Tu ne peux pas comprendre (5/?)

Le vendredi soir suivant, 23h passé.

Après une semaine gelée et glacée, la neige s'était remise à tomber en abondance, s'amoncelant sur les rues et les toits des maisons du petit village de Loitsche et recouvrant peu à peu le manteau précédent mutilé par les pas des hommes et les rouages de leurs machines. Vaincre l'hiver était une bataille perdue d'avance.

Sous le toit de la maison des Kaulitz où l'air chauffé ignorait le temps rigoureux qu'il faisait dehors, la table basse du salon étaient jonchée de paquets de chips éventrés et des canettes de Red bull évidées, le feu de l'âtre de la cheminée non loin de là venant faire briller doucement de sa lumière leurs emballages pétrolifères, comme si ses flammes incandescentes languissaient d'espoir de les brûler.

Derrière la table basse, Bill se tenait recroquevillé sur le canapé, ses genoux ramenés vers lui, pieds en chaussettes glissant sur le cuir. Malgré leur fatigue, ses grands yeux démaquillés fixaient avec intérêt l'écran de télévision, comme hypnotisés par le vieux film d'horreur Shiningqui démarrait. Le jeune homme venait tout juste de mettre le DVD qu'ils avaient loué dans le lecteur avant d'aller se rasseoir pour visionner ce qui serait leur second film de la soirée.

Le brun l'avait choisi lui-même, jugeant qu'après un film d'action au scénario plutôt ennuyeux que son frère et son petit ami avaient pourtant absolument tenu à voir, ils auraient bien besoin d'un peu de stress, histoire de les réveiller. Néanmoins, quelques minutes à peine après le début, Bill commençait déjà à regretter son choix tandis que l'ambiance lourde et angoissante mettait ses nerfs à rude épreuve, son petit c½ur s'accélérant dans sa poitrine.

Sursautant au moment où l'image fantomatique des petites jumelles en robes bleues apparut furtivement, il se tortilla, s'enfonçant un peu plus dans le canapé et agrippa nerveusement le pendentif en tête de mort de son collier ras-de-cou, et la personne assise à sa gauche laissa échapper un petit rire amusé face à sa réaction de petit garçon apeuré.

- Je ne savais pas que tu avais peur des fantômes.

Ne daignant même pas répondre à son ton goguenard, Bill humpffa à ces mots, grognant sous cape un 'n'importe quoi !', et l'autre personne assise à sa droite eut malgré elle un sourire en coin à sa réponse.

- Bill croit à tout ce qui est surnaturel. Quand on était petits, il pensait être un farfadet, gloussa Tom.
- Hein ? cilla Andréas.
- Oui, à cause de ses oreilles, il croyait dur comme fer qu'il descendait d'elfes et de lutins...

Les pointes desdites oreilles de Bill virèrent rouge écarlate et il leva les yeux au ciel, ses lèvres s'étirant également malgré lui.

- Toi aussi tu es un farfadet, Tomi !

Comme Tom ne portait ni casquette ni bandeau, ses dreadlocks étant sommairement attachées en paquet sur sa tête, Bill ponctua son affirmation d'une chiquenaude à l'oreille pointue du farfadet qui gloussa un peu plus mais ne se déroba pas à sa pichenette.

Se sentant un peu perdu devant l'affectueuse scène fraternelle, mais encouragé par la bonne humeur de Bill, Andréas tenta de regagner son attention en cherchant peu discrètement à capturer sa main dans la sienne, et se penchant vers lui, il souffla de manière joueuse et moqueuse à son oreille :

- Si tu as la frousse, je peux te tenir dans mes bras. Je te protègerai des vilains méchants esprits.

Il caressait avec un peu trop d'empressement sa peau, cherchant maladroitement l'autorisation d'entrelacer ses doigts aux siens, et son sourire ravageur n'empêcha pas Bill de retirer vivement sa main sous la surprise de son geste effronté.

Soudainement embarrassé et nerveux, le brun se tourna vers lui pour lui lancer un regard un tantinet menaçant. Son petit ami avait pourtant promis...

- Andi ! hoqueta-t-il doucement, ses dents serrées.

Levant les yeux au ciel avec énervement, le blond platine se détacha légèrement du brun à regret et souffla, ignorant les gros yeux accusateurs de Bill. Andréas avait en effet promis de ne pas le toucher ni l'embrasser devant son jumeau. À côté, Tom était resté silencieux bien qu'il écoutât attentivement la mini scène de ménage.

L'atmosphère joyeuse s'était déjà envolée.

Avec une certaine mauvaise humeur, Bill détourna la tête vers la télé, toujours tendu, puis au bout de quelques secondes, il marmotta bougonnement, mal à l'aise :

- Je n'ai pas la frousse de toute façon.

À côté de lui, Tom étouffa encore un rire, et se décrispant un peu, Bill fit mine de froncer les sourcils et lui donna une petite tape sur le bras à cet affront. Retournant ensuite son attention vers l'écran, Bill humpffa pour clore l'accusation, laissant sa main s'enrouler paresseusement autour de l'avant-bras de son frère tandis qu'il posait sa tête sur son épaule.

Réagissant à peine à ce geste familier, Tom reprit son paquet de chips, engouffrant les pétales croquantes.

Le blond platine fronça les sourcils mais ne dit rien face à la scène, préférant ne pas insister face à ce clair rejet, puis croisant les bras, il regarda de même la télévision, non sans jeter de temps à autre avec amertume un coup d'½il en coin vers son petit ami, observant de temps à autre la proximité que celui-ci entretenait avec son frère et dévisageant Tom avec ranc½ur.

Car ce soir, comme souvent quand il passait une soirée avec les jumeaux, Andréas se sentait complètement ignoré, et il était dur de ne pas passer outre sa promesse.

Bill avait pourtant été ferme. Pas le moindre contact entre eux devant son jumeau. Si Andréas l'avait promis, Bill ne se gênait pas cependant pour s'accrocher à son frère devant son propre petit ami, si bien qu'Andréas se demandait – même si cela pouvait paraître absurde – s'il ne le faisait pas exprès.

Regardant à nouveau l'écran et reprenant machinalement sa boisson entamée, Andréas marmonna à son tour, frustré.

- Mouais, pourtant fantômes ou pas, ces jumelles foutraient les jetons à n'importe qui. Elles sont vraiment trop bizarres.

Comme l'étaient tous les jumeaux.

Bill ne sembla pas relever sa remarque, l'ignorant, et Andréas se retint de soupirer, énervé. À la différence des jours de semaine où Bill et lui passaient la majorité de leur temps ensemble – puisqu'ils étaient dans la même classe –, le blond platine ne se sentait pas de taille à lutter quand son jumeau était autour d'eux.

Or, s'il avait dû céder sur le fait que Tom passe la soirée avec eux – le brun ayant insisté avec de petits yeux dignes du Chat Potté pour que son grand frère reste – sa présence devenait un peu trop... envahissante au goût du blond platine au fur et à mesure que la nuit avançait.

Bill n'était qu'à quelques centimètres de lui, et il ne pouvait pas l'effleurer un temps soit peu sans que celui-ci se dérobe immédiatement à ses tentatives, étrangement tendu à la perspective qu'il le touche devant Tom.

Sirotant son Red bull, les yeux d'Andréas errèrent sur la mâchoire de son petit ami qui semblait toujours un peu tendu, s'attardant avec envie mais surtout frustration sur ses lèvres ourlées qui lui étaient refusées.

S'il ne pouvait pas le toucher, remarqua-t-il avec jalousie, Bill ne semblait pas s'offenser par contre du fait qu'étalé mollement sur le canapé, cuisse contre cuisse, Tom était presque à moitié affalé sur lui, leurs mains se frottant alors qu'ils fouillaient simultanément le paquet de chips, mâchonnant bruyamment tout en fixant l'écran de télévision, captivés par l'intrigue.

Ruminant, Andréas soupira pour de bon et but encore une gorgée de Red Bull. De toute façon, il comptait bien se rattraper plus tard avec Bill...

De son côté, et même si Bill agissait comme s'il n'avait pas remarqué l'agacement de son petit ami, le jeune homme aux dreadlocks blondes n'avait pas perdu une miette de l'incident, conscient qu'il était plus ou moins la cause de la tension flottant dans l'air. Bill et Andréas semblaient en effet garder une distance prudente entre eux, et Tom se sentait un peu perdu dans cette étrange situation.

Ainsi, même si l'idée de laisser Andréas et Bill seuls ne lui plaisait vraiment, vraiment pas du tout, il savait que le bon sens aurait exigé qu'il parte et laisse les 'tourtereaux' seuls pour visionner le film.

Néanmoins, ce n'était pas lui qui avait insisté pour rester.

Se mordillant silencieusement les lèvres et jouant avec son piercing, Tom fixa pensivement le vieux téléviseur sans bouger tandis que Bill s'appuyait un peu plus sur lui à chaque seconde qui s'écoulait, semblant écouter et regarder de plus en plus distraitement la fin du film alors qu'il devenait pensif, l'air préoccupé.

Quelques heures auparavant, après les cours de sport de l'après-midi, les jumeaux étaient revenus de Wolmirstedt en bus, avaient filé directement chez eux accompagnés d'Andréas, et après avoir joué aux jeux vidéos, ils avaient dîné en famille – Andi en était un membre honoraire depuis déjà plusieurs années, tout comme les jumeaux l'étaient dans la maisonnée du garçon.

Or, tout en parlant de l'importante journée du lendemain face au sourire amusé de Simone et le haussement de sourcils dubitatif de Jörg, Andréas avait nonchalamment demandé à leurs parents s'il pouvait rester pour la nuit, un sourire poli et un peu faux sur les lèvres. Tom avait alors vu Bill se figer, cachant tant bien que mal sa surprise et sa nervosité.

Bien sûr, ils sortaient ensemble, et cela n'était pas une étrange demande, surtout qu'Andréas avait souvent l'habitude de dormir chez eux et que Simone adorait le meilleur ami de ses fils.

Néanmoins..., son copain s'était un peu, même totalement invité sur ce coup-là, n'ayant en effet visiblement pas jugé utile de demander à Bill son avis, et c'était avec hésitation et en rosissant légèrement que devant le fait accompli, Bill avait approuvé et appuyé sa requête auprès de sa mère, ne remarquant pas comment Tom avait baissé les yeux, préférant fixer son assiette malgré son estomac soudainement noué.

En effet, Tom avait ressenti une inexplicable petite pince au c½ur à la perspective qu'Andréas reste pour la nuit, mais il avait été encore plus étonné quand le soir venu, son frère avait insisté pour qu'il reste avec eux pour regarder des films, pensant que Bill aurait préféré rester seul avec son copain.

Il avait ainsi été soulagé – mais aussi intrigué – quand, refusant avec une petite moue dirigée vers Andréas que son frère reste tout seul – il était en effet rare que l'un ou l'autre des jumeaux passe la soirée sans sa moitié –, Bill l'avait retenu, serrant littéralement à sa main pour qu'il ne parte pas, l'air étrangement tendu à l'idée de se retrouver en tête-à-tête avec Andréas.

Ainsi, malgré les tentatives polies de Tom pour les laisser tout seuls, il n'avait – avec joie – pas eu d'autre choix que de rester, et Andréas n'avait pas eu d'autre choix que d'accepter sa présence, bon gré mal gré.

Sans le savoir, les deux blonds soupirèrent légèrement de concert à cette même pensée, pour deux raisons totalement différentes. Surpris, ils se regardèrent, et l'infime sourire de Tom s'effaça en notant la tension dans les yeux de son ami. Entre eux, ses yeux pourtant toujours rivés sur l'écran, Bill semblait ailleurs, perdu dans ses pensées.

Cachant son agacement, Andréas tourna la tête, fronçant les sourcils. De toute façon, Bill et lui n'auraient jamais pu fricoter sur le canapé, devant l'unique mais immense télé du salon, sachant que Simone était encore dans les parages pendant la première partie de la soirée – celle-ci attendant le retour de son mari sorti boire avec des collègues de bureau pour aller se coucher – et était donc susceptible de les voir.

Assis dans le canapé, devant une table remplie de sucreries, cola et chips, le blond platine avait accepté sans mal la présence de Tom à leurs côtés... Néanmoins, il n'en avait pas été de même quand Jörg était rentré et que Simone et lui étaient allés se coucher en souhaitant une bonne nuit aux trois garçons.

En effet, Andréas s'était alors attendu à ce moment-là à ce que Tom s'en aille dormir et les laisse seuls... mais cela n'était jamais arrivé.

Andréas reposa sa canette, non sans l'avoir un peu écrasée par tic, puis il se renfonça dans le canapé, l'air légèrement renfrogné alors qu'il se replongeait dans la fin du film.

Tom passa les minutes suivantes à l'observer en coin, cherchant en vain à deviner ses pensées.

Le blond avait hésité à partir, mais comme Bill ne l'avait pas poussé à le faire alors qu'ils avaient entamés leur second DVD, il était resté, pourtant parfaitement conscient – et étrangement satisfait – de l'agacement qu'il provoquait chez son meilleur ami. S'il l'avait finalement remarqué, son frère semblait lui aussi s'en contrefaire, préférant visiblement que Tom reste pour lui servir de coussin et de doudou rassurant.

Tom se tortilla, un peu mal à l'aise en sentant de temps à autre le regard accusateur d'Andréas s'accentuer au fur et à mesure que les événements effrayants s'accéléraient à l'écran et que Bill se blottissait de manière exponentielle à lui, se recroquevillant un peu plus à chaque fois contre lui pour se rassurer alors que l'ambiance démoniaque du film montait.

Par habitude, Tom tourna la tête vers lui, et après avoir déposé un léger bisou sur sa joue, il souffla sur un ton prévenant et attentionné :

- Ça va ?

Rosissant légèrement, Bill acquiesça sans rien dire en sentant qu'Andréas les fixait, le jeune homme les observant à nouveau en coin en haussant puis fronçant les sourcils à l'innocent bisou. Le blond platine ne dit rien cependant, gardant ses bras croisés, et le silence retomba, seulement troublé par les voix du doublage allemand et la musique stressante.

À la fin du film, il était deux heures du matin, et ce fut en bâillant nerveusement que Bill regarda le générique défiler. Les trois garçons dormaient à moitié, leurs yeux lourds après cette longue journée, et ce fut paresseusement qu'ils se redressèrent et se levèrent, s'étirant légèrement.

S'accroupissant devant la télévision, Bill retira le DVD. Seule la télévision venait troubler le silence de son léger grésillement, son écran fourmillant de points noirs et blancs ressemblant à de la neige. Frissonnant en repensant au film, Bill l'éteignit, se releva en titubant légèrement, puis se tourna face aux deux autres.

La pièce était à présent plongée dans le noir, seule la lumière du vestibule non loin de là laissant à peine deviner les formes étranges dans l'obscurité des meubles qui les entouraient, leurs yeux sombres distinguant leurs visages dans une atmosphère étrange qui n'appartenait qu'à la nuit.

Le blond platine murmura d'une petite voix, n'osant troubler le calme nocturne de la maisonnée.

- Temps d'aller dormir, non ?
- Oui, bâilla Bill.
- Surtout que... il faut qu'on soit en forme pour demain.

Andréas s'interrompit, un petit sourire fier en coin, et après avoir échangé un bref coup d'½il perplexe, les jumeaux le fixèrent pour qu'il poursuive, perdus. Le sourire du blond platine se fana un peu.

- Vous n'avez pas oublié quand même ? hésita-t-il. Les auditions ?
- Oh, rougit Bill, embarrassé. C'est vrai...

Le brun sourit légèrement à son petit ami en guise d'excuses. La veille, Tom et lui avaient en effet promis au jeune homme de venir assister aux auditions que son groupe de rock indépendant organisait le samedi après-midi pour chercher d'autres membres. Leur chanteur et leur bassiste partaient, et il ne faisait nul mystère qu'Andréas espérait jusqu'au bout que Bill accepte d'auditionner pour eux devant ses amis.

Et même si le brun n'avait pas encore accepté, Andréas était néanmoins sûr de le convaincre. Bill serait bientôt dans le groupe, avec lui, et ils feraient un tabac, il le pressentait déjà !

- Alors au lit, conclut-il en souriant un peu plus. On... y va ?

Il avait terminé sa phrase plus doucement, son ton étrangement invitant tandis que ses yeux fixaient doucement mais avec insistance Bill, et baissant la tête, Tom détourna le regard avec résignation, son ventre se tordant pourtant désagréablement en imaginant les intentions hypothétiques d'Andréas.

Songeant encore aux auditions du lendemain, le brun acquiesça tout d'abord mécaniquement, un peu perplexe se demandant ce qui semblait mettre tellement en joie son petit ami, puis réalisant soudainement quelle en était la raison, il se figea, ses yeux s'écarquillant.

- Oh, non... On a oublié le matelas, paniqua-t-il légèrement en se forçant à chuchoter.

Ils avaient complètement oublié d'aller chercher au grenier le matelas supplémentaire qu'ils mettaient habituellement dans la chambre de Bill ou de Tom lorsqu'Andréas venait dormir chez eux, et il était bien trop tard pour y accéder sans faire un boucan pas possible qui ne manquerait pas de réveiller leurs parents. Cela signifiait que...

Tom releva lentement ses yeux pour les poser sur lui, interrogateurs, et un peu décontenancé, Andréas haussa les épaules. Secouant légèrement la tête, il sourit un peu plus, étouffant un rire :

- C'est pas grave, de toute façon, on allait... dormir ensemble à la base, non ?

À ces mots, Bill rosit, et se demandant si son petit ami pensait qu'il l'avait délibérément oublié le matelas, il hoqueta après quelques tentatives infructueuses et bégayantes :

- Hein ? N... Non ! Enfin je veux dire..., c'est impossible.
- Comment ça ? s'inquiéta Andréas. Bien sûr que c'est possible.

Ne s'étant pas attendu à voir son frère hésiter, Tom fronça les sourcils.

Ses yeux fuyants, Bill secoua la tête avec embarras, clairement troublé en réalisant à quel point il n'avait aucune envie de se retrouver seul à seul avec Andréas, dans ses bras... dans un lit, pour toute une nuit. Il n'avait pas du tout pensé à ça en acceptant que le jeune homme reste jusqu'au lendemain. Il n'en avait pas eu l'intention, car c'était tout simplement impossible.

- C'est juste que... je ne veux pas que ma mère nous trouve dans le même lit, expliqua le brun, de plus en plus gêné.

Bill trembla légèrement. Et encore moins leur père...

Andréas fronça les sourcils.

- Mais Bill..., c'est stupide... On sort ensemble !
- Oui, et je n'ai pas envie que ma mère le découvre comme ça, souffla Bill d'une voix sans ton, de plus en plus mal à l'aise.
- Elle n'en conclura pas forcément qu'on est ensemble ! s'énerva légèrement le blond platine, sa voix venant déchirer l'atmosphère silencieuse. On n'aura qu'à lui expliquer pour le matelas, c'est tout !
- Andi, j'ai dit non, insista Bill en soufflant encore.
- Mais pourquoi ? C'est absurde..., s'écria Andréas.

Énervé, Andréas fit un pas rapide vers lui, déterminé à le convaincre, et sentant que Bill s'était ratatiné sur place, déglutissant avec surprise à son mouvement brusque, Tom intervint rapidement, s'interposant entre les deux garçons en posant le bout de ses doigts sur le torse d'Andréas. Sans trop de résistance de sa part, il le repoussa et lui lança un regard noir.

- Baisse d'un ton, chuchota-t-il. Bill a dit non, c'est clair ? Inutile de faire tout ce raffut pour ça. Tu tiens tant que ça à ce que nos parents se posent des questions sur vous deux, Andi ?

Les yeux brillants, presque furieux d'Andréas quittèrent les pupilles craintives et incertaines de Bill pour se tourner vers Tom. Il semblait sur le point de le contester encore plus quand il nota le froncement de sourcils et l'expression dure de Tom face à son entêtement.

Abandonnant la bataille, secrètement sûr qu'il aurait pu le convaincre sans la présence de son frère, Andréas détourna le regard pour se reprendre, l'air maussade. Après tout, il était vrai que les portes des chambres des jumeaux n'avaient pas de serrures, et que Simone avait l'habitude de venir réveiller ses fils, même quand Andréas était là... Et lui non plus n'était pas prêt à assumer leur relation au grand jour.

Dans l'atmosphère encore un peu tendue qui régnait dans le salon, il finit par se calmer totalement au bout de quelques secondes :

- Ok, désolé d'avoir insisté. Je... vais dormir sur le canapé alors, je pense...

Tom l'étudia du regard, une étrange méfiance envers le blond platine s'étant installée dans un recoin de sa tête, et d'une voix hésitante, Bill murmura doucement, se sentant un peu coupable de la situation :

- Pas la peine, tu peux dormir dans mon lit. Je dormirai avec Tom.

Andréas tourna subitement la tête vers Bill, surpris, puis il fronça les sourcils au bout de quelques secondes, une pointe de jalousie le piquant :

- Ça ne va pas être très confortable, à deux dans un lit une place.
- Tu étais pourtant prêt à le faire il y a quelques secondes à peine, répliqua Tom en haussant les sourcils, le défiant du regard pour lui faire remarquer sa sottise.

Attrapé, Andréas hésita :

- Ça ne vous pose donc... pas de problèmes ?
- Bill est mon frère, je ne vois pas en quoi ça en poserait un, se moqua Tom en levant les yeux au ciel.

Andréas haussa les épaules, visiblement mécontent. Il avait beau se dire qu'ils n'étaient que des frères, il ne pouvait s'empêcher de jalouser la complicité et la proximité de Bill et Tom. Se rappelant amèrement la soirée – le film de la petite bise de Tom sur la joue de son jumeau passant en boucle dans son esprit telle une vilaine épine –, il étouffa un rire, essayant intérieurement de se rassurer :

- Ouais, après tout ce n'est que pour une nuit.

Tom acquiesça sans hésiter, faisant rougir Bill derrière lui à ce mensonge. Le brun déglutit légèrement, nerveux. Que dirait son copain s'il savait qu'ils dormaient toujours ensemble, lovés comme des siamois ?

Ses pensées se perdant alors qu'il se rendait compte avec trouble qu'il y avait bien d'autres choses dans leur relation gémellaire qu'Andréas ne pourrait sûrement pas comprendre, ce fut à peine si Bill entendit la réponse de son frère.

- Oui, rajouta le blond, un léger sourire en coin. Je devrais pouvoir supporter ses ronflements pendant une nuit.

Fronçant les sourcils, Bill lui donna une petite tape dans le dos à ces mots, et Andréas et Tom s'esclaffèrent légèrement. L'atmosphère s'était enfin détendue, et oubliant son embarras et l'étrange sensation angoissante qu'il avait ressentie quand Andréas s'était avancé vers lui, Bill soupira :

- Ok, maintenant que c'est réglé, on devrait vraiment aller se coucher, non ?

Tom et Andréas acquiescèrent, et tous les trois se dirigèrent tranquillement sans bruit vers leurs chambres, éteignant la lumière du vestibule au passage.

Lorsqu'ils furent arrivés en tâtonnant et en silence devant les portes qui se faisaient face, Bill se tortilla cependant anxieusement. Peut-être que son copain lui en voulait de s'être ainsi défilé ?

Il regarda Andréas ouvrir la porte de sa chambre et les volets de la fenêtre restés ouverts laissèrent filtrer la lumière nocturne de la lune, pâle reflet du soleil. Le blond platine se tourna vers lui.

- Bill, je peux te parler une minute ? demanda-t-il d'une voix neutre.

Il ne fit pas de geste pour embrasser Bill ou pour l'attirer à l'intérieur, et inquiet de l'avoir réellement vexé, le brun s'avança avec hésitation.

- Oui, bien sûr, bredouilla-t-il.

Andréas sourit légèrement, semblant rassuré, et chercha la main de Bill pour la prendre dans la sienne. Sous les yeux sombres de Tom qui se confondait avec la nuit, il l'attira dans sa chambre et referma la porte derrière eux, ne laissant à Bill que le temps de se retourner pour souffler à son frère :

- J'arrive Tomi, attends-moi.

Le regard fixé sur eux, le visage de Tom était toujours impassible dans le noir et ce fut avec incertitude que Bill se laissa guider par Andréas dans sa propre chambre, le blond platine refermant la porte d'un claquement bruyant dans le silence sourd qui régnait.

À peine fut-elle close que Bill se retrouva plaqué contre le mur, son souffle se coupant en un bruit étouffé alors que la bouche de son copain s'écrasait impatiemment sur la sienne.

Légèrement soulagé qu'il ne lui en veuille pas, Bill répondit avec enthousiasme à son baiser.

Même si les choses avec Andréas étaient encore... étranges, il ne tenait pas à le blesser, conscient qu'il s'était montré distant pendant la soirée. À vrai dire, Bill n'était pas sûr d'arriver se faire à ce nouveau degré de leur relation. Comparé à lui, Andréas était si... exigeant et possessif.

Espérant vaguement que Tom s'était éloigné et était entré dans sa propre chambre, Bill couina de surprise quand Andréas l'embrassa avec plus de passion, mélangeant leurs langues et leurs salives d'une manière trop précipitée pour ne pas être maladroite, et il retint un soupir de frustration en sentant son enthousiasme se tarir.

Il essaya de calmer le jeu, mais comme d'habitude, ses tentatives pour adoucir et alanguir le baiser échouèrent, Andréas redoublant d'ardeur tandis qu'il caressait avec empressement la taille du brun.

Pour une obscure raison, Bill s'était rendu compte qu'il n'appréciait que peu les baisers du jeune homme malgré l'enthousiasme débordant et passionné de ce dernier. Peut-être parce qu'ils manquaient de douceur, l'envahissant et le capturant dans leurs filets plus qu'ils n'étaient à son écoute, cherchant seulement à le posséder.

En fait, cette semaine à s'embrasser à la sauvette pendant les pauses, dans les toilettes entre les cours, lui avait laissé une impression en demi-teinte, et même si Bill était sûr qu'Andréas tenait à lui, le brun commençait à se demander s'il n'avait pas fait une erreur...

S'arrêtant légèrement, Andréas souffla contre sa bouche :

- Tu es sûr que tu ne veux pas rester avec moi ? On pourrait, tu sais,...

L'écrasant un peu plus contre le mur, il se frotta légèrement à lui et l'embrassa encore. Les yeux de Bill s'écarquillèrent et ce fut nerveusement qu'il répondit à ses lèvres, tremblant. Andréas bandait.

- ... se soulager, termina-t-il très bas.

Le blond platine l'embrassa, détournant son attention tandis que ses doigts glissaient vers son aine. Bill éloigna néanmoins sa main en agrippant son poignet, puis il tourna la tête pour rompre le baiser, nerveux face aux intentions de son copain.

- Andi, non...

Il n'était pas vraiment prêt pour des câlins plus poussés avec le jeune homme. Caressant ses côtes pour le tranquilliser, Andréas brisa leur baiser et recula pour chuchoter lentement contre ses lèvres, essayant de l'amadouer :

- Ok, relax Bill. Je ne peux pas nier que je crève d'envie de te toucher mais on n'est pas obligés de faire quoi que ce soit. J'aimerais juste qu'on soit ensemble. Tu pourrais peut-être rester un petit peu ?

Bill trembla à son aveu et le fixa, essayant en vain de décrypter son expression tandis que le jeune homme malaxait avec insistance sa taille en attente d'une réponse positive. Il faisait bien trop noir cependant pour bien y voir. Le brun frissonna un peu plus en imaginant ce qui pourrait se passer s'il acceptait, et mal à l'aise, il bégaya :

- Non, je risquerais de m'endormir, et je n'ai vraiment, mais vraiment pas envie que ma mère soupçonne quoi que ce soit en nous trouvant tous les deux dans le même lit.
- Tu es sûr ? Est-ce que... ce n'est pas plutôt parce que tu as peur ? souffla Andréas.

Bill se figea, ses yeux écarquillés. En effet, il avait envie de fuir, mais avait-il réellement peur ? Il n'en était pas sûr, ou plutôt, il n'était pas certain de savoir ce qui l'effrayait le plus.

- ... Peur ? C'est-à-dire ? bredouilla-t-il en détaillant la mèche qui tombait devant les yeux du blond platine.

Pour la première fois de la soirée, Andréas rougit avec hésitation. Haussant légèrement les épaules, son murmure fut à peine audible.

- Qu'on aille plus loin.
- Oh..., rosit Bill.

Il se tendit néanmoins en sentant les mains de son petit ami glisser à nouveau sur ses hanches, les frottant avec insistance.

- Je veux seulement dire que... tu n'as aucune raison d'avoir peur, susurra Andréas à son oreille pour le rassurer. Moi non plus, je n'ai jamais fait ça avant.

À ces mots, Bill resta un instant silencieux, puis il laissa échapper un rire étouffé et embarrassé dans l'atmosphère lourdement silencieuse où les deux garçons épiaient le moindre bruit, le moindre geste de l'autre. Surpris, Andréas marmonna :

- Quoi ?
- Rien.
- Je me trompe ? s'inquiéta-t-il en fronçant les sourcils.

Bill se pinça les lèvres, ses longs cils délicatement recourbés malgré qu'ils fussent démaquillés papillonnant de gêne. Troublé, il le repoussa légèrement, puis posant une main moite et anxieuse sur la poignée de la porte, il rougit.

- Non, mais... Andi, est-ce qu'on ne pourrait pas reparler de ça une autre fois ?
- Et pourquoi pas maintenant ?
- Parce que je suis fatigué et que Tom...
- Tom quoi ? s'agaça légèrement Andréas à ce glissement dans la conversation.
- Ben, il est tard, bredouilla avec surprise Bill à son ton, et Tom doit m'attendre.
- C'est pas grave. Il peut bien attendre, non ? s'impatienta Andréas.
- Mais je n'ai pas envie de le réveiller plus tard, s'excusa Bill. Parce que Tom...

Brusquement, Andréas tapa d'un coup sec sur la porte de la paume de sa main à ces mots, furieux. Sursautant, Bill se décala avec crainte, effrayé face à sa subite saute d'humeur, mais il ne lâcha pas la poignée de la porte.

Ne remarquant pas le regard pétrifié de son copain sur lui, Andréas porta ses mains à son visage à un instant, faisant un demi-tour sur lui-même pour se calmer avant de revenir à la charge, s'avançant vers Bill.

- Tom par-ci, Tom par-là. Est-ce que toi tu ne pourrais pas oublier Tom pendant juste deux secondes ? C'est moi qui te parle là !

Toujours surpris et tremblant devant son accès de colère inattendu, Bill ne répondit pas, reculant prudemment d'un autre pas contre le mur. Andréas ne sembla pas s'en rendre compte néanmoins, et démêlant d'une main ses cheveux assombris par l'obscurité, il s'apaisa.

- Désolé, c'est pas ce que je voulais dire, chuchota-t-il en regardant le sol. J'espérais juste qu'on passerait un peu plus de temps seuls ce soir, et comme ça n'a pas été possible avec Tom...
- Mais... je pensais que tu étais d'accord pour qu'il reste avec nous ? le coupa timidement Bill, perdu.
- Oui, répliqua Andréas d'un ton sec et amer. Mais pas pour que ton frère et toi restiez collés toute la soirée.

Surpris, Bill hoqueta.

- Quoi ?
- Je sais combien vous êtes proches, soupira le blond platine. Mais est-ce que tu as seulement imaginé ce que je pouvais ressentir en te voyant accroché à lui toute la soirée ? En plus, tu le laisses t'embrasser alors que tu ne veux même pas que j'effleure ta main en sa présence ! Explique-moi la logique, j'avoue ne pas comprendre. Tu sors avec moi, pas avec ton frère.

Même si Andréas ne faisait bien sûr référence qu'à une innocente petite bise, Bill rosit involontairement, et troublé par sa dernière phrase, il répondit d'une voix bégayante, craignant de s'attirer une nouvelle fois les foudres de son petit ami.

- Désolé, mais en effet, je ne pense pas que tu puisses comprendre.

D'ailleurs, lui non plus ne comprenait pas réellement ce que le blond platine lui reprochait. Il était très proche de son jumeau certes, mais il n'y avait rien d'ambigu dans leur relation, enfin...

Bill rosit un peu plus avant de chasser l'idée confuse que son petit ami venait de lui mettre en tête. C'était complètement stupide.

Andréas écouta sa réponse puis hocha la tête au bout de quelques secondes, étouffant un rire mécontent mais résigné. Il finit par secouer la tête, et tendant sa main, il attrapa son bras, attirant le jeune homme à lui, puis il le serra contre lui, ne remarquant pas comment le brun toujours tendu continuait à s'agripper à la poignée de la porte.

- Non, c'est moi qui suis désolé, c'était pas un reproche. Je me suis un peu emballé. De toute façon, on pourra passer plus de temps ensemble la prochaine fois, hein ?

Bill murmura un 'oui' incertain, puis Andréas le relâcha de lui-même, non sans laisser sa main glisser sur les cheveux en bataille du brun. Bill ne put s'empêcher de détourner la tête.

- Andi, je dois y aller. J'ai vraiment sommeil.
- Oui, après tout, tu as raison. Il faut que tu sois en forme pour demain. Ça serait dommage que tu rates l'audition à cause de moi.

Bill retint une grimace gênée. Andréas n'avait pas abandonné l'espoir de le voir intégrer leur groupe, néanmoins, pressé de se défiler de cette conversation étrange, le brun ne le contesta pas.

- Oui, acquiesça-t-il. Alors, à demain ?

Andréas hocha la tête, souriant légèrement, et ils se murmurèrent réciproquement un 'bonne nuit'. Malgré un sentiment de malaise après tous les changements brusques d'humeur de son petit ami, Bill se mit sur la pointe des pieds jusqu'à déposer un dernier baiser vif et rapide sur ses lèvres, puis il appuya enfin sur la poignée, s'éclipsant sous le regard sombre du blond platine.

Bill referma avec précaution la porte derrière lui et relâcha le souffle qu'il avait inconsciemment retenu, se surprenant à soupirer de soulagement.

Restant un instant immobile au milieu du couloir, Bill fronça les sourcils, et ce fut en frissonnant légèrement qu'il repensa à leur étrange échange. Ses yeux perdus dans le vague, il y réfléchit encore un moment puis essayant de l'oublier, il traversa le couloir pour entrer dans l'autre chambre où son frère l'attendait.

*

À suivre

Donnez une note à ce chapitre : * ** *** **** *****

La scène n'est pas terminée, mais je préfère couper là pour l'instant... lol (nan, ce n'est pas par pur sadisme, non, non, non... même si des choses ~intéressantes~ risquent de se passer au prochain chapitre... *sifflote*).

J'essaierai de mettre à jour le blog plus rapidement surtout. ^^;;;;;;;;
Désolée pour l'attente!
Bisous!

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Comments :

  • soso-rockeuse

    25/08/2011

    ach décidement trop bizarre ce andreas qui s'attaque a ce pauvre bill! :o

  • mini-tagada

    21/05/2011

    C'est fou comme on peut découvrir une personne qu'on pensait bien connaître sous un jour totalement différent dès lors que la relation est légèrement différente. Je déteste de plus en plus Andreas, je crois. Pauvre Bill !

    Heu sinon tu as fait une petite faute, je crois que c'est vers la fin : "malgré que", ça ne se dit pas.

  • lollipopthetop

    23/12/2010

    Shining ... je veux aller le voir !
    Andréas Andréas ... Grrr
    Et Bill qui est juste complètement fly ...

  • Kaulitzcest

    12/03/2009

    Dis-moi, Andréas, là, il va devenir violent au fur et à mesure ou quoi ? Parce qu'il terrifie Bill de plus en plus, même si celui-ci essaie de se convaincre que non, il en a peur ! OO

    Mais qu'il le vire, si c'est comme ça ! En plus il l'aime pas, juste raison pour le larguer ! J'ai jamais eu aucune pitié pour ce pauvre Andréas, il a aucune idée de comment je l'aime pas celui là !

    En tout cas, superbe chapitre, le moment devant la télé était vraiment bien écrit (je raconte quoi, moi ? Toute la fic est bien écrite...) je veux dire, j'ai beaucoup aimé, même si ça devait être un peu difficile pour Andréas de voir que Bill préfère manifestement son jumeau à lui. Bravo, cette fic c'est vraiment une merveille.

  • emo-x-tive

    09/03/2009

    Comme je me suis craquée pour la note, sorry, j'avais rien comprit de comment ça marcher. Ce chapitre était très bien, rassures-toi. Je plains le pauvre Andy qui doit faire façe à tout ça car en plus je sais que Bill ne l'aime pas réellement, c'est limite cruel de le voir s'enliser là-dedans. Merci pour la coupure ... è-é

  • sanggreen

    08/03/2009

    Merci! ^o^ Et pas grave pour la note! ^^;;;; Tu n'es pas la première aujourd'hui à avoir fait ça ;D
    Bisous!
    Et vive les bisounours oui! 8D

  • Xx-SIMSALABIN-xX

    08/03/2009

    Je n'ai pas tout de suite compris pour noter le chapitre... :S
    So, tu te retrouve avec un 1 à la place d'un 5 xD
    Désolée...
    Sinon j'ai bien aimé ce chapitre. Bien que je n'aime pas autant Andy ^^'
    J'aime la relation ambigue entre les jumeaux, même pour eux.

    J'aime bien passé quelques temps avec tes histoires, au pays des bisounours comme tu dis ♥.

  • sanggreen

    04/03/2009

    x-pas-sur-la-bouche-x> Merci!!!!!!!! ^o^
    Pour le lemon... mystère, mystère, je ne sais pas moi même s'il y en aura un XD
    <3333333333333

  • x-pas-sur-la-bouche-x

    04/03/2009

    Niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaa j'adore!
    Pétard mais oui te connaissant je me disais "Nan elle a pas pu finir le chapitre comme ça Oo' "
    Mais en fait t'avais pas fini! ^^
    Bon c'est juste encore une fois trop bien écrit!!!
    J'adore cette histoire et sérieux j'ai eu mal a coeur pour Tom et Andréas et même Bill aussi! >.<
    En fait ben chacun à leur manière ils sont touchants dans leur sentiments...c'est compliqué!
    En tout cas avec ce que tu as dit...je m'attend avec un lemon ou au moins une lime...un lemon serait trop je pense..mais je VEUX absolument un lemon dans cette fic... ^^

    Continue comme ça c'est super ma Sang! ^^

    Des Bisous!
    <3

  • sanggreen

    04/03/2009

    Merci c'est gentil! <3
    Je vais essayer de faire mieux pour la suite cependant. ^^;;;;;;;;;
    Bisous!

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