de foudre. En quelques secondes, j'avais ressenti plus d'amour en moi pour quelqu'un que toutes ces années passées avec mes ex... Hé, mais pourquoi tu pleures ?

S'arrêtant de marcher, Tom eut un rire nerveux en voyant les yeux de Bill se remplir de larmes et déborder, le jeune homme reniflant. Bill l'entoura de ses bras et l'enserra à l'en étouffer.

- Je suis désolé. Je croyais...
- Que j'étais un coureur de jupons invétéré ? sourit Tom en coin. Je m'en suis rendu compte.
- Désolé, répéta timidement Bill contre son torse. Je t'aime aussi, depuis le premier jour où je t'ai vu.

Tom eut un petit gloussement surpris à sa déclaration mais visiblement enchanté d'entendre enfin ces mots.

- Je sais, Andi a vendu la mèche. Heureusement, sinon je n'aurais jamais pensé que tu étais intéressé.
- Pardon, s'excusa encore Bill avant de relever la tête pour le regarder dans les yeux, quoi ? Andi ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Oups, j'ai rien dit, oublie. Secret défense.

Bill couina en guise de protestation mais se laissa distraire par un nouveau bisou et il se contenta de serrer Tom encore plus fort dans ses bras, heureux de sentir Tom faire de même, leurs c½urs battant à l'unisson et résonnant dans leurs poitrines.

Ils restèrent un moment ainsi enlacés au milieu de la place, sans rien dire ni rien faire si ce n'est échanger quelques bisous dans le cou de l'autre et quelques caresses discrètes, jusqu'à ce que Bill relève la tête. Leurs lèvres se joignirent et ils échangèrent de doux baisers pendant de longues minutes avant de reprendre leur marche sur la plage, bras-dessus bras-dessous, s'embrassant amoureusement de temps à autre et flirtant comme le petit couple qu'ils étaient à présent.

***

Quelques minutes plus tard après être revenus à la villa collés l'un à l'autre et avoir pris leur petit déjeuner en souriant aux taquineries de leurs amis et à la jalousie de leurs amies, Bill et Tom étaient partis ranger leurs affaires avant de terminer la matinée sous la couette, s'accordant une petite sieste câline avant faire leurs adieux à l'Espagne.

***

Deux jours plus tard...

La mâchoire d'Andréas manqua de se décrocher en voyant Bill et Tom entrer dans l'amphi main dans la main. Beaucoup d'étudiants réagirent de même, jetant un coup d'½il étonné vers le petit couple qui montait les marches avant de retourner à leurs conversations.

- Georg, tu vois ce que je vois ?
- Oui je sais, Tom m'avait prévenu. Qui aurait cru que ce mec était gay ? rit Georg. Ils vont bien ensemble en tout cas.

Andréas tourna vivement la tête vers lui, clairement outré.

- Quoi ? Tu étais au courant et tu ne m'as rien dit !
- Tom m'avait dit de garder le secret. Je savais depuis le début qu'il voulait sortir avec Bill, dit nonchalamment Georg en haussant les épaules. Et il m'a envoyé un message hier soir pour me dire que c'était fait.
- Georg lui au moins sait garder un secret, gronda une voix derrière eux.

L'air piteux, Andréas tourna la tête, souriant nerveusement à Bill qui le fusillait du regard, bras croisés. Néanmoins, quand Bill lui sauta au cou pour lui dire 'merci d'être aussi con', Andi souffla de soulagement. Remis de ses émotions, le blond platine demanda à ses amis qui s'asseyaient à côté d'eux, sourire en coin :

- Alors j'en conclus que ce week-end à Barcelone a été torride ? Allez, racontez-moi tout !

Bill et Tom se regardèrent en souriant et se penchèrent l'un vers l'autre pour échanger un baiser.

- Très hot, confirma Tom avant d'embrasser à nouveau son petit ami. Trop hot pour être raconté, c'est top secret.

Bill gloussa, et ignorant Andréas qui boudait, ils s'embrassèrent encore, et encore.


Fin.


***

Merci de m'avoir lue. Ecrire m'avait manqué, surtout me marrer à écrire des twins tout bisounouresques et innocents. xD
Biz! <333

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Comments :

  • Geisterfahrer-twincest

    11/02/2012

    Siiii moi je viens toujours sur ton blog , je viens d'ailelur de faire une adepte (qui n'aimait pas le twincest) ahah ;-)

  • lollipopthetop

    19/06/2011

    J'adore ta façon d'écrire ! De décrire les sentiments, de faire tes persos si fusionnel, de faire leurs caractère ainsi ...
    Bref, j'adore !

  • CruelFanatisme

    30/04/2011

    Daa c'est trop mignon !!
    Oh non j'ai fini ton blog !! :( tu sais je viens pratiquement tout les jours ici. C'est ma petite pause de la journée que de venir ici et lire. J espère que tu vas continuer a ecrir mais sincèrement je suis vraiment triste d' avoir tout lu, et que ce soit fini... :(
    Je vais relire tout pour la peine !!!

  • djdes

    19/04/2011

    je viens de découvrir ton blog après avoir lu l'inattendue que j'ai adoré et la ton blog d'os est super d'après ce que j'ai compris tu n'écris plus mais tu viens de récemment posté petits secrets entre amis et bien laisse moi te dire que tu devrais t'y remettre car tu écris super bien et tes os sont supers
    alors j'espère a bientôt

  • x-d0li-prane-x

    19/04/2011

    Ma chère Sanggreen, ton talent me manque beaucoup !

  • O-S-Kaulitz-Twins-O-S

    30/03/2011

    Huum très bien :D J'ai adoré le ptit dénouement on on apprend que Tom est en fait Gay :)

  • Ich-bin-nicht-ich-mehr

    20/03/2011

    oooh j'avais loupé ça
    Je ne pense pas que par le passé je t'ai posté des coms avec ce blog là Oo devais pas encore l'avoir
    J'vais lire ton os
    Tu sais, tu es une des plus grandes auteurs yaoi, tu manques dans le milieu ='(

  • Xx-from-yesterday-xX

    12/02/2011

    *-* c'était du trop mignon os..
    ça m'a fait plaisir de voir que tu avais posté quelque chose...
    Je ne croyais plus jamais rien voir sur ce blog...
    J'espère que ça te reprendra souvent à vrai dire, et le plus vite possible =p
    Même si j'ai comme l'impression que ce ne sera pas le cas...
    Mais bref j'ai juste adoré, merci <3

  • Save-Me-If-You-Canx

    30/01/2011

    C'est un plaisir de te relire à nouveau ! :))

  • oneshot-und-lemon-story

    25/01/2011

    J'ai adoré, cet os m'a bien fait rigolé.
    J'aime ces histoires guimauves où Bill et Tom sont en mode bisounours !

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