Parfum de scandale (5/6, partie 2)

Parfum de scandale

Chapitre 5, partie 2


Arrivé à un croisement, Bill jeta un coup d'½il sur le côté, en direction de la voix suave et féminine, la fixant comme on doute des fous.

- Tournez à droite.

Posant les mains et ses avant-bras plus en avant sur le volant, Bill se pencha, posant son menton sur celui-ci, puis il geignit, levant les yeux vers le ciel ombrageux qui menaçait de déverser sa colère pluvieuse.

- On tourne en rond, ça fait au moins trois fois qu'on passe ici !

Bill soupira et regarda alternativement à gauche et à droite de la route, au-delà du croisement. Il n'y avait pas un chat aux alentours. Il avait passé une zone industrielle et se dirigeait à présent vers les faubourgs, non sans s'être fait de multiples frayeurs. La circulation avait été dense et c'est stressé que Bill avait conduit par à-coups dans un bouchon s'étant formé dans un périphérique.

Il n'avait pas encore son permis et n'avait pris aucune leçon de conduite, hormis celles données en privée par son grand frère. En effet, quand celui-ci avait eu sa nouvelle voiture, il leur était arrivé quelques fois de se retrouver le soir, dans un parking désert de supermarché, Tom donnant quelques cours particuliers à son jumeau. Seulement... Ceux-ci n'avaient pas été sérieux, et avaient tous fini sans exception par une séance de batifolage sur la banquette arrière.

Très excitant, oui. Mais à présent, Bill soupirait, se disant qu'il aurait bien fait de porter plus d'attention à ces petites leçons. Néanmoins, Bill ne se débrouillait pas trop mal jusqu'à présent, même si sa conduite laissait beaucoup à désirer, le chanteur se crispant et poussant des petits cris affolés à chaque fois qu'il perdait un peu le contrôle du véhicule, manquant deux ou trois fois l'accrochage.

Ce qu'il redoutait surtout, c'était de tomber sur des flics. Ô, bien sûr il avait pris ses précautions, prenant le permis de Tom et se camouflant avec soin les cheveux. En effet, Bill avait enroulé sa tête de plusieurs foulards, longs et épais, avant de recouvrir par un des nombreux bonnets extra larges de son frère, et il n'avait pas mis de maquillage.

A moins de tomber sur des fans connaisseurs, il ne risquait donc pas d'être reconnu. Bill sourit dans le vague. Décidément, avoir un jumeau avait vraiment ses avantages.

Un coup de klaxon énervé le sortant de sa rêverie, Bill sursauta. Il réfléchit un quart de seconde, puis contrairement aux trois dernières fois, il tourna à gauche.

La petite voix ne tarda pas à se manifester, mécontente.

- Vous avez pris la mauvaise direction. Faites demi-tour avec précaution, et continuez tout droit.
- Ta gueule, tu n'as aucun sens de l'orientation, boîte de conserve !

Comme si elle était vexée, la voix mécanique répéta sa phrase programmée avec insistance, l'écran lumineux flashant dans l'obscur après-midi qui plongeait l'intérieur de l'habitacle dans une semi-pénombre. Avec énervement, Bill éteignit le GPS, continuant sa route. Il jeta un coup d'½il à l'adresse qu'il avait posée sur le tableau de bord. A priori, il n'en était plus très loin.

Ses yeux à nouveau sur la route, Bill jura. Devant lui, à plusieurs dizaines de mètres, un policier lui faisait signe de se rabattre sur le côté. Sentant son c½ur s'accélérer, Bill obtempéra, se concentrant sur sa conduite.

Il se gara sagement sur le bas-côté, sans encombres et sans écraser un des trois hommes en uniforme présents qui se dirigeait déjà vers l'énorme voiture, et il souffla de soulagement, fier de lui. Il sursauta néanmoins quand le policier tapa doucement sur la vitre. S'affolant intérieurement, Bill déglutit, descendant totalement la vitre automatique en appuyant quelques secondes sur un bouton.

Le policier se pencha vers lui.

- Bonjour, contrôle des papiers du véhicule et du permis de conduire s'il vous plaît.
- Ah, euh oui, bien sûr.

Rougissant légèrement, il récupéra les divers papiers qui étaient dans la boîte à gants, et les tendit à l'homme. Ce dernier les détailla avec attention, semblant trouver tout en règle, mais quand il regarda le permis de conduire, il fronça les sourcils. Relevant des yeux inquisiteurs vers le conducteur, il scruta les traits de son visage, et Bill se figea, le fixant pour paraître normal.

Cet homme avait sûrement des doutes. Bill força le ton de sa voix vers le grave.

- Est-ce qu'il y a un problème, M. l'agent ?
- Oui, enfin non... Vous êtes un des membres du groupe Tokio Hotel, j'ai pas raison ?
- Si, c'est ça.
- Vous êtes le chanteur, n'est-ce pas ?
- Non, je suis le guitariste, dit Bill d'une voix assurée. Le chanteur, c'est mon frère.
- Ah oui ! Je me rappelle.

Faisant sursauter et reculer légèrement Bill dans son siège, le flic se pencha un peu plus, lui disant sur le ton de la confidence.

- Ma fille est ultra fan de votre groupe, elle nous rend complètement dingues à la maison. Même nos toilettes sont tapissées de vos posters. Je suis sûre que ça lui ferait très plaisir si vous lui faisiez un petit autographe. Je peux vous en demander un pour elle ?

Surpris, Bill cligna des yeux, et se retint de grimacer à la mention des toilettes. Puis réalisant l'étrange situation, il eut un petit rire étouffé. Si ça pouvait lui éviter plus d'emmerdement, un petit autographe falsifié n'était pas grand-chose. Après tout, ce n'était qu'un petit mensonge, oh, si proche de la vérité. Bill sourit.

- Bien sûr !

Il farfouilla encore dans la boîte à gants, prenant stylo et bout de papier. Mais quand il fut sur le point de signer, tentant de se concentrer pour imiter à la perfection la signature de Tom, le policier l'arrêta, scrutant encore un peu plus les traits de son visage.

- Attendez ! Vous êtes bien frères jumeaux, le chanteur et vous ?
- Oui, c'est exact, dit Bill en se figeant un peu, ses craintes revenant.

L'homme parut embarrassé.

- Ma fille me bassine tout le temps sur Bill, alors... est-ce que ça vous dérangerait de signer avec son nom, à la place ?

Bill écarquilla les yeux, puis souriant en se retenant difficilement de rire, signa comme à son habitude.

- Oh non, pas du tout ! Voilà, tenez !

Le flic le prit, tout content, et après lui avoir rendu tous ses papiers, le salua, et Bill repartit. Voyant la voiture des policiers et les trois hommes rapetisser dans son rétroviseur, Bill éclata de rire. Quand il allait raconter ça à son frère ! Il pouvait déjà voir celui-ci faire une moue de dix kilomètres.

Pensant à Tom, le sourire de Bill s'effaça un peu cependant. En fait, son frère risquait de ne pas être très content en le revoyant. Bill était parti à la sauvette pour se rendre directement à l'adresse de Dirk, sans prévenir son frère de ses intentions, en lui mentant.

Bill savait que ce qu'il faisait était complètement irréfléchi, mais il fallait qu'il tente. Il le faisait pour eux, et il n'aurait certainement qu'une seule chance. Or, il n'avait aucune intention de la laisser s'échapper, quoi qu'en pense Tom.

S'il restait un espoir de sauver leur amour, il le trouverait.

Plongé dans ses pensées et sa conduite, Bill entra finalement dans le quartier où Dirk habitait vers 14h30, une heure environ après être parti de chez son frère et lui.

Il se gara du mieux qu'il le put dans une petite ruelle à l'abri des regards curieux que de rares passants pourraient avoir en voyant l'énorme et coûteuse voiture, puis il prit quelques minutes pour enlever l'attirail qu'il portait sur la tête et pour enlever les larges habits de Tom qu'il avait enfilés par-dessus les siens.

Même s'il n'avait pas de maquillage, il se sentait déjà beaucoup mieux. Bizarrement, il y avait quelque chose de très oppressant pour lui à se vêtir comme Tom, à tenter de lui ressembler. L'ADN était une chose, et il ne lui viendrait pas à l'idée de nier follement leur extrême ressemblance physique, mais Tom et lui s'aimaient parce qu'ils étaient différents, et non pas parce qu'ils étaient le reflet de l'autre.

Prenant le papier où il avait noté l'adresse de Dirk en main, Bill sortit de la voiture. Il la ferma, faisant piailler l'alarme, et commença à marcher dans la rue, cherchant un numéro précis.

Après qu'il eut tourné dans quelques ruelles désertes, la pluie se mit à tomber, l'orage fracassant l'air. Le vacarme des gouttes tombant sur le sol était assourdissant.

Jurant, Bill se mit à courir, protégeant de ses deux bras ses cheveux parfaitement lissés, et finit par se réfugier sous un portique en arcade. S'appuyant sur le mur, il reprit sa respiration, regardant de part et d'autre de la rue déserte, puis il pencha la tête, se recevant quelques gouttes sur son visage. Front et paupières plissés, il distingua le numéro. C'était le bon.

Se décollant du mur, il rangea le bout de papier dans une de ses poches et regarda de l'autre côté, faisant quelque pas sous la voûte qui le protégeait de la pluie, mais pas du vent qui s'infiltrait insidieusement dans les moindres fentes de ses vêtements.

Une petite cour mal entretenue lui faisait face ; en son centre, deux statues représentaient un homme et une femme, tous deux très jeunes. Les deux êtres étaient nus, debout et enlacés et regardaient droit devant eux, leurs mains jointes. Elles étaient sans âge, de couleur grisâtre, et semblaient vivantes, hypnotisant malgré lui le jeune chanteur. Leurs deux paires d'yeux vides le fixaient.

Détournant son regard, gêné par l'étrange sensation qui l'avait envahi, le faisant frissonner mais le rassurant d'une certaine manière, Bill observa un peu mieux la cour. Le sol de celle-ci était composé de pavés irréguliers de pierre entre lesquels les mauvaises herbes florissaient. Tout autour, quelques portes aux allures miteuses amenaient sans nul doute à des appartements à deux étages aux murs mitoyens. Bill leva les yeux vers le ciel béant au-dessus de l'encadrement de ce mini fort, remarquant au passage que toutes les fenêtres étaient délabrées et que les murs à la peinture défraîchie tombaient en lambeaux.

Personne ne semblait vivre ici. Comment quelqu'un se disant photographe professionnel était-il parvenu à attirer de jeunes gens ici ? Bill frissonna.

Grelottant de froid et peut-être aussi un peu d'appréhension, il observa un long moment les différentes portes et fenêtres en quête du moindre mouvement, en vain, et ce n'est que près d'une heure après avoir bien réfléchi sur son geste, qu'il se décida à agir.

La pluie avait cessé de tomber pour l'instant, et Bill se dirigea avec hésitation vers la première porte à la gauche, sentant toujours les yeux des deux statues sur lui. Il regarda le couple, puis ses yeux errèrent vers leurs pieds de pierre nus.

Sur le socle, une inscription en latin était marquée, avec sa traduction en dessous.

Omnia vincit amor.
Virgile.


Bill murmura pour lui-même les mots traduits en allemand. L'amour triomphe de tout.

Au sens premier, cette phrase était vraiment stupide, digne des plus grands navets cinématographiques américains, et il eut un ricanement court et sourd sous le stress. Puis il détourna la tête, pensif. C'était complètement idiot, oui, pourtant... il voulait y croire. La relation qu'il entretenait avec son frère traverserait le temps et toutes les épreuves, et il enlèverait un à un chaque obstacle qui se mettrait sur leur chemin. Ils s'aimaient, et rien ne les entraverait plus jamais.

C'était illusoire vu leur situation périlleuse, et pourtant il se plaisait à penser que c'était possible, et qu'il pourrait rester toute sa vie avec son jumeau, dans leur petit cocon invisible aux yeux de ce monde de violence.

Ignorant ses pensées fleurs bleues, il serra les poings et s'approcha de la première porte en bois. A côté de la poignée, sur le mur, étaient marqués, dans un petit cadre flambant neuf qui contrastait avec le reste, les nom, prénom et profession de photographe de Dirk. Bill avait par chance visé juste du premier coup. Encouragé par tous ces signes positifs, il se lança, frappant à la porte. Intérieurement, il se mit à psalmodier des prières, espérant qu'il ne soit pas là.

Au bout de quelques secondes, il crut déceler un mouvement rapide derrière les rideaux de la fenêtre juste à côté, mais quand il la regarda, il n'en était plus certain. Sûrement un effet du vent qui devait s'infiltrer par les fentes des fenêtres mal isolées.

Personne ne lui répondit, et il recommença, plus fort. La pluie commençait déjà à retomber quand la porte crissa sous ses coups, s'entrebâillant. Elle était ouverte.

Son c½ur s'accélérant sous l'angoisse, Bill la poussa du bout des doigts, sans bouger, et quand elle dévoila un salon miteux et poussiéreux, il tenta timidement.

- Il y a quelqu'un ?

Aucune réponse ne lui parvint. Bill retenta, haussant la voix.

- Dirk ?

Toujours rien. Il était invraisemblable qu'il ait pu laisser son appartement ouvert à tout venant en son absence, et pourtant, l'endroit semblait bel et bien désert.

Bill jeta un coup d'½il vers le portique puis sur sa montre. Près de 16 heures. Il avait sûrement du temps pour aller fouiner un peu à l'intérieur et voir ce qu'il en était.

C½ur battant toujours comme un dingue sous le stress, Bill se faufila dans la pièce principale qui lui faisait face, repoussant la porte derrière lui mais sans la fermer totalement, et l'odeur envahit ses narines, immonde. Cela sentait le renfermé, la transpiration et mille autres choses dont Bill ne voulait pas savoir la nature. Il faisait sombre, aucune lumière n'était allumée.

Il fit quelques pas prudents à l'intérieur, observant attentivement tout autour de lui à la recherche du moindre mouvement. A sa gauche, une porte ouverte semblait mener à la cuisine, l'évier étant visible de l'endroit où il se trouvait. La petite pièce était plongée dans le noir. Un escalier en bois, également à sa gauche, montait à l'étage. Bill se pencha lentement sur la rampe pour tenter d'apercevoir quelque chose, mais il ne vit que du noir. Il attendit, mais aucun son ne vint. Vu les marches qui devaient craquer à la moindre pression, il n'aurait aucun mal à entendre si quelqu'un venait à descendre.

Se détournant de l'escalier, Bill activa l'interrupteur, la lumière illuminant enfin la pièce.

Tout semblait étrangement normal en dépit de l'odeur. Des assiettes sales, des restes de nourriture et des taches recouvraient chaque centimètre carré de la petite table basse. La moquette était elle aussi maculée de substances diverses et variées qui étaient indéfinissables et était jonchée de canettes vides de bières de toutes marques.

Bill s'activa et ouvrit rapidement tous les tiroirs et placards, vérifiant les DVDs et CDs dans le meuble sous la télévision, mais il n'y avait toujours rien. Dirk n'était apparemment pas un pro du ménage, mais mis à part ça, il n'y avait rien de suspect ici. Le brun se retourna, fixant l'escalier. L'homme devait tout garder à l'étage.

Respirant nerveusement, Bill commença à monter les marches en faisant le moins de bruit possible, les yeux levés vers le haut de l'escalier plongé dans le noir et ses mains crispées sur la rampe. Il tremblait. Arrivé en haut, il vit que les fenêtres fermées plongeaient la chambre dans le noir, et il tâtonna sur le mur. Quand il alluma l'unique ampoule de la pièce, il prit une grande inspiration sous le choc.

Partout, recouvrant entièrement les murs au vieux papier peint, étaient épinglées des centaines de photos pornographiques, obscènement graphiques et hautement dérangeantes, connotant de pratiques sexuelles sado-masochistes et autres tout aussi hard-core. Il fit quelques pas à l'intérieur de la pièce, ayant la désagréable impression d'être un agneau tombé dans le sordide repère du loup. Avec un haut-le-c½ur, il parcourut rapidement les cloisons, cherchant des photos de Tom et lui au milieu, mais heureusement, il n'y avait rien.

Par contre, sur l'ordinateur portable qui était allumé sur la table et où plusieurs fenêtres virtuelles étaient ouvertes, toutes sur des images aux noms douteux qui apparaissaient sur la barre Windows, une autre vidéo de leurs ébats tournait en boucle. Il reconnut un hôtel, en Pologne cette fois-ci, il s'en rappelait très bien. Enlacés sur le lit, Tom et lui s'embrassaient et se caressaient avec fougue, tendresse et passion comme s'il n'y avait pas de lendemain, et bien qu'il n'y ait pas de son, on pouvait les deviner haletants et gémissants alors que Tom faisait des va-et-vient en Bill à un rythme soutenu.

Le chanteur se figea devant la scène quand il réalisa avec effroi ce que cela signifiait. Si l'ordinateur était allumé, cela signifiait que...

- Je savais que tu viendrais ! Mon appartement te plaît ? Tu aimes ce que tu vois ?

Bill fit volte-face. En face de lui, sortant de la petite salle de bains sombre de l'autre côté de la pièce, Dirk se tenait, habillé d'un vieux jogging, noir et sale. Même dans cette tenue, on voyait qu'il était très imposant. Il avait une expression d'aliéné sur son visage et paraissait agité.

Paniqué, Bill resta cependant stoïque extérieurement et jeta un coup d'½il vers l'escalier. Puis tout d'un coup, il se précipita vers celui-ci pour s'enfuir, mais en moins de deux, Dirk lui avait barré la route.

- Oh, oh, tu veux partir si vite ma beauté ? Tu viens juste d'arriver, tu n'as pas encore vu mes ½uvres !

Reculant agilement, Bill cracha, ses yeux haineux.

- Tu n'es qu'un pauvre malade.
- Je suis malade ? Tiens donc, pourtant je ne suis pas celui qui couche avec son propre frère, jumeau de surcroît, lança Dirk avec ironie mais aussi un amusement malsain.
- Au moins, je ne terrorise pas une jeune femme en lui faisant du chantage, dit le chanteur avec froideur.

Dirk avança d'un pas, son visage devenant immédiatement fermé et menaçant, et Bill recula.

- Nathalie n'est qu'une idiote. Elle n'a même pas vu qu'elle n'avait pas l'ombre d'une chance avec la mauviette incestueuse que tu es. Et dire que si elle m'avait suivi, on aurait tout eu. La baise, l'argent. Ah oui ! Car bien sûr j'aurais déjà vendu toutes mes photos et vidéos de toi et ton frère sur la toile. Tu as vu le charmant petit site que j'ai ? Mais ne t'inquiète pas ma poulette, tout sera bientôt en ligne, ça va se vendre comme des petits pains ! A moins que...

Bill ne dit rien, serrant les poings et cherchant mentalement un moyen pour s'échapper, ses méninges échafaudant des plans à toute allure, tous plus risqués et fous les uns que les autres. Dirk s'avança encore vers lui, et son regard se changea encore pour devenir celui d'un prédateur. Bill était tétanisé, mais restait conscient et alerte, sous l'influence du stress extrême qui poussait son cerveau à se droguer de substances de survie. La situation dérapait dangereusement.

- ... tu deviennes ma pute.
- Rien que ça ? ironisa Bill, sa gorge sèche.

Les vertiges commençaient à lui faire tourner la tête sous la peur et l'écoeurement, ce mec le dégoûtait tellement. Dirk poursuivit, ses yeux bougeant nerveusement comme ceux d'un fou.

- J'ai vu que tu étais doué au pieu. J'adore te voir jouir et en demander plus, tu sais ?

Il s'arrêta, le dévisageant, et glissa une main sous l'élastique de son pantalon. On pouvait deviner qu'il ne portait rien en dessous. Il prit en main son membre qui s'était dressé tout le long de leur conversation, et commença à se toucher devant lui. Tétanisé, Bill trembla, devinant ses intentions. Il se sentait à deux doigts de s'évanouir. Dirk poursuivit.

- Au départ, je ne cherchais qu'à ternir ton image auprès de cette salope de Nathalie. Je te raconte pas l'aubaine que ç'a été quand j'ai découvert par hasard que tu forniquais allégrement avec ton petit pédé impuissant de frère ! Faut dire que vous n'étiez pas discrets, et j'ai passé des heures, bien excitantes je dois dire, à vous filmer en train de baiser, enfin, surtout toi. Sauf que...

Il marqua une pause, un sourire pervers se dessinant sur ses lèvres.

- ... ton frère ne sait même pas te baiser correctement. Avec moi, tu crieras cent fois plus, ma petite pute.

A ces mots, Bill lui cracha pour de bon à la figure, et après un quart de seconde où le photographe resta hébété, il retira sa main de son pantalon et se jeta sur lui avec furie, le plaquant de toute sa force contre le lit en lui emprisonnant les bras. Il tenta de l'embrasser et de se frotter contre lui, sa voix étouffée prononçant des mots de désir pervers et dérangé. Il pouvait sentir son érection dressée contre lui. Effrayé, Bill se débattit en criant, mais l'homme était lourd et fort. Heureusement, par chance, il parvint à lui décocher un coup de genou magistral dans les bijoux de famille, obligeant son agresseur à lâcher prise.

Dirk le fit en jurant, et roula jusqu'à tomber à côté du lit quand Bill le repoussa de toutes ses forces, l'envoyant valdinguer le plus loin possible. Néanmoins, alors que Bill se relevait à la vitesse de l'éclair sous l'adrénaline, le malade bondissait déjà sur lui pour le capturer à nouveau.

N'ayant pas le temps d'atteindre les escaliers, les jambes de Bill le précipitèrent dans la salle de bains, échappant de justesse aux mains de Dirk qui essayaient de l'agripper, et le chanteur parvint à s'enfermer à l'intérieur, la clé se trouvant par miracle à l'intérieur. Il la tourna deux fois. Dirk vint taper de tout son poids sur la porte, faisant tomber Bill en arrière avec frayeur. Alors que l'homme continuait à cogner avec rage, Bill rampa à reculons, avec terreur, jusqu'à ce que son dos ne heurte durement la baignoire dans le noir. Il se traîna dans le coin et s'immobilisa.

Dirk donna encore plusieurs coups violents et puissants sur la porte, terrorisant toujours plus le brun qui s'était recroquevillé, tremblant, mais la porte tint bon. Et soudainement, l'homme se calma, Bill entendant son souffle lourd contre la porte où Dirk s'appuyait. Un ricanement résonna et s'étouffa contre le bois.

- Tu seras bien obligée de sortir de là, tôt ou tard, ma poulette. Tu es à moi maintenant, tu vois ? Tu ne peux plus t'échapper !

Sur ce, il s'éloigna un peu de la porte, s'en retournant visiblement devant son ordinateur. Il monta le son, et bientôt, des grognements presque bestiaux se firent entendre par-dessus les gémissements enregistrés des jumeaux. Il se masturbait devant la vidéo, murmurant des propos obscènes pour lui-même et à l'attention de Bill.

Réprimant une envie de vomir, le chanteur plaqua ses mains sur ses oreilles pour ne plus l'entendre.

Il n'avait pas son téléphone portable avec lui, se souvenant l'avoir laissé par inadvertance dans les vêtements qu'il avait empruntés à Tom pour son trajet en voiture. Il n'avait aucun moyen de communication, et il était inutile de crier à l'aide, personne ne l'entendrait d'ici, et s'il hurlait, qui sait ce que pourrait tenter de faire Dirk. Il était enfermé dans la salle de bains d'un pervers qui venait de tenter de le violer et qui n'hésiterait certainement pas à retenter bientôt.

Il savait que Tom finirait par comprendre où il était allé, et que son frère viendrait avec une cavalerie de policiers. Mais quand ? Et quand les policiers arriveraient, ils réquisitionneraient l'ordinateur de Dirk et ils verraient tout, comprendraient tout.

Tout était fini. Terminé. Tout le monde allait découvrir leur secret. Ca serait dans les journaux. Leur mère saurait et les regarderait avec dégoût. Leurs vies seraient détruites. Ils seraient montrés du doigt et séparés.

Priant à qui voulait l'entendre pour que la porte ne cède pas avant l'arrivée des secours, Bill cacha sa tête derrière ses genoux repliés vers lui, les entourant de ses bras, et il éclata en sanglots déchirants.

***

Au même moment, à quelques kilomètres de là.

Tom se rongeait les sangs et les ongles en silence depuis près d'un quart d'heure, regardant avec angoisse le paysage défiler sous ses yeux. La pluie s'était à nouveau arrêtée, mais le ciel semblait encore triste, ses nuages se noircissant encore, prêts à pleurer de nouveau.

Nathalie conduisait, sachant très bien où vivait Dirk. En effet, la jeune maquilleuse venait juste d'expliquer au guitariste qu'au tout début, quand elle venait à peine d'être embauchée par Universal et qu'elle avait rencontré Dirk déjà plusieurs fois sur son lieu de travail, celui-ci l'avait ramenée un jour chez elle... en faisant un détour de plus de 30 km qui passait chez lui. Presque forcée, elle avait pris un verre chez lui, mal à l'aise sous le regard insistant et pénétrant du garde du corps qui avait fait l'entière conversation, puis il l'avait enfin raccompagnée chez elle, sous son refus de voir ses ½uvres photographiques.

Depuis ce jour-là, elle avait catégoriquement refusé la moindre de ses invitations et avances, et Tom comprenait sans mal pourquoi. La peur.

On voyait directement dans le comportement de Dirk que quelque chose clochait, si on se penchait un temps soit peu dans sa vie privée. Pourtant, d'un point de vue professionnel, il avait toujours semblé être le parfait garde du corps, serviable et poli. Cependant, dernièrement, depuis le début du chantage, sa double personnalité était devenue de plus en plus apparente. Ce type avait vraiment besoin de se faire soigner.

Tom n'osait même pas imaginer ce qu'il avait pu faire à Bill si celui-ci était tombé sur lui. Sentant la panique monter en flèche en lui, Tom siffla.

- S'il a touché à un seul de ses cheveux...
- Bill ne se laissera pas faire.
- Il ne sait pas se défendre, c'est une vraie fille. Il n'a jamais su se battre !

Fixant d'un air perdu sur les hautes herbes en bordure de route qui ne formaient plus que des traits avec la vitesse, Tom avait dit ça en étouffant un rire, ses yeux brillants de larmes à sa fausse plaisanterie. Un silence gênant s'installa. Ils savaient tous deux très bien que Dirk était beaucoup plus fort que le frêle chanteur, et que ce dernier ne pourrait jamais faire le poids. Ses mains sur le volant, Nathalie lui jeta un coup d'½il.

- On sera bientôt sur place, on va le tirer de là, dit-elle d'un ton se voulant rassurant.

Tom restait toujours silencieux, préoccupé, et elle rajouta, se forçant à sourire un peu pour lui redonner le moral.

- Et puis, Bill est très fort en lancer de meubles, non ?

Tom cligna des yeux, puis voyant ce à quoi elle faisait allusion, il eut un petit rire. Il était déjà arrivé que Bill et lui se disputent, et dans ces cas-là, il était arrivé plus d'une fois que Bill envoie chaises et autres objets de même genre en direction de son frère. Très souvent, David avait même dû se mettre entre eux pour qu'ils ne réduisent pas à néant le mobilier de leurs chambres d'hôtels.

- Merci, souffla-t-il.

Il observa la jeune femme en coin. Elle avait accouru sans demander d'explications quand Tom l'avait appelée, disant que Bill était en danger. Pourtant, après tout ce qu'elle avait subi, et les insinuations accusatrices que Tom lui avait dites avant qu'il ne sache la vérité, elle aurait pu sans mal le laisser se débrouiller seul. Il s'éclaircit la voix, s'excusant timidement.

- Je m'en veux de t'avoir soupçonnée.
- Tu avais tes raisons, et c'est vrai que je faisais la coupable idéale, répondit-elle au bout d'un moment. Surtout que...
- Quoi donc ?
- Tu sais, quand je t'ai dit que j'avais accepté le fait que Bill et toi soyez ensemble s'il était heureux comme ça ? C'est vrai, mais... Je dois dire que j'ai quand même mis du temps à comprendre. Ca m'a fait un sacré choc et... j'admets que j'ai été jalouse de toi. De vous deux. De tout ce bonheur.

Elle marqua une pause, puis continua, sa voix à peine plus élevée qu'un murmure.

- C'est tellement injuste. Il y a des gens qui cherchent l'amour toute leur vie sans jamais le trouver. Des gens qui manquent d'affection et de contact humain, réellement humain, il y en a des quantités dans ce monde froid et cynique, alors que vous, vous êtes nés dans l'affection toute acquise de l'autre. En plus, vous êtes beaux, riches et adulés depuis vos 15 ans ! Vous vivez dans le luxe, entourés par des gens formidables. Je ne dis pas que vous n'avez pas eu de moments difficiles dans votre vie, mais vous avez toujours eu l'autre à aimer et pour vous aimer. C'est une sensation étrange que de vous voir graviter autour de l'autre. Parfois, j'ai l'impression que les gens autour de vous, moi y compris, sont juste transparents et sans aucun intérêt pour vous. Ils n'ont tout simplement aucune chance.

Tom avait écouté son monologue avec attention, sans la couper. Au bout d'un moment, le silence étant revenu, pesant, il se lança, sa voix étrangement calme et pensive.

- C'est sûrement vrai. Mais combien de gens qui s'aiment sont-ils obligés de se cacher aux yeux du monde, de mentir à leurs proches de crainte d'être jugés et de perdre à tout moment cet amour pour toujours ?

Il avala difficilement sa salive, se mordit les lèvres pour chasser les infimes larmes dans ses yeux, puis reprit.

- J'en mourrais si ça arrivait. Je mourrais sans lui.

Il se tourna vers la vitre, et se tut, gêné et étonné d'en avoir dit autant à la jeune femme, lui qui ne se livrait sincèrement qu'extrêmement rarement, et seulement à Bill.

Nathalie l'observa, puis sourit légèrement mais tristement. Se concentrant à nouveau sur la route, elle changea de sujet.

- On va bientôt arriver, comment est-ce qu'on va s'y prendre pour... Zut ! Les flics.

Tom grogna quand un policier les fit se ranger sur le côté. Il ne faisait que les retarder. Nathalie baissa sa vitre et tendit les papiers que l'homme en uniforme lui demanda, quand celui-ci fronça les sourcils, remarquant le blond sur le siège passager.

- M. Kaulitz ?
- Oui ? confirma Tom.
- Oh ! Je viens de voir passer votre frère, Tom.

Tom cligna des yeux, étonné. Ce mec le prenait pour... Bill ? Bien sûr, avec son bonnet, on ne voyait pas qu'il avait des dreadlocks, mais tout de même... Puis réalisant ce qu'il venait de dire, le guitariste se raidit, et il demanda vivement.

- C'est vrai ? Il y a longtemps ?
- Un peu plus d'une heure, je dirais. Dites, je peux vous demander un autographe, à vous aussi ? C'est pour ma fille, elle vous adore !

Un peu pris au dépourvu, Tom acquiesça, ses pensées tournées vers son frère, tentant d'évaluer ce que celui-ci avait eu le temps de faire depuis alors qu'il s'apprêtait à imiter la signature de son frère. Le policier rendit ses papiers à Nathalie, puis se rappelant soudain de quelque chose, il interrompit le blond, embarrassé.

- Euh... est-ce que vous pourriez signer au nom de votre frère pour éviter de faire un doublon ? En fait, j'ai déjà demandé à votre jumeau d'utiliser votre nom tout à l'heure. Ma fille vous préfère nettement à Tom, voyez-vous !

Il lui fit un clin d'½il complice, pensant lui faire plaisir. Tom haussa un sourcil, et prit le papier et le stylo que le policier lui tendit. Nathalie à côté de lui se retenait de pouffer. Tom obtempéra néanmoins sans rien dire, et signa de son véritable nom. Lui redonnant ensuite l'autographe à travers la vitre ouverte de Nathalie, se penchant sur elle, il questionna le policier.

- Mon frère ne vous a rien dit de spécial quand vous lui avez demandé ça ?
- Oh ! Non, rassurez-vous ! Il ne s'en est pas du tout formalisé.

Tom acquiesça mécaniquement, et Nathalie et lui le saluèrent avant de repartir sur la route. Quelques secondes plus tard, le blond marmonnait entre ses dents, boudant.

- Rappelle-moi d'étrangler Bill quand on le verra.
- Avant ou après l'avoir embrassé ? rit-elle.

Sentant la pression revenir immédiatement dans ses veines, il perdit son sourire, imité très vite par Nathalie, et dit le plus sérieusement du monde, triturant nerveusement sa casquette.

- Après.

Derrière eux, les regardant partir au loin, ils manquèrent le petit sourire de l'homme au képi, celui-ci pensant en toute innocence au scoop qu'il allait dévoiler à sa petite fille, n'imaginant pas que celle-ci répandrait ensuite la rumeur sur Internet et que "l'information" se retrouverait ensuite dans les magazines, provoquant la panique chez des milliers de fans.

En effet, sa petite fille serait surprise en apprenant que son idole, Bill Kaulitz, avait une nouvelle petite amie, une certaine Nathalie.

À suivre...

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Comments :

  • lollipopthetop

    24/12/2010

    Bon on copie mon com' précédent sauf qu'à la place de Bill on met ils c'est possible ?

  • Lillou483

    07/07/2008

    Mais commej'aime trop ce chapitre ! Oo"
    La sequestration...la scène de la salle de bain ecellente. Les coup du policer....mouhahahahaha! L'est con lui...e Billqui n'a pas son prtable! >.<
    Mais ké bouleyyyy!
    Je continu...=================================================>>>
    ;)

  • 3liiz

    25/06/2008

    Vivmen la suite je flipe trop la !

  • 0o-montagestokiohotel-o0

    24/06/2008

    je crois que j'avais déjà laisser des coms avec mon autre blog "dont-tell-mom-yaoi" en tout cas je te félicite pour toutes tes fictions elles sont franchement géniales !!

  • 0o-montagestokiohotel-o0

    24/06/2008

    elle trop bien cette fic !!! je la vois souvent sur nokaia et j'ai jamais cliqué dessus ... (shame on me ^^) je viens juste de la lire de la fin jusqu'au début (j'ai commencé par cette page bêtement parce que je lisais "baiser de pardon" à la base .. mais çà m'a pas empêché de comprendre l'histoire) ^^ bref j'adore !!

    j'espère que tu mettras bientôt la suite !!!

    ++

  • Justyn

    14/06/2008

    comment je me suis régalééééééééééé
    jai plus grand chose a dire (jai surtout la flemme en fait, jai deja mis un commentaire sur le forum en plus de ca..) bref, jaime trop cette histoire, et je ne dirais jamais assez bravo.

    Bonne aprem miss!

  • Tori-Os

    13/06/2008

    Hello

    Moi je suis dans tes amis et tu es dans les miens.
    Ouff
    Je comprends la pub à la longue c'est chiant.
    Juste pour te dire que j'ai posté de nouveaux OS
    Donne moi ton avis si tu as le temps
    .
    Bizz

    Tori

    Ps: encore bravo pour ton blog super bien fait , clair, précis et conscis. A quand la suite ? Préviens moi stp . Merki

  • magaliii

    13/06/2008

    coucou!je viens de lire et jadore comme dab mais jpense ke c la mini fic ke je préfére et pourtant jaime tt ske tu écris!!!=) g vraiment hâte de lire le dernier chapitre avec l'épilogue!!tu as fini de les écrire?tu vas poster tt sa kan?K!$$

    <3 M@g@L! <3

  • 24H

    13/06/2008

    Youhou, je suis revenue pour commenter (au début j'avais oublié de revenir puis j'me suis dis "Ah oui merde j'ai dis que j'revenais" donc je suis revenue. C'EST FASCINANT JE SAIS)

    "Arrivé à un croisement, Bill jeta un coup d'œil sur le côté, en direction de la voix suave et féminine, la fixant comme on doute des fous.

    - Tournez à droite. "

    Ca m'fait penser à mon GPS.
    Mon GPS c'est un warrior quand tu prends pas le bon chemin juste pour voir du paysage il te dit toutes les 5mn "Vous n'êtes pas sur la bonne route, tournez à droite/gauche au prochain carrefour"

    GPS de merde (:

    BREF. J'suis en stress ! Dirk c'est un gros malade mental ! Ca m'donne envie d'le baffer ! (Ouais mais en même temps non, vu qu'il doit faire genre 4 têtes de plus que moi & 20fois mon poids)

    Sérieusement, pauvre Bill ! Ca doit être tellement flippant comme situation... Enfin bon...
    Sinon niveau Tom c'est stressant aussi ! (:
    Je suis d'ailleurs surprise qu'il ait pas explosé les limitations de vitesse ! (Hop 130 sur la départementale, congrat's)

    Ca me fait d'ailleurs penser au flic...Lui c'est un ouf dans sa tête (:

    Aaaah, je dois encore y aller, donc, je conclu:

    I can't waiiiit de lire la suite !
    T&N vont ils arriver à temps?
    Bill finira t'il amorphe dans la salle de bain?
    Dirk pourra t'il avoir droit un jour à une vie sociale relativement normale?

    Tant de questions (:

    BREF

    AU REVOIR AU REVOIR ! (L)

  • chouu----16

    13/06/2008

    OH MEIN GOTT .
    Je veux la suite dans les 5min qui viennent sinon j'te décapite U___U XD
    Putain putain putain putain putain .
    Nan mais Sanggreen quoi , tu peux pas nous faire ça je veux savori si Bill va s'faire violer moi mddr
    Sinon l'histoire avec le policier est à mourir de rire . Buhaha .
    Bref , tu t'es surpassée pour ce chapitre :)
    Merci <3
    J'aime Parfum de Scandale .
    Et je vois pas du tout comment va finir toute cette histoire :P
    Allez l'bécot l'amie

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