Parfum de scandale (7/7)

Voici enfin ce dernier chapitre tant attendu! ^^

Scénario : Winry et moi.
Une fois de plus, c'est Winry qui s'est attelée à l'écriture, et quelle écriture!
Merci énormément à elle!
J'espère que vous aurez aimé cette histoire...

***

Chapitre 7

BAM BAM BAM BAM BAM

Dirk avait l'impression qu'un marteau-piqueur avait pris place dans son crâne. Il avait un mal de tête terrible et ce bruit ne faisait rien pour arranger tout ça.

BAM BAM BAM BAM BAM

Cette deuxième série de coups le sortit de son état léthargique. Il était affalé sur le canapé sans se rappeler comment il était arrivé là.

"POLICE! OUVREZ!"

Cette fois, il était complètement conscient. Et apeuré. Il ne fallait pas que la police entre chez lui. Surtout pas. Il hésita un moment et n'entendant plus rien, il se précipita à l'étage pour voir si sa proie était toujours là où il l'avait laissée. Il découvrit la pièce vide, son ordinateur portable disparu. Il poussa un cri de rage au même moment où la police forçait sa porte. Suivant les cris de Dirk, les hommes en uniforme arrivèrent rapidement à l'étage et découvrirent la pièce telle qu'on la leur avait décrite au téléphone. Un inspecteur s'approcha de Dirk, mais celui-ci tenta de le frapper. Il fut rapidement maîtrisé par les autres policiers et l'inspecteur lui passa les menottes dans le dos.

"Vous êtes en état d'arrestation. Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous."

Dirk fut emmené par les policiers vers l'extérieur alors qu'il continuait de hurler et de se débattre. Parmi ses cris et ses insultes en tous genres émergeaient parfois le nom de Bill, de Nathalie, des Kaulitz et des promesses de vengeance.


***


*ellipse*

Cour de justice de Berlin

La Cour d'assises était bondée. Dans la salle où allait commencer le procès, public comme il se devait, l'avocat général s'apprêtait à commencer son réquisitoire. A l'extérieur, un écran géant retranscrivait en direct ce qu'il se passait, les caméramans ajustant leur cadre faisant vaciller l'image de temps à autre, montrant l'entrée des magistrats et des jurés. On apercevait à peine, sur le côté, la tête de deux personnes célèbres, assises juste à côté de gardes du corps. La foule cria en les apercevant, faisant hausser les sourcils des policiers qui gardaient les portes de la salle, empêchant quiconque de rentrer. Il n'y avait plus de place, la plupart des sièges étant occupés par des journalistes.

En effet, cette affaire avait été largement médiatisée tout au long de l'instruction. Le fait que Nathalie, la maquilleuse des très célèbres Tokio Hotel soit l'une des présumées victimes de Dirk avait fortement contribué à ébruiter cette sordide histoire dans les journaux télévisés et les magazines people.

Et le fait que Bill et Tom Kaulitz soient présents au procès pour soutenir ladite Nathalie n'était pas étranger à l'attroupement de fans qui s'était déplacés par curiosité, espérant peut-être apprendre quelques détails sur leurs idoles à travers leurs garde du corps et maquilleuse qui gravitaient jour après jour autour d'eux.

Dans le box des accusés, Dirk avait l'air impassible. Il regardait droit devant lui, ignorant la foule. Et il ne bougea pas d'un cil quand le ministère public, représenté par un petit homme rondelet au crâne dégarni s'avança, jetant un coup d'½il circulaire à la salle alors que le président de la Cour la faisait taire et lui donnait la parole.

Le silence envahit la salle et au-delà, toutes les oreilles attentives et les yeux aiguisés concentrés sur les gestes et paroles de celui qui allait parler. Il toussota discrètement et se lança, proclamant d'un ton assuré.

"Monsieur le président, Messieurs et Mesdames juges et magistrats, Mesdames et Messieurs les jurés, Mesdames et Messieurs. Si nous sommes là aujourd'hui, ce n'est pas pour faire du spectacle, du sensationnel, mais pour juger cet homme et l'empêcher de nuire à nouveau. En effet, l'homme que vous voyez là," dit-il en désignant Dirk d'un geste de la main, "est un danger pour la société. C'est ce qu'on appelle un prédateur. Il n'a pas hésité à harceler, kidnapper, violer, torturer et tuer."

Les mots résonnaient dans la grande salle, provoquant l'émoi dans l'assistance à l'intérieur aussi bien qu'à l'extérieur. Dirk quant à lui ne semblait pas réagir aux accusations, comme si tout cela concernait quelqu'un d'autre. Il avait le regard dans le vide et semblait s'ennuyer.

"Pour rappeler plus précisément les faits, l'accusé a harcelé pendant plusieurs semaines une de ses collègues de travail, au point de lui dédier un autel morbide chez lui. Il y possédait également plusieurs photos de scènes de viol et de torture qui le montrent en agresseur. Les dix-sept victimes photographiées ont été identifiées comme des personnes disparues n'ayant jamais été retrouvées. On a également retrouvé chez l'accusé des armes blanches sur lesquelles ont pu être retrouvées des traces d'ADN des victimes. Il ne fait aucun doute que l'accusé les a également assassinées. Au vu de la gravité des faits, le ministère publique réclame une peine d'emprisonnement à perpétuité, assortie d'une peine de sûreté de vingt-deux ans."

En entendant cela, les jumeaux échangèrent un regard plein d'émotion. Ils auraient aimé pouvoir se prendre la main, se serrer l'un contre l'autre même, mais les journalistes présents dans la salle les en empêchaient. Après tout, ils n'étaient pas censés faire partie des victimes de Dirk. Les autres personnes regardaient Dirk avec un air horrifié, dégoûté, se demandant comment des personnes aussi horribles pouvaient exister. Les familles des victimes, présentes dans la salle, se réconfortaient comme ils pouvaient. Beaucoup étaient en larmes. Leurs enfants, leurs frère ou leur s½urs avaient disparus et ils avaient devant eux le monstre qui les leur avaient arrachés, qui les avait faits souffrir, qui les avait tués.

L'avocat de Dirk fut à son tour appelé à faire son réquisitoire. Il présenta Dirk comme un homme perturbé par une enfance difficile qui n'était pas conscient du mal qu'il pouvait faire aux autres. Etant donné qu'ils plaidaient coupable, il ne tentait même pas de disculper son client, chose qui aurait été impossible de toute façon, mais de lui trouver des circonstances atténuantes afin d'alléger sa peine. Bill se dit qu'il n'aurait jamais pu faire un tel métier. Il était tellement sensible et émotif qu'il aurait été incapable de défendre une personne qu'il savait coupable d'actes aussi horribles. Il fallait être capable d'un certain détachement pour être à la place de cet avocat.

Une fois ce réquisitoire achevé, les témoins défilèrent à la barre. Les familles des victimes racontèrent comment leurs proches avaient disparus et n'étaient jamais revenus, des experts de la police vinrent expliquer en détail les preuves qu'ils avaient retrouvées chez Dirk et en quoi elles l'inculpaient. Cela sembla durer des heures. Enfin, le moment que tout le monde ou presque attendait arriva. Nathalie, la seule victime potentielle de Dirk encore vivante fut appelée à témoigner à son tour.

"Jurez-vous de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité?" demanda le juge.

"Je le jure," répondit la maquilleuse qui semblait un peu nerveuse de se trouver là, sous les yeux de milliers de personnes.

"Bien," dit l'avocat général en s'avançant vers elle. "Racontez-nous votre première rencontre avec l'accusé," lui demanda-t-il d'un air aimable.

"Eh bien... c'était par le travail. Nous travaillions tous les deux pour Universal, en particulier pour Tokio Hotel. Dirk semblait quelqu'un de bien, sérieux dans son travail, toujours aimable," répondit Nathalie d'une voix incertaine.

"Quand avez-vous commencé à être mal à l'aise en sa présence?"

"Eh bien un soir, il m'a proposée de me raccompagner chez moi. J'ai accepté car ma voiture était en panne et ça m'économisait le taxi. Il devait simplement me déposer chez moi mais il a fait un détour de près de trente kilomètres pour qu'on prenne un verre chez lui. J'étais vraiment mal à l'aise, je ne savais pas quoi lui dire. Je n'avais pas réussi à le dissuader et une fois là-bas il insistait pour me montrer les photos qu'il faisait. J'ai refusé et il m'a finalement ramenée chez moi. Maintenant que je sais de quel genre de photos il s'agissait, j'en ai des frissons. Je me dis que je l'ai échappé belle."

"A votre avis, pourquoi ne vous a-t-il pas fait subir le même sort que ses autres victimes ce soir-là?" demanda l'avocat d'un air compatissant.

"Je ne sais pas trop. Peut-être qu'il avait peur de se faire prendre. Certaines personnes nous avaient vus partir ensemble. En tout cas, il me semble que le fait que je lui aie en quelque sorte résisté ait déclenché chez lui une sort d'obsession pour moi."

"Que voulez vous dire?"

"Eh bien, il m'a proposé quelques autres fois de venir chez lui, mais je refusais à chaque fois. N'importe quel homme aurait fini par comprendre et se lasser, mais lui... Je sentais toujours son regard sur moi, il me faisait constamment des allusions. Je le prenais pour un gros lourd, mais c'est vrai qu'à la longue ça a commencé à m'inquiéter. Je sentais que sous ses airs aimables, il pouvait se montrer violent. Je l'avais vu quelques fois à l'½uvre dans le cadre de la protection des garçons du groupe. Disons qu'il n'y allait pas avec le dos de la cuillère, même si ça restait professionnel," dit Nathalie qui semblait un peu plus à l'aise à présent.

"Diriez-vous que vous aviez peur de lui?" demanda l'avocat.

"Oui," répondit-elle simplement.

"Avez-vous déjà pensé que l'accusé pouvais avoir des troubles mentaux?"

"Non. Comme je l'ai dit, dans le cadre du travail, il restait très aimable et professionnel. Il semblait savoir parfaitement comment se comporter selon les situations. Il ne m'a jamais fait d'allusion douteuse lorsque nous n'étions pas seuls ou en dehors des oreilles indiscrètes."

"Bien, merci. Je n'ai pas d'autres questions," acheva l'avocat avant de retourner à sa place, un sourire satisfait aux lèvres.

Le juge le remercia et invita l'avocat de Dirk à interroger Nathalie. Celui-ci tenta de faire dire à Nathalie qu'elle avait en quelque sorte encouragé le comportement de Dirk à son égard, lui envoyant des signaux contraires et lui faisant croire que quelque chose était possible entre eux. Nathalie démenti fortement ces accusations, affirmant qu'elle avait toujours été claire envers lui et qu'elle ne l'avait jamais encouragé de quelque manière que ce soit. Elle avait même tenté de limiter au maximum ses contacts avec lui après le soir où il l'avait raccompagnée chez elle.

Après le témoignage de Nathalie, la séance fut suspendue pour la pause déjeuner, le temps de se restaurer et de se relaxer un peu après cette longue matinée. La défense devait ensuite appeler ses propres témoins. Il n'y en avait que peu, et le principal était bien évidemment Dirk. Bill et Tom s'éclipsèrent de la salle d'audience sous prétexte d'aller aux toilettes. Les toilettes les plus proches de la salle étant bondés par les nombreuses personnes qui avait passé la matinée à assister au procès, les jumeaux s'éloignèrent un peu plus, à la recherche d'un peu d'intimité. Les voix et l'agitation s'étouffèrent à mesure qu'ils avançaient plus loin dans les couloirs du palais de justice.

Soudain, Tom poussa Bill dans une petite salle qui ne semblait servir qu'à faire des photocopies. Il referma la porte derrière eux et la verrouilla. Bill vint aussitôt se réfugier dans ses bras et Tom lui caressa les cheveux et le dos de façon apaisante.

"Shh, il ne peut plus rien te faire, Bill. Tu as bien vu comme tout l'accable. Il sera enfermé un très long moment et il ne nous fera plus de mal," murmura-t-il contre ses cheveux, tout en y déposant de petits baisers.

Bill resserra sa prise sur le T-shirt de Tom, enfouissant encore plus son visage contre son cou, savourant la chaleur de la peau de son frère.

"Je sais que c'est fini, mais je ne peux pas m'empêcher d'avoir peur. Dès que je le regarde, même s'il est de dos, j'en ai des sueurs froides. Alors quand son visage apparaît sur les écrans, c'est encore pire,"

La voix de Bill était étouffée par le tissu de son T-shirt, mais Tom pouvait clairement y percevoir l'angoisse qui étreignait son jumeau. Il le berça avec douceur quelques instants, puis saisit tendrement son visage de ses deux mains pour le forcer à le regarder.

"Tu es en sécurité, Bill. Je suis là. Je ne le laisserai plus jamais te faire de mal. Plus jamais. Ni lui, ni personne. On devra me passer dessus avant. Et tu dois aussi me promettre de ne plus jamais prendre de risque aussi grand. J'ai cru mourir de peur quand j'ai compris où tu étais parti, ce matin-là," dit Tom tout en caressant les joues de Bill de ses pouces.

Les yeux de Bill se remplirent de larmes qui menaçaient de couler à tout moment.

"Oui, je suis désolé, j'ai vraiment été stupide," dit Bill d'une voix tremblante, baissant la tête.

Tom lui releva lentement la tête, le regardant avec tellement d'amour qu'un faible sourire vint éclairer les traits de Bill.

"Ne t'excuse pas, tu as fait ça pour nous. Tu nous as sauvés. Mais si tu me refais une frayeur pareille, mon c½ur lâchera, c'est certain," murmura Tom à voix basse.

"Oui, je sais même pas ce que j'aurais fait si nos situations avaient été inversées," répondit Bill en se mordant la lèvre.

"Tu aurais piqué une crise de nerf, telle la diva que tu es," sourit Tom, provoquant un petit gloussement mêlé à un sanglot de la part de Bill. "Remarque, c'est ce que j'ai failli faire moi aussi. Heureusement que Maman était là et qu'il fallait que je sauve les apparences."

Tom posa son front contre celui de Bill, caressant toujours son visage doucement. Bill soupira de bien-être sous les attentions de son grand frère. Oui, tant que Tom serait là, tout irait bien.

"Je t'aime," souffla Bill.

Tom ne répondit pas, mais connecta leurs bouches doucement. Ils s'embrassèrent ainsi un long moment, avec lenteur, avec tendresse, avec douceur. Leurs langues se caressaient sensuellement, sans précipitation, se savourant l'une l'autre. Les doigts de Tom quittèrent le visage de Bill pour sa nuque qu'ils se mirent à masser légèrement. Les bras de Bill allèrent s'enrouler autour de la taille de Tom, pressant leurs corps l'un contre l'autre, partageant leurs chaleurs rassurantes. Quand un gémissement échappa à Bill, Tom sépara leurs bouches mais resta les yeux fermés, le visage collé contre le sien, faisant se caresser leurs nez de manière tendre.

"Moi aussi je t'aime, Bill," chuchota-t-il, juste assez fort pour que seul Bill l'entende, bien qu'ils soient absolument seul. Mais c'est vrai que c'était un secret après tout. Leur magnifique secret.

"Il faudrait qu'on y retourne. On va bientôt venir nous chercher pour aller manger et Saki va finir mort d'inquiétude s'il ne nous trouve pas," reprit Tom à regret.

"D'accord, allons-y," acquiesça Bill.

Ils sortirent de la petite pièce et repartirent en direction la salle d'audience. Leurs mains ne se lâchèrent que lorsqu'ils arrivèrent en vue d'autres personnes. Ils rejoignirent Saki, David, Nathalie et quelques autres membres de leur staff et quittèrent le palais de justice par une discrète porte de sortie afin d'éviter la foule des fans. Ils partirent en direction du restaurant où ils avaient leur réservation, malgré le fait qu'aucun d'entre eux n'avait vraiment d'appétit.

***

A quatorze heures, ils étaient tous de retour et ils reprirent leurs places avant que le juge n'annonce la reprise du procès. La défense appela quelques témoins à la barre, principalement des personnes ayant connu Dirk durant son enfance qui racontèrent le contexte difficile dans lequel il vivait alors, au sein d'une famille violente et aux m½urs discutables. Des médecins et psychiatres ayant ausculté Dirk firent également part de leurs conclusions. Ils expliquèrent que Dirk présentait une personnalité perturbée, que c'était quelqu'un de sadique et manipulateur n'ayant aucune espèce d'empathie. En clair, il se fichait du mal qu'il infligeait aux autres, il ne le percevait qu'à peine. Tous furent cependant d'accord pour dire que Dirk possédait une intelligence supérieure à la moyenne, malgré ses troubles. C'est ce qui lui avait permis de sévir aussi longtemps sans se faire prendre.

Dirk fut ensuite appelé à témoigner. Son propre avocat l'interrogea en premier. Il ne lui posa presque aucune question sur ses victimes ou sur ses motivations, mettant l'accent une fois de plus sur son enfance difficile. Il eut cependant bien du mal à apitoyer jurés et public, au vu des actes abominables dont il s'était rendu coupable. Lorsqu'il cessa son interrogatoire et regagna sa place pour laisser l'avocat du ministère public prendre le relais, l'expression de son visage laissait clairement apparaître que pour lui, il y avait peu de chance que les circonstances atténuantes qu'il avait cherché à obtenir leur soient accordées. Il regarda avec un air de défaite l'autre avocat s'approcher et commencer à interroger son client.

"En plaidant coupable, vous avez reconnu avoir piégé et assassiné vos victimes. Pouvez-vous nous éclairer sur votre mobile? Pourquoi avez-vous fais du mal à ces personnes?" demanda-t-il d'une voix calme.

"Il l'avaient mérité," répondit Dirk d'un ton sec. "Ils se croyaient tous trop bien pour moi, ils me narguaient. Par contre ils étaient bien contents quand je leur proposais de leur faire un book pour presque rien. Ils pensaient tous qu'ils deviendraient des stars. Pff, les imbéciles. En tout cas ils la ramenaient moins après," cracha-t-il d'un air mauvais.

"Après quoi?"

"Une fois qu'ils étaient chez moi, dans mon domaine. Là c'était moi qui commandais et je peux vous assurer qu'ils ne se sentaient plus tellement supérieurs à moi une fois qu'ils se prenaient ma bite dans le cul."

Un hoquet de stupeur scandalisée souleva la salle et le bourdonnement des voix s'éleva, mêlé aux sanglots étouffés de certains membres des familles des victimes. Tom envoya toute précaution au diable et attrapa la main de Bill pour la serrer fort dans la sienne. Elle tremblait entre ses doigts et la paume était moite. Bill avait été si près de se retrouver dans la même situation que toutes les pauvres victimes de Dirk que ça lui en retournait encore l'estomac. Malgré la faible tentative de Bill pour dégager sa main, Tom raffermit sa prise. De toute façon, les journalistes qui auraient pu surprendre ce geste de réconfort quelque peu étrange ne leur accordait pas la moindre attention. Tous les regards étaient dirigés sur Dirk qui toisait la foule du regard. Apparemment, il avait compris qu'il ne s'en sortirait pas et était bien décidé à montrer son vrai visage, faire le maximum de dégâts avant qu'on ne l'enferme pour de bon. Après un moment, le brouhaha ne s'apaisant pas, le juge donna quelques coups de maillet en réclamant le silence qu'il finit par obtenir.

"Continuez, Maître, je vous en prie," adressa-t-il à l'avocat.

"Merci Votre Honneur," répondit l'avocat en se tournant de nouveau vers Dirk. "Pourquoi avoir tué ces personnes? Les humilier de la pire des façons n'était-elle pas suffisante?" demanda-t-il.

"Je ne pouvais pas prendre le risque qu'ils me dénoncent. C'était plus simple comme ça," déclara nonchalamment Dirk.

"C'était plus simple de tuer?" fit l'avocat d'un ton incrédule.

"Oui."

L'avocat laissa passer quelques secondes, laissant à tout le monde le temps de se rendre compte de l'atrocité des paroles de Dirk.

"Et qu'en est-il de votre collègue de travail? Comment se fait-il qu'elle soit encore vivante?" questionna l'avocat.

"Au début, je pensait que Nathalie était différente des autres. Elle ne semblait pas me mépriser comme tout le monde. Mais quand je l'ai ramenée chez moi un soir, j'ai bien vu que c'était faux. Elle se trouvait trop bien pour rester en ma compagnie, pour s'intéresser à ce que je faisais. Je lui aurais bien réservé le même sort qu'à tous les autres, mais cela aurait pu me compromettre, vu qu'on savait que je la raccompagnais chez elle."

Dirk avait un air dépité au visage, comme s'il se disait qu'au point où il en était, il aurait dû en finir avec Nathalie dès ce soir-là. Au moins il aurait eu la satisfaction de la voir souffrir.

"Et vous n'avez rien tenté par la suite?"

"Après, je me suis un peu radouci. Je me suis dit que je lui avais peut-être fait un peu peur. Alors j'ai décidé de lui laisser une seconde chance. Mais elle n'a jamais accepté aucune de mes invitations. J'ai bien compris qu'elle était amoureuse de sa tapette de chanteur."

Un murmure parcourut à nouveau la salle à cette révélation, mais ce n'était rien face aux exclamations qui retentirent à l'extérieur. Tous les fans présents se demandaient si finalement les rumeurs n'étaient pas fondées. En effets, après leur mésaventure, une rumeur prétendant que Bill Kaulitz sortait avec sa maquilleuse, une certaine Nathalie, avec fait le tour de tous les médias. Tom avait compris que cela venait sûrement du policier qui l'avait pris pour Bill quand lui et Nathalie étaient partis à sa recherche. Le pauvre homme avait dû innocemment raconter sa rencontre du jour à sa fille fan de Tokio Hotel, et celle-ci s'était empressée de le raconter à toutes ses amies, créant un effet domino impossible à stopper.

Les jumeaux avaient envisagé un instant de se servir de cette rumeur pour mieux dissimuler leur relation, mais ils y avaient finalement renoncé. Sans parler qu'ils craignaient une mauvaise réaction des fans en apprenant que leur fantasme ambulant était casé, le coup de grâce était venu de leur mère. Celle-ci avait appelé Bill, passablement énervée, en demandant d'un ton impérieux qu'il démente ce qu'elle avait vu dans la presse. Bill s'en rappelait comme si cela s'était passé la veille.

"Wilhelm Daren Kaulitz!" s'était exclamée Simone, l'utilisation de son patronyme complet faisant comprendre à Bill que ça sentait le roussi pour lui. "J'espère que ce que j'ai vu dans les magazines est faux et que tu n'as pas piqué la copine de ton frère!"

"Hein?" avait bêtement répondu Bill, ne comprenant pas un traître mot de ce que voulait sa mère. Il avait mis son appareil sur interphone et fait signe à Tom d'approcher.

"Nathalie!" avait dit Simone d'un air agacé. "J'espère que tu ne sors pas vraiment avec elle alors que pour une fois Tom s'était trouvé une fille sérieuse et qu'il allait peut-être arrêter de jouer les Don Juan. Tu lui as déjà fait le coup quand vous aviez dix ans en embrassant sa petite copine juste après lui, alors s'il te plaît, s'il te plaît, dis-moi que ce n'est pas ce qu'il se passe!"

En entendant ça, Tom avait mit ses deux mains devant sa bouche pour étouffer ses gloussements de rire, puis il avait finalement renoncé à se contrôler et était sorti de la pièce pour laisser libre cours à son hilarité un peu plus loin.

"Non, Maman, je te rassure, je ne suis pas avec Nath. Il ne faut pas croire tout ce que tu vois dans les magazines, on te l'a déjà dit mille fois," avait soupiré Bill, un sourire venant tout de même étirer le coin de ses lèvres.

"Mais je ne crois rien, c'est pour ça que j'appelle pour avoir confirmation au lieu de venir te tirer les oreilles directement, mon garçon." La voix de sa mère avait un ton amusé et c'est pourquoi Bill avait su qu'elle n'était pas sérieuse à propos des oreilles, mais il avait tout de même amené inconsciemment une main protectrice sur le côté de sa tête pour en cacher une.

"Trop aimable de ta part, Maman," avait dit Bill en retirant sa main de sa tête quand il s'était rendu compte de son geste.

"Je sais, mon chéri. Embrasse ton frère de ma part, d'accord?"

"Ne t'inquiète pas pour ça," avait répondu Bill avec un sourire en coin. "A bientôt Maman."

Bill sourit à ce souvenir, se rappelant également du baiser dont il avait ensuite gratifié Tom, avant de revenir à la réalité. Si la salle d'audience s'était légèrement calmée, on entendait toujours qu'à l'extérieur, les discussions faisaient rage pour savoir si oui ou non le charismatique leader de Tokio Hotel s'était tapé sa maquilleuse. Bill secoua la tête, dégoûté. On était en train de juger un homme monstrueux dont les actes étaient tout simplement abominables, et tout ce qui intéressait les gens, c'était sa vie sexuelle. C'était pitoyable.

Le juge dut de nouveau faire usage de son maillet pour ramener le calme dans la salle et regretta de ne pouvoir faire évacuer le public amassé à l'extérieur du palais de justice. On entendait leurs exclamations jusqu'à l'intérieur. Finalement, l'avocat du ministère put reprendre son interrogatoire.

"Comment avez-vous alors réagi en voyant qu'elle vous repoussait de nouveau?"

"Ça m'a vraiment énervé. Même quand je lui ai prouvé que son chanteur si parfait s'envoyait en l'air avec son frère jumeau, elle n'a pas changé d'avis. J'avais plein plein de preuves chez moi, des photos, des vidéos et tout. Mais rien à faire, elle restait quand même du côté de ces deux tantouses incestueuses. Elle s'en fout. ILS BAISENT ENSEMBLE ET ELLE S'EN FOUT!!!" cria Dirk, les yeux fous. On pouvait presque voir le la bave couler des coins de sa bouche, lui donnant l'air encore plus dérangé.

Contrairement aux autres fois, il n'y eu pas de réactions bruyantes dans l'assemblée, ni même à l'extérieur. Tout le monde était silencieux, sous le choc. Les jumeaux eux étaient plus que sous le choc, ils étaient tétanisés, figés sur leurs sièges, le souffle coupé. Dirk avait révélé leur secret, ils étaient cuits.

C'est alors que se fit entendre un ricanement qui se transforma bientôt en rire. Tout le monde se tourna vers la source de la perturbation. Nathalie riait à gorge déployée et bientôt elle fut imitée par quelques autres personnes jusqu'à ce qu'une bonne partie de la salle et du public au dehors rie également.

Agacé, le juge ramena pour la troisième fois le silence à coups de maillet, menaçant cette fois d'évacuer la salle. Un fou rire dans l'assistance lors du procès d'un meurtrier en série, il n'avait jamais vu cela se sa vie.

"Mademoiselle," adressa-t-il à Nathalie d'un air sévère une fois le silence revenu, "pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a pris?"

Nathalie se leva avant de s'exprimer d'une voix claire et assurée.

"Je demande pardon à la cour, Votre Honneur. C'est juste que cette histoire d'inceste est tellement ridicule. Dirk ne m'a jamais montré aucune soi-disant preuve et ça m'étonnerait fortement qu'il en ait eu. Il ne cherche qu'à faire un peu plus de mal, mais il s'y prend très mal tellement c'est peu plausible."

Les jumeaux commencèrent à se détendre. Il semblait bien que Nathalie venait de les sauver, une fois de plus. Elle mentait pour eux lors d'un procès, et même si à l'instant elle n'était plus sous serment, cela restait un acte dangereux et admirable. Comment pourraient-ils jamais assez la remercier? Elle se rassit alors et se tourna vers Bill, lui adressant un sourire rassurant. Bill lui répondit avec un sourire de profonde reconnaissance, se demandant vaguement pourquoi le regard de Nathalie semblait empreint d'attente... d'espoir. Sans doute attendait-elle quelque chose de la part des jumeaux en échange de toute l'aide qu'elle leur avait apporté, et cela semblait bien normal à Bill. Ses réflexions furent cependant interrompues par des cris des plus grossiers.

"MENTEUSE! SALE PUTE!!!" hurlait Dirk depuis son box.

"Silence!" s'exclama le juge à l'adresse de Dirk.

C'est alors que l'avocat qui n'avait pas pu parler depuis un moment reprit la parole.

"Je tenais simplement à signaler à la cour que lors de la perquisition chez l'accusé, aucune des soi-disant preuves dont il parle n'ont été trouvées. L'accusé est visiblement en train de mentir."

"Objection!" s'exclama alors l'avocat de Dirk. "On ne peut pas affirmer qu'il ment!" continua-t-il alors que les jumeaux se crispaient de nouveau. "Peut-être qu'il a une perception déformée de la réalité et que pour lui, tout cela est vrai." Bill et Tom se détendirent de nouveau.

"Maître, je vous rappelle que selon vos propres spécialistes, votre client est un sadique sans aucune forme d'empathie mais il n'a jamais été démontré qu'il avait une perception déformée de la réalité. Objection rejetée." Il se tourna alors vers Dirk d'un air sévère. "Savez-vous ce que vous risquez à mentir lorsque vous êtes sous serment?"

"Plus que pour dix-sept meurtres?" demanda Dirk d'un air narquois.

Le juge le regarda en fronçant les sourcils mais ne répondit pas. Cela semblait une cause perdue de toute façon.

"Maître, voulez-vous poursuivre votre interrogatoire?" adressa-t-il à l'avocat du ministère public.

"Oui, je vous remercie Votre Honneur. Je n'ai plus qu'une dernière question," répondit l'avocat en se tournant de nouveau vers Dirk. "Avez-vous tenté quoi que ce soit d'autre à l'encontre de votre collègue?"

"Non, j'ai pas pu. J'ai jamais réussi à la choper seul à seule. C'est bien dommage d'ailleurs," dit-il en adressant un sourire mauvais à Nathalie qui en frissonna. "mais ça ne fait rien, mon attention s'était tournée sur quelqu'un d'autre de toute façon," continua-t-il en fixant Bill des yeux et en se léchant la lèvre supérieure d'un air pervers.

Bill soutint courageusement son regard malgré ce qu'il lui en coûtait. Il ne pouvait pas passer sa vie à avoir peur de Dirk où il ne vivrait plus. Il serra les lèvres, sa bouche ne formant plus qu'une fine ligne sur son visage. La main de Tom qui enserrait la sienne lui donnait le courage nécessaire pour ne pas détourner les yeux de son bourreau. C'est finalement Dirk qui tourna la tête lorsque l'avocat déclara qu'il n'avait plus de question et que des policiers vinrent le ramener à sa place. Bill sourit pour lui-même à cette petite victoire.

C'est comme absent qu'il assista ensuite aux plaidoiries des avocats. Avant qu'il n'ait eu le temps de s'en rendre compte, les jurés et juges se retiraient pour délibérer et la salle put aller se relaxer pendant ce temps. Les délibérations ne durèrent qu'une heure environ, ce qui était relativement court. Ils furent appelés pour entendre le verdict et c'est sans surprise que Dirk fut condamné à la peine maximum requise par le ministère public, c'est-à-dire la prison à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de vingt-deux ans avec obligation de soins. Bill relâcha tout de même un soupir de soulagement à l'entente du verdict.

Voilà, ça y était. Tom et lui n'avaient plus de souci à se faire.


***


Bill était complètement nu, allongé à plat ventre sur son matelas, les cuisses écartées. Installé entre elles et allongé sur lui, Tom, tout aussi nu que lui, lui mordillait affectueusement le cou et caressait avec douceur ses flancs, des côtes jusqu'à la taille pour ensuite remonter et ainsi de suite. Le léger mouvement des hanches de Tom faisait frotter son sexe entre les fesses de Bill, étalant le lubrifiant dont il s'était recouvert sur la peau exposée et sur l'anus qui s'offrait à lui. Cela avait le don de frustrer énormément Bill qui n'attendait plus qu'une chose.

"Tooom!" dit-il d'une voix plaintive. "Arrête de jouer maintenant. Prends-moi!"

"Hmm, je vois que j'ai vraiment réussi à complètement te dépraver," gémit Tom alors qu'il cédait à son petit frère et s'enfonçait enfin dans sa chaleur tellement étroite.

Bill ne ressentit qu'une légère gêne à cette première pénétration grâce aux longs préliminaires auxquels Tom et lui s'était adonnés et à la longue préparation que lui avait fait subir son frère. Ce qui dominait de toute façon, c'était le soulagement. Le soulagement d'enfin sentir Tom glisser à l'intérieur de lui après qu'il se soit si longtemps fait désirer.

Quand Tom arriva enfin au plus profond de Bill, ses mains se crispèrent sur les hanches de son petit frère et il étouffa un grognement de plaisir dans son cou. Après quelques secondes passées à savourer l'étroit étau de chair dont l'enserrait Bill, il se mit à bouger très légèrement et très lentement les hanches, faisant ressortir son sexe d'à peine quelques centimètres avant de se renfoncer au plus profond de Bill. Après chaque mouvement en avant, il accentuait la pression de son corps contre les reins de son frère, le pressant davantage contre le matelas. Bill adorait se sentir ainsi plaqué contre le lit, à la merci de Tom. Cela avait un côté incroyablement excitant d'abandonner totalement le contrôle.

Petit à petit, les mouvements de Tom se firent plus amples et Bill pouvait à présent sentir la quasi-totalité du sexe de Tom glisser hors de lui avant qu'il ne le repénètre, toujours lentement, lui faisant savourer chaque centimètre qui disparaissait dans son corps. Tom suçotait toujours le cou de Bill, aspirant la peau dans sa bouche et la maltraitant de façon à laisser clairement une marque montrant l'appartenance de son frère. Bill gémissait contre son oreiller. C'était incroyablement bon mais aussi incroyablement frustrant. Il avait envie de sexe. Il avait envie que Tom se montre un peu plus sauvage. Il avait envie de bestialité.

"Tom," grogna-t-il. "Prends-moi! Plus vite... plus... hn... plus fort!"

Tom ne répondit pas, mais obéit à la demande de Bill, accélérant la cadence. Bientôt, leur position ne se montra plus suffisamment satisfaisante alors Tom se redressa sur ses genoux, relevant Bill par la même occasion jusqu'à ce que celui-ci se retrouve à quatre pattes. Il ne faisait pas souvent l'amour en levrette, préférant généralement pouvoir se voir et s'embrasser pendant l'acte, mais les rares fois où ils le faisaient, c'était toujours incroyablement intense.

Tom avait une main qui agrippait une hanche de Bill tendit que l'autre caressait son dos et son ventre tout en prenant soin d'éviter son sexe pour faire durer le plaisir. Ses mouvements étaient plus rapides, plus brusques, accordant enfin à Bill ce qu'il désirait. Celui-ci laissait échapper de petits cris à chaque pénétration un peu plus brutale que lui assenait Tom. Il adorait ça. Pris d'une subite envie de voir le visage de son frère, Bill tourna la tête malgré la difficulté de la tâche. Tom était magnifique quand il prenait du plaisir, les yeux clos et se mordant la lèvre inférieure. Les yeux de Bill descendirent ensuite le long du cou de Tom, s'arrêtant brièvement sur sa pomme d'Adam. Ils continuèrent leur descente vers le torse musclé et à présent recouvert d'un fin voile de sueur, admirèrent le ventre plat et les hanches qui lui infligeaient de réguliers à-coups. Enfin ses yeux s'arrêtèrent sur le sexe de Tom qu'il pouvait occasionnellement voir disparaître en lui. Sa bouche se mit à saliver.

"J'ai envie de te sucer. Encore," haleta Bill, les yeux remplis de désir.

Il fixa Tom qui venait d'ouvrir les yeux en l'entendant parler. Celui-ci gémit à ses mots et lui donna un coup de reins encore plus puissant que les précédents, faisant légèrement partir Bill en avant. Les choses que Bill pouvait faire avec cette bouche, que ce soit avec les mots ou... autre chose...

"Plus tard. Tu me suceras autant que tu le voudras, plus tard," répondit Tom d'une voix saccadée tout en continuant de le pilonner.

Bill gémit à cette perspective et retourna la tête, son cou commençant à lui faire mal. Les mouvements de Tom se ralentirent alors et ses mains vinrent agripper les fesses de Bill, les écartant pour mieux voir l'endroit où son jumeau et lui étaient intimement connectés. Il s'immobilisa alors à mi-chemin, provoquant un grognement de protestation de la part de Bill qui chercha à bouger son bassin pour que la friction ne cesse pas. Tom lui donna alors une tape sèche sur les fesses et Bill s'immobilisa en gémissant de plaisir malgré la petite pointe de douleur qui venait d'être infligée à son arrière-train. Il aimait que Tom se montre dominateur de temps en temps. Forçant encore plus le trait, Tom appuya d'une main sur le dos de Bill pour le forcer se tenir sur ses coudes, le torse contre le matelas. Cette position exposait encore plus les fesses de Bill si c'était possible.

Toujours en maintenant les fesses de Bill écartées, Tom vint retracer de son doigt le contour de l'anus qui se trouvait distendu par la présence de son propre membre à l'intérieur. Il bougea très légèrement et observa l'anneau de chair, rougi et enflé par le traitement qu'il subissait depuis de longues minutes déjà, se resserrer autour de son sexe. Bill le laissait faire, se demandant ce que cherchait à faire Tom alors qu'il étalait les restes de l'humidité du lubrifiant sur le pourtour de son anus devenu plus que sensible. Le souffle lui manqua quand il sentit le doigt de Tom venir rejoindre son sexe à l'intérieur de lui. Encore sous le choc, il sentit le doigt faire quelques allers-retours avant qu'un second ne vienne le rejoindre. Il manqua s'étouffer sur un hoquet de surprise.

"TOM!" hurla-t-il. "Qu'est-ce que... HA!"

"Shh, shh," fit Tom d'un ton apaisant tout en continuant de bouger ses doigts le long de son propre sexe à l'intérieur de son frère.

C'était trop pour Bill. Il ne s'était jamais senti aussi écarté que ça et il était certain que Tom allait le déchirer en deux. Ça faisait mal, oh putain oui ça faisait mal, mais cette douleur était assortie d'un plaisir sans pareil. Enfin, c'est ce qu'il crut jusqu'à ce que Tom trouve sa prostate et appuie fortement de ses deux doigts dessus. Le plaisir qu'il ressentit alors sembla exploser dans son ventre et Bill crut presque qu'il était en train de jouir. Mais ce n'était pas le cas. Ce qui se passait en revanche, c'est que cela lui avait instinctivement fait contracter les muscles fessiers, intensifiant la douleur autant que le plaisir.

Tom gémit lui aussi de se sentir aussi compressé. Il relâcha la pression de ses doigts sans pour autant les retirer et se mit à bouger légèrement les hanches tout en massant doucement la prostate de Bill. Bill était envahi par des vagues de plaisir qui lui brûlaient le corps, le faisant transpirer abondamment. C'était trop, bien trop pour lui. Douleur et plaisir se mélangeaient en un cocktail explosif et enivrant. Il ne savait pas s'il voulait que cela cesse ou ne s'arrête jamais. Il avait conscience que Tom se retenait et bougeait très lentement pour ne pas que la douleur l'emporte sur le plaisir. Cela devait être très frustrant pour lui mais à ce rythme-là, Bill ne tiendrait que quelques secondes de toute façon.

Alors qu'un nouvel assaut de plaisir lui faisait cambrer le dos, Bill sut qu'il allait jouir pour de bon. Sa délivrance lui fut cependant refusée par Tom dont la main libre était venue enserrer la base de son sexe, ses doigts compressant son canal et empêchant la libération de son sperme. Tout en maintenant sa prise sur la base du sexe de Bill, Tom continua à jouer avec sa prostate, faisant trembler son frère sous lui. Les contractions convulsives des muscles de Bill autour de son sexe menaçaient de l'entraîner lui aussi vers un orgasme un peu trop précoce à son goût. Il bougeait lentement à l'intérieur de lui mais la présence de ses doigts massait son sexe tout autant que la prostate de Bill et le plaisir qu'il ressentait était puissant bien qu'un peu frustrant. Il sentait que Bill était vraiment à bout et ne pourrait plus en supporter davantage très longtemps. Cela se confirma peu de temps après.

"Tooom! Je t'en supplie, laisse-moi..."

"Que je te laisse?" demanda Tom d'un ton taquin.

"Laisse-moi jouir!" cria Bill.

"A tes ordres," répondit Tom.

Simultanément, il lâcha le sexe de Bill, s'enfonça brusquement au plus profond de lui et appuya fortement sur sa prostate. Une extase aveuglante submergea Bill, un orgasme d'une puissance terrifiante qui sembla durer une éternité. La semence de Bill jaillit en longs jets tandis que le temps semblait s'étirer en longueur. Bill ne se rendit même pas compte que les doigts de Tom se retiraient enfin alors que son frère le tenait par les hanches de ses deux mains.

Quand l'orgasme toucha enfin à sa fin, Bill, haletant, retomba mollement en avant, telle une poupée de chiffon. Tom le suivit, recouvrant complètement son corps et toujours profondément enfoui en lui. L'embrassant tendrement dans le cou, il laissa Bill reprendre sa respiration, initiant tout de même un lent et doux mouvement de va-et-vient juste suffisant pour se maintenir en érection le temps que Bill récupère un peu. Après un moment, Bill se mit à remuer sous lui, accompagnant ses mouvements et gémissant occasionnellement. Bill avait l'impression d'avoir les entrailles en feu, mais il s'agissait de Tom, et peu importe son état, il aurait pu faire l'amour avec Tom toute la nuit.

Face aux réactions positives de son frère, Tom accéléra la cadence jusqu'à retrouver un rythme rapide et puissant, replaçant une nouvelle fois Bill à quatre pattes. Il ne lâchait pas ses hanches cependant, de peur que les cuisses tremblantes de Bill ne parviennent pas à le maintenir à niveau sans son aide. Bill avait la tête bourdonnante, il se sentait comme saoul, saoul de plaisir. Déjà son sexe commençait à redurcir. Tout ce qu'il percevait, c'était les grognements de satisfaction de Tom derrière lui, le claquement de leurs peaux l'une contre l'autre, l'odeur de sexe qui avait envahi la pièce. Il sentait le sexe de Tom s'enfoncer avec force en lui et les testicules de son frère venir entrechoquer les siennes à chaque pénétration un peu plus brutale et profonde.

Bill savait que Tom ne recherchait que son propre plaisir maintenant qu'il avait satisfait son frère. Sa mission était accomplie, c'était son tour d'atteindre l'orgasme. Bill se sentait comme une catin ne servant qu'à procurer du plaisir à celui qui la baisait, et il adorait ça, parce qu'il était la catin de Tom. Il savait que Tom l'aimait plus que tout au monde et il voulait que son frère utilise son corps comme bon lui semblait. Il voulait lui donner le plus de plaisir possible. Il se mit alors à contracter puissamment et régulièrement ses muscles autour du membre qui le pénétrait sans relâche, provoquant des grognements de plus en plus rauques de la part de Tom. C'est alors que Tom vint enrouler sa main autour du sexe de Bill, le masturbant furieusement au rythme de ses coups de reins.

En quelques minutes, ils atteignaient tous les deux l'extase, La semence de Tom se déversant au plus profond de l'intimité de Bill. Tom maintint les fesses de Bill pressées fortement contre son bas-ventre quelques instant avant de retomber en avant, écrasant son frère sous lui, pas que ce dernier ne s'en plaigne en aucune façon. Toujours allongé sur Bill, Tom se retira rapidement, entrainant avec lui du sperme qui vint s'étaler entre les fesses de son frère. Cependant, cela lui était bien égal alors qu'il enfonçait deux doigts dans l'antre chaud que son sexe venait tout juste de quitter. Il remua un peu ses doigts à l'intérieur, faisant gémir Bill. Une fois satisfait, il retira ses doigts et repénétra Bill, profitant du fait que son sexe ne s'était pas encore vraiment dégonflé. Il se réinstalla confortablement et présenta ses deux doigts souillés de son sperme à la bouche de Bill.

"Tiens, tu voulais me sucer, non? Alors vas-y," murmura Tom contre l'oreille de son frère.

Bill ouvrit avidement la bouche et Tom y fourra ses doigts. Bill les suça et les lécha avec délice jusqu'à ce qu'ils soient complètement propres. Sentir Tom à l'intérieur de lui et sentir son goût dans sa bouche était tout simplement parfait.

Ils roulèrent finalement sur le côté, Tom entourant étroitement Bill de ses bras. Son sexe était toujours niché à l'intérieur de lui et il espérait qu'il y resterait jusqu'au matin. Il se demandait ce que cela ferait de se réveiller avec son érection matinale à l'intérieur de Bill. Il voulait réveiller son frère en lui faisant doucement et tendrement l'amour. Parce qu'il le pouvait.

Ils n'avaient plus à se soucier de photos ou de vidéos compromettantes. Ils n'avaient plus à se soucier de fou furieux cherchant à exposer leur relation aux yeux du monde. Ils s'endormirent ainsi dans les bras l'un de l'autre, baignés par un sentiment de sécurité.

Oui ils étaient en sécurité. Enfin tous les deux. Ils étaient en sécurité.


***


Tom rêvait. Enfin son rêve prenait plus la forme d'un souvenir. Il se rappelait quand Bill et lui ignoraient tout de l'identité du maître chanteur, la façon dont ils avaient soupçonné tout le monde sans exception, leur attitude tournant presque à la paranoïa. Lui-même avait même soupçonné Nathalie alors que c'était à elle qu'ils devaient leur salut!

Il se rappelait. Il rêvait et se souvenait tout à la fois. A cet instant, son rêve prenait place après la conférence de presse qu'ils avaient tenu pour démentir l'article qui était paru dans le Bild et qui les accusait, lui et Bill, d'inceste. Bill et lui se trouvaient dans la salle de réception de l'hôtel, avant l'arrivée fracassante de leur mère.

Flashback

- Je suis sûr qu'il est ici.

S'il avait à présent dépassé le premier stade de la paranoïa complète, Tom ne pouvait pas s'empêcher à présent de recommencer à soupçonner leur entourage, de façon plus rationnelle. Même Gustav et Georg n'étaient pas épargnés par ses discrètes observations. Tout le monde était encore suspect pour lui. Les yeux de Tom se plissèrent, à la recherche d'un indice quelconque. A côté de lui, Bill faisait de même.

Les observants se sentant observés, le regard des personnes se fit fuyant et les conversations redoublèrent. Soulagé par le bruit ambiant, Bill murmura, sa voix presque inaudible.

- Qu'est-ce qui te fait dire ça ?

Scrutant les visages des présents, Tom allait lui répondre quand ses yeux s'arrêtèrent sur Silke et Nathalie, qui se tenaient tout près d'eux. Il sentit les yeux de l'une le fixer étrangement, un relent de ressentiment dans ses pupilles le faisant tiquer avant qu'elle ne détourne les yeux.
Tom se figea à sa réaction, cherchant à décrypter l'expression mystérieuse de la jeune femme quand quelqu'un entra dans la pièce, attirant tous les regards et faisant naître le silence.

Fin flashback

Leur mère était alors arrivée. A cette période-là, c'était bien la seule personne, en dehors de Bill, que Tom ne soupçonnait pas de pouvoir être le maître chanteur. Même Georg et Gustav avaient représenté pour lui une menace potentielle, c'était dire!

Son rêve changea alors, représentant la scène d'un Bill nu et attaché à un lit crasseux. Tom s'agita un peu dans son sommeil. Même si le responsable de ces actes terrible se trouvait derrière les barreaux, il leur faudrait un peu de temps, à lui et Bill pour pouvoir mettre complètement cette histoire derrière eux, pour ne plus y penser.

Mais qu'importe, ils étaient ensemble. Pour de bon et pour toujours.
Personne ne les séparerait jamais. Jamais.


***


Les talons à embout métallique claquaient contre le ciment, la cadence des pas de la personne qui les portait se faisant entendre tout le long du couloir qu'elle remontait. Elle se présenta face à un officier qui inspecta rapidement son sac mais ne la fit laisser aucun objet. Cela n'était pas nécessaire dans cette partie de la prison réservée au criminel dangereux, car les visiteurs ne pouvaient avoir aucun contact direct avec les détenus. Ils se parlaient par le biais d'un interphone.

Nathalie pénétra dans la salle réservée aux visites et vint s'asseoir en face de Dirk, séparée de lui par une solide vitre. Elle observa Dirk un moment d'un air narquois, penchée en arrière dans sa chaise. Elle s'amusa de le voir s'énerver en la voyant assise en face de lui. Il était visiblement en train de l'injurier, mais elle n'entendait rien, n'ayant pas enclenché l'interphone de son côté. Elle lui fit comprendre par geste qu'il gaspillait son énergie pour rien et il finit par se calmer. Elle enclencha alors l'interphone.

"Qu'est-ce que tu veux?!" cracha-t-il aussitôt.

"Eh bien, eh bien, tu n'es pas content de me voir, Dirk? Tu ne dois pourtant pas avoir beaucoup de visite, n'est-ce pas? Tu devrais te réjouir que je vienne te voir," répondit-elle d'un air insolent.

"Dis-moi ce que tu veux où je m'en vais," menaça-t-il.

"Très bien, très bien. Ce que tu peux être susceptible!" Elle marqua une légère pause avant d'enchaîner. "Tu sais que tu as fait scandale dans le pays, Dirk? On ne parle que de ton affaire dans tous les journaux..."

"Si c'est pour me dire ça, tu peux repartir tout de suite. On lit les journaux ici aussi, tu sais," lança-t-il d'un air mauvais.

"Non, en fait ce n'est pas pour ça," dit-elle.

Dirk ne fit que lui renvoyer un regard agacé, alors elle reprit la parole.

"Tout d'abord, je suis venue te remercier."

"Me remercier?" demanda Dirk d'un air incrédule. "C'est toi qu'il faut enfermer, ma pauvre fille..."

"Non, non, pas du tout. Grâce à toi et à ton obsession pour Bill, j'ai pu passer pour un genre de 'sauveuse' auprès de lui."

"Quoi? Mais qu'est-ce que tu racontes?" demanda Dirk, de plus en plus perdu.

"Je dois avouer que le fait que tu le séquestres et que tu manques de le violer ne m'a pas plu du tout, mais finalement, ça m'a permis de venir le sauver et du coup, de me faire bien voir par lui. J'espérais qu'après ça il se rendrait compte qu'il y a d'autres personnes que Tom qui tiennent à lui, qui l'aiment... J'espérais qu'il se rendrait compte qu'il serait bien plus heureux dans une relation qu'il n'aurait pas besoin de cacher. Mais ça n'a pas marché..." dit-elle avec un air mélancolique.

Dirk laissa échapper un "pfft" de dédain, mais Nathalie ne le remarqua pas.

"Je me suis dit que ça pouvait venir du fait que Tom soit aussi venu le sauver. Que c'était pour ça que Bill ne m'avait pas vraiment remarquée. Alors quand tu t'es mis à les accuser d'inceste lors du procès, c'était l'occasion idéale. Merci pour ça, Dirk. Ça m'a permis de leur sauver la mise une fois de plus. Et cette fois j'étais la seule à les avoir sauvés. A avoir sauvé Bill. J'étais certaine que ce coup-ci c'était la bonne et qu'il tomberait enfin amoureux de moi. Mais y'a rien à faire. Il n'a d'yeux que pour son jumeau. C'est vraiment énervant," termina-t-elle d'un air exaspéré.

"Pourquoi est-ce que tu me racontes tout ça?" demanda Dirk, sa rage antérieure semblant avoir disparue.

"Eh bien il fallait que je te remercie. Maintenant que ça c'est fait, j'en viens à la deuxième raison de ma visite," déclara Nathalie d'un air assuré.

"Ah?"

"Etant donné que la manière 'douce' ne donne aucun résultats, je vais utiliser des moyens un peu plus... radicaux."

Dirk la regarda avec curiosité alors que Nathalie fouillait dans son sac. Elle trouva finalement ce qu'elle cherchait et plaqua l'objet contre la vitre qui la séparait de Dirk.

"Tu reconnais ça?" demanda-t-elle d'un air fébrile.

"C'est... c'est..." balbutia Dirk en pâlissant.

"Exactement! Ce foutu DVD que tu m'as obligée à aller récupérer dans ce maudit vase! Quarante minutes de preuve incontestable d'inceste!" s'exclama Nathalie, les yeux brûlants d'une flamme un peu inquiétante.

"Mais enfin que..." commença Dirk, un sourire mauvais venant étirer ses traits.

"Je suis venue te demander conseil Dirk. A qui vaudrait-il mieux que je fasse du chantage? A Bill? Je le menace de tout révéler à la presse s'il ne quitte pas Tom pour sortir avec moi? Ou bien est-ce que je menace Tom en lui demandant de larguer son frère sans explication pour que je puisse le consoler à ma façon?"

"Je... heu..." bafouilla Dirk, soufflé que Nathalie se montre finalement aussi machiavélique que lui.

"Oui, tu as raison, la deuxième solution semble la meilleure," déclara Nathalie en rassemblant ses affaires et en se levant pour partir.

Alors qu'elle s'éloignait, un indéfinissable parfum persistait dans l'air comme seule preuve de sa présence en ces lieux. Tout ce qui accompagna son départ, ce fut le rire dément de Dirk résonnant contre les murs alors qu'il pensait que certainement, très bientôt ce ne serait plus son histoire qui ferait la une des journaux.

Tout ce qui peut faire oublier un scandale, c'est un autre scandale.
Le sentez-vous venir?
Faites attention, son parfum est déjà là.

Fin

Donnez une note à cette mini-fic : * ** *** **** *****

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Comments :

  • lollipopthetop

    24/12/2010

    Ps: "quel" désolé je commence à fatiguer ...

  • lollipopthetop

    24/12/2010

    Wha ... c'est légèrement psychotique ! Mais j'aime bien sa me rappelle je sais plus qu'elle livre ...

  • annuaire-yaoi-fic-th

    05/12/2009

    OH MON DIEU ! j'ai adoré ! en plus... pour nathalie j'en étai sur ! ! ! c'était obligé que sa allé finir comme sa ! mais super fin !
    Bisous !

  • sanggreen

    28/07/2009

    Merci beaucouuuup! =D

  • protection-witness

    28/07/2009

    En effet elle etait remonté dans mon estime mais....
    Qu' elle pouffiasse !!!!!
    C' était géniale =D

  • tit-yaoi-btk

    02/05/2009

    une suite à cette histoire serait géniale !!

  • sanggreen

    12/03/2009

    Faudra que je demande à Winwin si ça lui dirait de faire un épilogue, mais a priori, l'histoire se termine là! ^^;;;;;;;
    (ah oui, on est sadiques ou on ne l'est pas! vv 8D).

    En fait, un double épilogue (deux toute-fins différentes) serait peut-être intéressant... hum...
    Je ne pense pas qu'on le fasse, mais je promets de lui en parler. *huhuh*
    Merci en tout cas! <3

  • Kaulitzcest

    12/03/2009

    Bon sang cette fic est parfaite, depuis le début ya une intrigue qui coupe le souffle et avec cette fin c'est encore plus que parfait mais d'où vous sortez toutes ces idées diaboliques ?!

    Est-ce que tu as prévu de faire l'épilogue bientôt ? Parce que là, ça sent pire que le roussi pour les jumeaus, j'ose même pas penser ce que les twins vont faire quand ils vont se rendre compte pour nathalie, je vois pas comment les sortir de là, surtout si Nathalie veut que ce soit Tom qui arrête tout pour qu'elle console Bill ! Bill va mourir de chagrin, il va rien comprendre mais ça m'étonnerait que Tom se laisse faire, tu vas pas oser quand même ?

    Donc, voilà, chaque fois que je lis un des chapitres, je me dis "bon sang, ya pas d'autre note à mettre qu'un 5 à cette fille !" et c'est vrai, on peut pas te donner autre chose, ce serait de la pure mauvaise foi, donc j'ai filé voté et je reviendrai voir ce que tu as de nouveau. De toute façon je suis sur ton blog tous les jours, eh oui ma chère, tous les jours, donc je vois dès qu'il y a un truc de neuf, nanère !

    Mais c'était juste pour savoir si toi et Winry comptiez faire l'épilogue de cette fic-là ?

    Voilà, pleins de bisous !

  • sanggreen

    09/03/2009

    "J'imagine que beaucoup ont du passer du "finalement elle remonte dans mon estime" (bien que ce ne soit qu'une fiction, les écrits ont tellement de pouvoir...) au "............. quelle salope, je la déteste encore plus!!""
    Héhé, oui XD
    Merci pour le com'! *___*

  • x X x

    09/03/2009

    Macabre... Rebondissante... Pleine de REELLE intrigue...

    ... Chapeau.

    Je n'aime pas les angst. Ce n'est vraiment pas ma tasse de thé, vraiment.
    Mais cette histoire a été tellement bien menée... bien dirigée... intelligemment ficelée...
    ... Je ne peux que m'incliner.

    Etant aussi dans cet état d'esprit, j'espérais sincèrement que la fin serait aussi passionnante que l'histoire entière, à savoir, pas une happy-end. Pas un "tout est bien qui finit bien".
    Je n'ai pas été déçue...

    Ce Dirk...
    Bien, il va falloir faire preuve de détachement pour réussir à le revoir comme avant lol
    Mais autrement... Tout le passage de séquestration de Bill a été réellement spectaculaire à lire.
    Tout. L'autel, les détails, les descriptions...
    ... Vraiment l'impression d'y être.

    Et le coup final de Natalie...
    Magistral.
    Cette fille est tellement détestée parmi les fans, que l'effet yoyo pour plusieurs d'entre elles qui vous ont lues n'a du être que surpuissant lol...
    J'imagine que beaucoup ont du passer du "finalement elle remonte dans mon estime" (bien que ce ne soit qu'une fiction, les écrits ont tellement de pouvoir...) au "............. quelle salope, je la déteste encore plus!!"

    ... Ca me fait sourire d'imaginer le nombre de filles chez qui cette fic' aura suscité cette réaction...

    ... En tous cas encore une fois, félicitations, vraiment...
    Au plaisir de vous relire... ;-)

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