Parfum de scandale (6/7 - partie 1/2)

Ce chapitre est l'oeuvre de Winry, et il est tout simplement gé-nial!

Bonne lecture!

***

Parfum de scandale

Chapitre 6


Bill pleurait depuis plusieurs minutes, entendant toujours les bruits obscènes de Dirk à travers la porte quand celui-ci émit un râle un peu plus long et bruyant. Bill devina qu'il venait certainement d'atteindre l'orgasme. L'idée qu'il l'avait fait devant une vidéo de lui et Tom lui retournait l'estomac. Il était recroquevillé contre la baignoire et ses ongles s'enfonçaient dans sa peau à travers son jean tant il avait peur. En fait il n'avait pas simplement peur, il était complètement terrifié, et ça encore plus depuis qu'il entendait Dirk qui reprenait sa respiration. En effet, maintenant qu'il avait terminé sa petite affaire, il ne tarderait plus à revenir à la charge.

Bill sentit son c½ur tambouriner dans sa poitrine. Il espérait de toutes ses forces que Tom arriverait bientôt le tirer de cet enfer. Il regrettait à présent de s'être lancé comme ça à la recherche des preuves de leur relation. Il s'était jeté tout seul dans la gueule du loup et il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même. Mais le pire, c'est qu'il savait que d'une certaine façon, il mettait aussi Tom en danger, et s'il devait lui arriver quelque chose, il ne se le pardonnerait pas.

Cependant, c'était lui-même qui était en mauvaise position pour le moment. Il ne pouvait se résoudre à attendre patiemment que Dirk se lasse de se heurter à une porte close et vienne le chercher pour de bon. Il décida de fouiller un peu la salle de bain à la recherche de quelque chose qui pourrait l'aider à se défendre. Pour commencer, il devait éclairer la pièce s'il voulait y voir quelque chose. En effet, le mince filet de lumière qui filtrait en bas de la porte n'était même pas suffisant pour distinguer clairement le contour des meubles qui l'entouraient.

Il se leva avec précaution et avança, les deux bras devant lui, jusqu'à atteindre le mur. Il se dirigea ensuite vers la porte et tâtonna à la recherche de l'interrupteur. Il le trouva rapidement et la soudaine clarté qui envahit la pièce lui blessa ses yeux rougis par les pleurs. Il cligna une ou deux fois des paupières afin de s'habituer puis évalua la pièce du regard.

La salle de bain était petite et pas très bien entretenue. Différentes serviettes et habits sales jonchaient le sol. Les joints de la baignoire étaient noircis et des tâches bizarres et peu engageantes s'étalaient dans le fond. Le rideau de douche n'était pas de toute première fraîcheur lui non plus. Le lavabo quand à lui était jonché de divers flacons et produits, y compris, nota Bill sans surprise, de révélateurs photo. Ceux-ci se mélangeaient joyeusement avec la bombe de mousses à raser, le tube de dentifrice, l'après rasage, les lotions nettoyantes, les bains de bouche... Bill aurait bien aimé qu'il se trompe un jour et avale son produit photo pour s'assainir la bouche.

Son regard se dirigea ensuite vers une petite porte à côté du lavabo. Un bref instant, Bill eut l'espoir insensé qu'elle mène vers une possible sortie avant de comprendre qu'étant donné la configuration de la pièce, il retomberait de toute façon dans la pièce adjacente. La porte devait certainement ouvrir sur un placard. Il s'approcha néanmoins et l'ouvrit espérant découvrir un quelconque objet lui permettant de se défendre. Ce qu'il trouva le fit se figer sur place. Il tomba à genoux, le corps tremblant et le c½ur reprenant de nouveau une course folle dans sa poitrine.

Devant ces yeux écarquillés s'étalaient d'innombrables photos de Nathalie, dans plein de situations de leur vie quotidienne. Parfois elle était en train de manger, parfois elle tenait un pinceau pour fard à paupière dans la main, parfois elle était simplement assise à une table, le sourire aux lèvres. Apparemment, lui et Tom n'avaient pas été les seules victimes du harcèlement photographique de Dirk. Il était évident que sur la plupart des clichés, Nathalie n'avait pas été conscience d'être photographiée. C'était un véritable autel dédié à sa personne. Un autel d'adoration à l'origine, de toute évidence. Certaines photos étaient découpées en forme de c½urs, dans d'autres c'était son visage qui était entouré de cette figure d'amour. Pourtant, ce n'était pas ce qui choquait Bill.

L'autel d'adoration avait laissé place à quelque chose de beaucoup plus sinistre et angoissant. Devant le rejet de Nathalie, Dirk avait fait passé sa frustration sur ces photographies. Il lui avait parfois barré le visage. Sur quelques photos, les mots "salope" ou "pute" s'étalaient en travers du papier glacé. Ces mots se retrouvaient tout particulièrement sur les quelques photos qui ne semblaient pas d'origine. En effet, il était évident que Dirk avait réalisé quelques montages, collant le visage de Nathalie sur des photos X. Sur certains portraits, il avait brûlé ses yeux ou sa bouche à l'aide d'une cigarette. Sur des photos en pied, c'était la tête entière, les mains et le pubis qui avaient été calcinés.

Le regard de Bill descendait sur toutes ces photos maltraitées et arrivèrent bientôt sur le sol du petit placard. Il eut alors un haut le c½ur. Quelques bougies noires disposées en cercle entouraient une petite poupée de chiffon qui semblait disposer de vrais cheveux. Des cheveux blonds. Il se rappela alors que Nathalie était récemment allée chez le coiffeur. Comment Dirk s'était-il débrouillé pour récupérer des mèches, il n'en n'avait pas la moindre idée, mais il ne doutait pas qu'il s'agissait réellement des cheveux de Nathalie. Ce type était vraiment un grand malade. S'il en fallait encore la preuve, elle se trouvait dans les multiples aiguilles fichées dans la petite figurine de tissu au niveau du visage et du sexe.

Bill resta complètement abasourdi devant le spectacle quelques instants et ne fut tiré de sa contemplation que par un coup assez fort donné dans la porte. Dirk.

"Bon alors, tu te décides à sortir de là pour me tenir compagnie?" beugla-t-il à travers le panneau de bois.

Bill ne répondit rien mais referma vivement la porte du placard, s'éloignant le plus possible dans le fond de la pièce. Ce type le terrifiait.

"Tu sais, je viens de me taper une branlette mémorable en te regardant faire la chienne pour ton frère... à tel point que j'en ai plein le jogging et qu'il faut que je me change maintenant."

C'était vraiment répugnant de l'entendre dire ce genre de choses. Bill n'avait vraiment pas besoin de cette image mentale. Il entendit ses pas s'éloigner dans la pièce, certainement à la recherche de vêtements propres, mais Dirk continuait de parler.

"Ouais, c'était vraiment pas mal, mais je préfèrerais le vivre en direct. Tu sais, je finirai par t'avoir de toute façon. Tu n'as plus vraiment d'alternative."

Dirk devait certainement avoir fini de se changer car il était de nouveau contre la porte. Sa voix était si proche que Bill avait presque l'impression qu'il parlait tout contre son oreille. Un frisson désagréable le traversa.

"Si tu ne veux pas que je diffuse les photos et que tout le monde sache quelles petites tapettes incestueuses vous êtes toi et ton frère, tu n'as pas le choix. Tu deviens ma pute."

Le ventre de Bill se tordait douloureusement. Sa gorge semblait bloquée, mais il se dit qu'il devait continuer de faire parler Dirk, afin de gagner du temps. Il se força alors à surmonter sa peur et à entretenir la conversation.

"Mais qui me dit que tu n'as pas déjà envoyé des photos aux journaux où que tu ne les as pas mise quelque part sur le net?" demanda Bill d'une petite voix que Dirk sembla entendre malgré tout.

"T'es fou! Les seules photos que j'ai imprimées c'est celles du Bild et celles que je vous ai envoyées, et je savais bien que vous n'alliez pas les laisser traîner partout. Pareil pour les vidéos, y'a que vous deux qui les avez vues... et Nathalie aussi," acheva-t-il avec un air sombre.

"Alors tu veux dire que tout est dans ton ordinateur? T'as rien imprimé, rien sauvegardé nulle part?" continua Bill.

"Si mais j'ai tout détruit. Les photos ou les CD de sauvegarde, ça se transporte, ça se perd, ça se vole. J'ai fait l'erreur de laisser un CD dans le grand vase rouge à l'hôtel en me disant que personne n'irait le chercher là et cette idiote de Nathalie l'a renversé pour le reprendre. Si le CD était tombé dans les mains de quelqu'un d'autre, j'aurais pu dire adieu à mon exclusivité, adieu au fric et adieu à ton joli petit cul," dit-il avant d'éclater d'un rire gras. "Après ce coup là, j'ai détruit toutes les photos et toutes les sauvegardes que j'avais faites. Tout est dans mon PC, là où je sais que personne n'ira fouiner."

A ces mots, Bill ne put s'empêcher de soupirer de soulagement. Dirk semblait avoir vraiment peur qu'on lui vole son "scoop". Moins toutes ces preuves se dispersaient, et plus grandes étaient leurs chances d'étouffer l'affaire, même si la police et leur manager devaient être au courant, ils arriveraient peut-être à éviter que le public et surtout leur mère ne découvrent tout ça. Pour une fois, le côté dément et paranoïaque de Dirk était de leur côté. Bill se ressaisit un peu et reprit la parole, essayant d'occuper Dirk.

"Et qu'est-ce qui me prouve que tu n'iras pas vendre les photos et les vidéos, même si je cède à ton chantage?" lança Bill, bien qu'il n'ait aucune intention de céder à ce monstre.

Il entendit Dirk souffler d'agacement à travers la porte. Il espérait que Tom arriverait bientôt car il ne savait pas combien de temps encore il pourrait gagner.

"Tu ne peux avoir aucune preuve que je ne vendrai pas tout ça. Le seul truc c'est qu'à partir du moment où je l'aurai fait, je n'aurai plus de moyen de pression sur toi. Tu as de la chance, pour le moment j'ai plus envie de te baiser que du fric que les photos me rapporteraient. Donc c'est à toi de faire en sorte que ça reste comme ça. A partir du moment où je me lasserai de toi... j'irai vendre tout ça aux magazines et aux chaînes de télévision et j'irai me payer une retraite dorée sous les tropiques."

Le ton de la voix de Dirk était un peu plus énervé, son débit un peu plus rapide. Bill sentait qu'il s'impatientait.

"Et là, tu vois, ça commence à me lasser de parler à une porte fermée. Alors si tu veux garder ton secret, je te conseille vivement de sortir de là et de te foutre à quatre pattes sur le lit bien gentiment, si tu vois ce que je veux dire." Il hésita une seconde puis ajouta, "Quoique ça me plait assez quand tu te débats."

Son rire sinistre se fit de nouveau entendre et Bill se recroquevilla dans le fond de la pièce.

"Allez, sors de là, ma petite pute. Viens faire plaisir à ton maître," continua Dirk d'une voix démente.

"N.. non..." bafouilla Bill d'une voix faible.

"Quoi?" hurla Dirk. "J'ai cru mal entendre."

"Non," répéta Bill d'une voix un peu plus assurée.

"Ah, je vois. Après tout, c'est vrai que j'ai dit que ça me plaisait que tu résistes."

Bill se recroquevilla davantage, enfouissant son visage entre ses genoux remontés contre son torse et fermant très fort les yeux. Cependant, il ne pouvait pas couper le son et le bruit suivant que Bill entendit fut le choc énorme d'une épaule contre la porte de la salle de bain. Ça y était, Dirk se mettait à enfoncer la porte. Ce n'était plus qu'une question de secondes.

Un coup. Deux coups. Trois coups. La porte vole.

Dirk fit irruption dans la pièce et repéra aussitôt Bill prostré contre le mur du fond. Bill regrettait à présent d'avoir ouvert la porte du placard. Cela lui avait fait perdre du temps. Peut-être que s'il s'était concentré sur le reste de la pièce, il aurait trouvé de quoi se défendre, ne serait-ce qu'une bouteille de déodorant qu'il aurait pu pulvériser au visage de Dirk. Mais ce n'était pas le temps des regrets. Dirk avançait vers lui à grandes enjambées et Bill se sentait complètement impuissant face à lui. Il se recroquevilla encore davantage, dans une vaine tentative pour faire disparaître le monde qui l'environnait et se réveiller de ce cauchemar bien trop réel.

Toutes ces illusions volèrent en éclat quand Dirk l'agrippa par les cheveux et le traîna à travers la pièce. Bill tenta avec peu de succès de se remettre sur ses jambes. Il avait l'impression de se retrouver aux temps de la préhistoire, quand les hommes de Cro-Magnon agissaient ainsi avec les femmes qu'ils convoitaient.

Ils arrivèrent dans la chambre et Bill se sentit violemment projeté sur le lit où il atterrit à plat ventre. Voilà, ça recommençait comme peu de temps auparavant. Sauf que cette fois, il doutait qu'il aurait autant de chance que précédemment. Ça serait difficile d'envoyer un coup de pied dans les parties de Dirk dans cette position.

Alors qu'il était encore un peu sonné de s'être fait malmener ainsi, il sentit Dirk le placer correctement sur le lit et s'asseoir sur le bas de son dos. L'homme était vraiment lourd. Vu sa taille, il devait facilement peser dans les cent, voire cent dix kilos. Bill avait presque peur qu'il lui brise les reins, lui qui était si fluet. Il bougea frénétiquement les jambes et les bras, essayant de se libérer, mais contre un homme du gabarit de Dirk, c'était tout simplement sans espoir. Des larmes de peur, de rage et de frustration se mirent à couler silencieusement le long de ses joues.

Dirk lui attrapa un poignet et le tira vers la tête de lit. Bill ne put réprimer un hoquet de terreur quand Dirk le lui attacha au montant du lit avec une menotte. Son deuxième poignet fut lui aussi rapidement menotté de l'autre côté. Cette fois, c'était foutu, il était complètement entravé, incapable de bouger, et encore moins de se libérer. Il repensa avec horreur aux photos qui tapissaient la pièce. Certaines photos étaient clairement de tendance sado-maso. Il se demanda combien de jeunes personnes s'étaient retrouvées tout comme lui attachées à ce lit. Combien avait-il ainsi violenté? Il se rappela que certaines photos montraient des situations beaucoup plus extrêmes et il était terrifié à l'idée de ce que Dirk pouvait bien lui réserver, lui qui détestait souffrir en plus. Les sanglots qui étaient jusque là restés bloqués dans sa gorge firent brusquement surface, déchirant le relatif silence de la pièce.

"To- oom," appela Bill avec désespoir, la gorge douloureuse.

"Ne t'inquiète pas, bientôt c'est mon nom que tu crieras comme la vraie petite salope que tu es," dit Dirk d'une voix froide.

Le ventre de Bill se tordait douloureusement, l'effroi paralysant chacun de ses membres. Il enfonça son visage dans l'oreiller à l'odeur douteuse qui se trouvait sous lui afin d'oublier ce qu'il se passait. Il sentit le poids de Dirk s'alléger un peu au-dessus de lui et entendit le tiroir de la table de nuit à côté de lui être brusquement ouvert. Il ne put s'empêcher de relever la tête du coussin pour voir ce que faisait Dirk. Il le vit alors retirer la main du tiroir en tenant une paire de ciseaux entièrement en métal. Un peu comme des ciseaux de couture. Il se mit à trembler de tout son corps, terrifié à l'idée de ce que Dirk pourrait faire avec cette arme. Celui-ci se pencha contre son oreille et se mit murmurer quelques mots d'une voix doucereuse.

"Tu as peur, Bill?"

Il passa les lames jointes de ciseaux le long de sa gorge. Bill ferma les yeux et laissa encore ses larmes couler en sentant la caresse froide du métal sur sa peau. A mi-chemin, Dirk entrouvrit les lames et Bill sentit les deux pointes le griffer très légèrement. Si jamais ce malade appuyait plus fort, il pourrait facilement l'égorger.

Dirk se redressa finalement avec un rire sadique, replaçant la totalité de son poids sur les reins de Bill. Cela ne dura pas longtemps car il recula pour se placer sur ses cuisses. Bill se demandait ce que ce monstre avait en tête. Il sentit son T-shirt être un peu tiré en arrière et une seconde après, le bruit caractéristique du tissu que l'on découpe. Dirk était en train de couper son haut le long de sa colonne vertébrale. Une fois sa tâche accomplie, il écarta les pans et admira le dos du jeune homme prisonnier sous lui. Un sourire malsain vint étirer ses lèvres.

"Tu sais que tu as un très joli dos? Tu es si fin qu'on dirait le dos d'une fille."

Bill ne répondit rien mais sentit son dos se couvrir de chair de poule quand Dirk fit courir la lame des ciseaux refermés sur sa peau à présent dénudée.

"Oui, un dos parfait. Une peau douce à souhait..." continua-t-il d'une voix presque tendre. "Je n'ai jamais aimé la perfection," trancha-t-il d'un ton sec.

Après ces derniers mots, il enfonça légèrement la pointe des ciseaux contre la peau, laissant une griffure peu profonde mais qui fit tout de même perler un peu de sang. Bill laissa échapper un sanglot qui s'intensifia quand il sentit Dirk venir lécher son sang. Il était tellement dégoûté qu'il s'en sentait nauséeux.

"Hmm, oui, c'est beaucoup mieux comme ça," reprit Dirk.

Il se redressa une nouvelle fois et découpa les manches du T-shirt jusqu'au col. Il tira ensuite sur le vêtement en lambeaux que Bill sentit glisser sous son ventre. Bill était à présent torse nu et à la merci de ce cinglé. Dirk passa lentement ses mains sur son dos pour se diriger vers sa taille. Il les glissa sur son ventre qui se contracta de dégoût et entreprit de défaire la ceinture de Bill. Il n'y arriva pas directement, ce qui sembla l'énerver. Bill n'avait vraiment pas besoin que Dirk passe sa frustration sur lui encore plus. Il était partagé. D'un côté, il était reconnaissant à sa ceinture de montrer la résistance qu'il n'était pas en mesure d'opposer, et en même temps, il espérait qu'elle cèderait pour éviter que Dirk ne le lui fasse payer ensuite.

La ceinture céda et Dirk l'arracha rageusement des passants. Toujours aussi violemment, il déboutonna le jean et abaissa la braguette. Bill pleurait en continu à présent. Il n'osait plus appeler le nom de son frère et pourtant il était dans toutes ses pensées. Il le priait d'arriver vite, de le sauver de cet enfer, de l'arracher aux griffes du monstre. Ça faisait très "jeune fille en détresse", mais il n'en avait franchement rien à faire. Il avait voulu faire le fort et se lancer dans l'aventure seul pour protéger son frère, maintenant, c'est lui qui avait besoin de protection.

Dirk fit rapidement glisser son jean accompagné de son boxer le long de ses jambes. Ils se retrouvèrent bloqués par ses chaussures que Dirk entreprit d'enlever à leur tour. En quelques secondes, tous ces vêtements étaient au sol et lui il était là, complètement nu et vulnérable sous le regard lubrique de son garde du corps. Quelle ironie que celui censé "garder" son corps soit celui qui y portait atteinte.

"Putain c'est incroyable, même à poil, t'as vraiment l'air d'une meuf. Tes longues jambes si fines..." il se pencha vers lui et caressa ses jambes jusqu'à remonter sur ses cuisses. "Bordel, elles sont même épilées, j'y crois pas."

Il continua ses caresses un moment, provocant des frissons de dégoût dans tout le corps de Bill. Sa nudité ne l'avait jamais autant gêné. Il voulait que tout ça cesse, il était mort de trouille.

"Allongé comme ça sur le ventre, personne pourrait se douter que tu es un mec... et putain, je trouve ça trop bandant. Ça me donne des idées."

Les paumes de Bill était moites et tout son corps transpirait, malgré la relative fraîcheur de la pièce, tant il était terrorisé en imaginant ce que pouvaient être les "idées" de Dirk.

"S'il te plait, je t'en supplie, laisse-moi. Je te paierai. Le prix que tu veux. Mais laisse-moi partir. Je ne dirai rien à personne, même pas à Tom, si tu me laisses," supplia Bill, la voix brisée par les sanglots.

Dirk éclata d'un rire qui donnait froid dans le dos.

"Hahaha! Alors comme ça ma petite pute essaye de marchander! C'est trop drôle. Ton fric, j'en ai pas besoin et tu le sais. Si c'était du fric que je voulais, les photos seraient vendues depuis longtemps. La seule chose qui m'intéresse chez toi, c'est ça," dit Dirk en passant une main vicieuse sur les fesses de Bill avant de lui donner une petite claque dessus. "Et sois sûr que je compte bien prendre ce que je veux."

Sur ces mots, Dirk se leva du matelas et s'éloigna vers l'armoire qui se trouvait au pied du lit. Bill ne pouvait pas voir ce qu'il faisait, mais il ne cherchait pas non plus à voir. Dès que Dirk s'était levé, il s'était redressé sur ses genoux avant de se mettre en boule à la tête de lit, les genoux de nouveau pressé contre son torse, les mains toujours attachées aux barres de fer. Il entendit la porte de l'armoire se fermer et un rire sonore remplir la pièce.

"Mon dieu, tu es pathétique. Tu sais très bien que ça ne sert à rien," dit Dirk d'une voix amusée en se rapprochant.

Bill gémissait de peur et c'est un cri qu'il s'échappa de ses lèvres quand Dirk lui attrapa les chevilles et tira violemment dessus afin de le rallonger sur le ventre. Il était de retour à la case départ. Dirk s'allongea de tout son long sur lui et plaça sa bouche tout contre son oreille.

"Puisque tu ne sais pas te tenir, je vais devoir t'attacher les pieds aussi, apparemment."

Bill eut à peine le temps d'accuser le poids de Dirk sur lui qu'il avait déjà disparu. Il le sentit alors tirer une cheville vers le coin du lit et le métal d'une nouvelle menotte se refermer autour de son articulation. Sa seconde cheville subit aussitôt le même traitement. Cette fois il était complètement immobilisé, et ses jambes étaient malgré lui écartées. Son c½ur battait à une vitesse affolante. Si les secours n'arrivaient pas très vite, il était cuit.

"Que le spectacle commence!" s'exclama Dirk d'une voix enjouée.

Bill entendit Dirk bouger des objets, mais il ne pouvait pas le voir faire. Enfin il réapparut dans son champ de vision, sur le côté. Bill sentit son ventre se retourner quand il le vit installer un trépied avec un appareil photo dessus. Il prit une pellicule sur son bureau et la plaça dans l'appareil. Il se retourna ensuite vers Bill et lui montra une petite télécommande qu'il tenait dans sa main.

"Tu vois ça? Super pratique. Une petite pression, et hop, photo. Fais moi ton plus beau sourire, Bill. Tu ne voudrais pas que ce photo shoot soit raté n'est-ce pas? Je suis sûr que tu sera la plus belle pièce de ma collection."

La seule réaction de Bill fut de cacher son visage dans l'oreiller pour éponger les flots de larmes qui dévalaient de nouveau ses joues. Il sentit Dirk se réinstaller sur ses cuisses, le tissu rêche de son jean lui irritant la peau. Il le sentit ensuite lui attraper les cheveux pour en faire comme une queue de cheval. Avant qu'il n'ait eu le temps de se demander ce que fabriquait Dirk, il sentit qu'il lui plaçait quelque chose sur la tête, un peu à la façon d'un bonnet. C'est en voyant des mèches blonde lui tomber de chaque côté du visage qu'il comprit qu'il s'agissait d'une perruque. Pourquoi s'amusait-il à lui mettre une perruque alors qu'apparemment c'était lui, Bill Kaulitz, qu'il voulait se faire? Puis un éclair de lucidité lui traversa l'esprit quand il repensa à la poupée blonde du placard.

Nathalie.

Dirk poussa un grognement appréciateur en regardant la silhouette de Bill surmontée d'une masse de cheveux blonds.

"Génial, comme ça je vais faire d'une pierre deux coups. Ça sera un peu comme si je vous baisais tous les deux en même temps."

Bill entendit un flash et comprit que Dirk avait pris sa première photo. Il se sentit trembler de tout son corps. Ce type était définitivement bon à enfermer. Pouvait-il encore pousser la perversion encore plus loin ou bien avait-il lui aussi des limites? Bill n'était pas pressé de le découvrir. Dirk se pencha contre Bill et plaça ses mains sur les siennes. Une fois de plus, sa bouche se trouvait tout près de l'oreille de Bill qui sentait son souffle fétide tomber dans son cou.

"En plus, je t'ai entendu dans les vidéos... tu jouis en faisant les même bruits qu'une fille. Ça sera parfait," murmura-t-il à voix basse avant de lui lécher le contour de l'oreille.

Bill crut vraiment que si ça continuait, il ne pourrait plus retenir sa nausée et qu'il finirait par vomir sur l'oreiller. Les mains de Dirk passèrent de ses mains à ses bras, puis à ses épaules, puis à son dos. Il caressait son corps sans retenue. Il appuya un peu plus fort sur la griffure qu'il avait faite un peu plus tôt avec le ciseau. Bill grimaça mais ne se plaignit pas. Il ne voulait pas lui faire ce plaisir.

Les mains de Dirk se posèrent finalement sur ses fesses qu'il se mit à malaxer assez durement tout en poussant des grognement de contentement. La nausée de Bill se faisait plus insistante et ces tremblements plus forts. Il sentit Dirk glisser pour se mettre à genoux vers ses mollets. Ses mains écartèrent les globes de ses fesses et il souffla sur la peau de Bill qui sentit cet air légèrement plus frais contre son entrée ainsi exposée.

"Hmm, Nathalie... tu verras, tu vas prendre ton pied. Je vais te faire tellement plus décoller que ton incapable de frère, Bill."

Ce type avait définitivement les câbles qui se touchaient, c'était irrémédiable. Ses mains reprirent leurs caresses rudes sur les fesses et l'intérieur des cuisses de Bill alors qu'il se remontait pour se réinstaller confortablement sur ses cuisses. Les mains délaissèrent enfin le corps de Bill qui soupira de soulagement. Mais ce soulagement fut de courte durée car aussitôt, il entendit le cliquetis familier d'une ceinture que l'on déboucle. A terreur s'emparait de nouveau de lui. Dirk se leva du lit afin d'enlever complètement son jean qu'il avait enfilé après avoir sali son jogging. Il s'avança jusqu'au tiroir de la table de nuit qui était resté ouvert et Bill ne put pas ne pas voir son sexe énorme érigé sous ses yeux. Non seulement il allait se faire violer, mais en plus son agresseur était monté comme un cheval. Des larmes perlèrent de nouveau sous ses paupières qu'il avait closes pour ne pas en voir davantage.

"Regarde!" ordonna la voix froide de Dirk.

Bill ouvrit les yeux tout en se maudissant d'obéir au moindre des ordres de ce taré. Dirk lui montra l'objet qu'il avait pris dans la table de nuit : du lubrifiant.

"Tu vois que je ne suis pas aussi inattentionné que ça. Je pense à ton confort," susurra-t-il d'une voix doucereuse. "D'ailleurs, je compte te porter beaucoup d'attention... avec ça."

Dirk se pencha et ramassa un objet qui était au pied du lit et qu'il avait dû prendre dans l'armoire en même temps que la perruque. Il présenta l'objet devant Bill qui pâlit atrocement. Il secoua frénétiquement la tête de gauche à droite dans un signe désespéré de dénégation. Ce n'était pas possible, ça ne pouvait pas lui arriver, pas à lui. Dans la main de Dirk reposait une cravache que Bill avait déjà vue sur quelques clichés accrochés au mur.

"Non, non. S'il te plait. Pas ça," supplia Bill d'une voix cassée.

"Conduis-toi comme la bonne petite pute que tu es, et peut-être que je n'aurai pas à l'utiliser... de trop," répondit Dirk avec un air sadique peint sur le visage.

Sans un mot de plus, il monta sur le lit et écarta un peu plus les cuisses de Bill avant de se placer entre elles. Un nouveau flash. Bill se demandait si ces photos allaient vraiment rejoindre toutes celles accrochées au mur. Cela lui filait la nausée. Il l'entendit déboucher le tube de lubrifiant puis quelques gémissements. Il devait être en train de s'enduire le sexe de la substance. Peu de temps après, les grandes mains de Dirk vinrent s'agripper à ses hanches et le relevèrent légèrement.

"J'espère que tu es prête pour le meilleur coup de ta vie, Nath."

Bill sentit le sexe de Dirk venir cogner contre son anus qu'il contractait au maximum pour l'empêcher d'entrer. Le garde du corps appuyait un peu plus franchement pour forcer le passage quand la sonnette retentit à l'étage inférieur. Dirk lâcha un juron sonore et se releva. Bill en aurait pleuré de soulagement si des larmes de détresse ne dévalaient pas déjà ses joues rougies. Dirk attrapa une chaussette qu'il roula en boule avant de l'enfoncer dans la bouche de Bill. Il acheva son bâillon en prenant la ceinture d'un peignoir qui traînait et en l'attachant autour de la tête de Bill pour l'empêcher de recracher la chaussette. Bill crut qu'il allait étouffer.

"Si jamais tu tentes quoi que ce soit pour faire savoir que tu es là, je te jure que tu le regretteras... et ton cher jumeau aussi," menaça Dirk tout en enfilant son jean à la va-vite. "Je me dépêche de me débarrasser de ce gêneur et ensuite, ça va être ta fête, poupée."

Alors que Dirk descendait les escaliers en ronchonnant, Bill priait pour que ce ne soit pas de vulgaires prospecteurs ou témoins de Jéhovah, mais bien son frère avec si possible quelques policiers.

À suivre...

Donnez une note à ce chapitre : * ** *** **** *****

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Comments :

  • lollipopthetop

    24/12/2010

    Putain, Merde ! J'ai mal pour Bill ! J'ai des frissons de dégout ! Yerk Berk !

  • croate-powaaa

    27/07/2008

    hann celle la j'ai lu sur le blog de Winry
    l'est trop bien
    mais je te laisse que meme un p'tit comm ici parce que c'est la tienne aussi
    ^^

    géniale

  • Lillou483

    07/07/2008

    Un chpitre de fou tout smplement!
    Bravooooooooo!
    *applause*
    ;)

  • parole-dune-fille

    03/07/2008

    ouuf tom est arrivé juste à temps!!!
    quand je pense à ce qui à failli arriver! grrrrrrrrrrrrrrr

    mais bon ça se finit bien, même très bien !!!!!!!!!!!!!!

    bisouuuuuuuu

  • chouu----16

    02/07/2008

    J'aime cette histoire.
    Une de mes préféres.
    Winry t'as bien géré pour ce chapitre , j'ai vraiment cru que Tom et Nathalie n'allait jamais venir sauver Bill. J'ai pas pu décrocher mes yeux de l'écran jusqu'à la dernière ligne !
    Toutes mes félicitations :)

    Au faite, Tom n'a pas étranglé son frère pour l'histoire du policier ? Dont remember ? ;)

  • chouu----16

    02/07/2008

    Putain t'as fais péter les chapitres là !

  • Sosso

    02/07/2008

    youpii \o/ ce chapitre fini biiien (mais c'était obligé, pas de trucs trop horribles dans les fics de Sanggreen, et Winry)

    bravo a vous deux, vous êtes géniales <3

    j'pensais que la fic aurait pu se finir la dessus, mais je dis pas non a une suite =)

  • th-rainbowtatoo-fic

    01/07/2008

    bahh j'adore, bien fait pour l'autre con qu'il se soit pris une batte en plein dans la tronche, j'avais trop mal pour bill !
    C'est trop mignon commment il se retrouve =)

  • carpe-diem--x

    01/07/2008

    j'ai over plus qu'adoré ce chapitre!!!! un truc de dingue!!!! au début c'est chaud quand même, ce type est vraiment pas net! mais bon Tom est arrivé à temps et après le lemon!!!! Mein gott!!! pur lemon de folie quoi!!!!
    en plsu le chapitre est super long!!! et comme évidemment on m'a interrompue j'ai dû le lire en deux fois mais bon... c'était trop génial quoi!!! bravo!

  • Heilig-for-Tom

    30/06/2008

    *ENOOOOOOOOORME SOUPIR DE SOULAGEMENT*

    J'ai vraiment cru qu'il arriverait pas à temps Tom ! OO' J'étais en stresse là fiouuuuuuuuuuuuuuuu wow le lemon est vraiment superbe sinon et puis ... pour les fotos je suis soulagé là t'peux pas savoir comment =)

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