Secrets d'alcôve

Dernière fic en relation avec Cascade en chaîne, située un mois après Abandon. J'ai vraiment beaucoup aimé écrire sur cet univers alternatif, et j'espère que vous aurez passé un bon moment à lire ces trois fics. Bonne lecture !

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Secrets d'alcôve


Quand Bill leva la tête du coussin, son visage presque entièrement caché par ses cheveux en désordre qui lui tombaient devant les yeux, le soleil matinal aveugla ses petits yeux ensommeillés. Il bâilla, détournant la tête de ses rayons.

Une lumière éblouissante inondait la pièce et on pouvait deviner un ciel bleu azur. S'infiltrant à travers la fenêtre entrouverte, une légère brise faisait danser les rideaux blancs.

Il faisait agréablement chaud dans la chambre d'hôtel. Bill s'étira. Il se sentait extrêmement bien reposé. Bâillant encore, il se tourna vers l'autre côté du lit, et il sourit à la vue qui se présentait à lui.

À côté de Bill, une masse endormie paisiblement respirait profondément, son ventre se levant et s'abaissant à intervalles réguliers. Sa tête n'était pas tournée vers lui, mais Bill pouvait voir les longs cils gracieusement fermés et cette joue tendue vers lui semblait appeler ses lèvres.

Il se rapprocha et glissa à moitié sur lui, sa main venant caresser sa taille et une de ses jambes s'emmêlant aux siennes. Ses yeux rivés sur le visage du dormeur, il se mit à embrasser sa mâchoire de légers baisers.

Le contact de leurs corps nus était doux, faisant revenir à sa mémoire les souvenirs de la nuit passée.

Ils s'étaient éclipsés tôt, prétendument pour se 'reposer', et partageant pour une fois la même chambre d'hôtel, ils avaient rattrapé en quelques heures plusieurs jours d'abstinence. Bill se souvenait sans mal comment ils s'étaient pratiquement jetés dessus dès que la porte s'était refermée, comment ils avaient envoyé valdinguer leurs vêtements en un temps record. Surtout, il pouvait encore sentir leurs corps en sueur se faire l'amour, glissant contre et à l'intérieur de l'autre, entre gémissements, baisers, cris et caresses.

Arrêtant ses bisous pour un temps, Bill recula pour mieux observer les traits de l'endormi, un petit sourire attendri aux lèvres. Il soupira.

Cette nuit, Bill avait chuchoté maintes et maintes fois le prénom du jeune homme ainsi que de nombreux autres doux mots, aimants et sensuels, au creux de son oreille qui avaient fortement excité celui-ci. Ils l'avaient fait tellement de fois et expérimenté tellement de nouvelles sensations que Bill avait encore l'impression de se trouver sur un petit nuage. Ils devenaient suprêmement doués et y prenaient à chaque fois un peu plus de plaisir, mais pourtant, le plus important aux yeux de Bill, était qu'il ne s'agissait pas seulement une relation charnelle.

Bien sûr, le sexe était un exutoire nécessaire à la tension amoureuse qui régnait entre eux, mais au-delà de ça, Bill savait qu'il y avait bien plus.

Tellement plus que ce bonheur lui paraissait souvent trop parfait pour être réel.

Glissant totalement sur lui, Bill se mit à le cajoler de bisous, posant avec délectation ses lèvres sur son visage et dans son cou, venant titiller sa clavicule de sa langue. Il était bien décidé à le réveiller. Et quand il l'entoura de ses bras, sa victime commença à protester par de petits grognements rauques engourdis de sommeil.

Bill gloussa contre son oreille.

- Bonjour, M. Grognon.

Ledit M. Grognon tenta de se dégager en tournant la tête, en vain, les lèvres de Bill embrassant enfin les siennes. Tom y répondit paresseusement, jusqu'à ce qu'un bâillement ne le fasse détourner pour de bon la tête. Il prit Bill dans ses bras, l'obligeant à poser sa tête contre son cou, collant leurs corps au plus près.

Bill capitula un moment, soupirant de contentement, yeux fermés. Des mains agiles glissaient sur son bras, le câlinant. C'était si agréable et le corps contre lui était si chaud que les yeux de Bill se refermèrent. Ses doigts se mirent à caresser le ventre du blond pendant un long moment.

Le silence revint, entrecoupé de piaillements qui leur parvenaient de la fenêtre entrouverte.

Il était rare qu'ils passent une nuit entière ensemble, car ils faisaient de plus en plus attention. Cela faisait un mois déjà qu'ils avaient franchi ce nouveau pas de leur relation fusionnelle et chaque jour qui passait, ils devenaient un peu plus conscients qu'il s'agissait d'un lourd secret à porter et à préserver. Ils avaient toujours l'impression qu'on les regardait avec suspicion, même quand ce n'était pas le cas, et Bill ne pouvait s'empêcher d'imaginer le scandale si quelqu'un les surprenait un jour.

Chassant ses sombres pensées, Bill rouvrit les yeux. Il tourna la tête vers lui, posant son menton sur son épaule, et ses doigts vinrent caresser sa clavicule.

- Tomi.

Tom entrouvrit enfin les yeux, et leurs regards encore lourds de sommeil se rencontrèrent.

- Mh ?

Bill se pencha un peu plus vers lui et posa ses lèvres contre son oreille et lui murmura, tel un secret :

- Je ne veux pas me lever. Je veux rester ici, pour toujours.

Tom eut un petit sourire et prenant le poignet droit de Bill dans sa main, il le porta à ses lèvres pour en embrasser l'intérieur de baisers mouillés, remontant peu à peu vers l'intérieur de son coude. Bill gloussa et l'embrassa de même sur la mâchoire.

Leurs lèvres se rejoignirent, et Bill glissa sur Tom, ce dernier approfondissant le baiser en gémissant tout en glissant ses jambes contre celles du brun. Un flash de la veille passa à l'esprit de Tom, et il vit Bill dans la pénombre, se tordant délicieusement sous lui alors que Tom touchait encore et encore de ses doigts cet endroit secret en lui qui semblait provoquer autant de plaisir chez son jumeau.

Il se rappelait aussi comment il avait passé des heures, plongé à l'intérieur de lui alors qu'ils se retrouvaient alternativement dos au matelas, dans une lutte de pouvoir sans vainqueur. Tom se rappelait particulièrement l'expression de pure extase sur le visage de Bill dans l'obscurité que seul un clair de lune venait contrarier alors que le brun ondulait sur lui, Tom s'enfouissant profondément en lui de coups de reins saccadés.

À ce souvenir vivace, Tom grogna d'envie. Il tenta de se défaire de l'emprise du brun pour échanger leurs positions en faisant basculer Bill, mais il s'arrêta à mi-chemin en faisant une grimace. Le bas de son dos lui avait envoyé une petite décharge de douleur. À présent allongé sur le côté, il s'immobilisa, bouche légèrement ouverte et yeux fermés, et il lui fallut quelques secondes pour se rappeler ce qui était à l'origine de cette douleur.

- Aïe !

Il avait presque failli oublier la dernière partie de la nuit, mais son corps faisait office d'excellent pense-bête. Soufflant, Tom se rallongea sur le dos, se détendant pour chasser l'étrange sensation, et il glissa une main sur ses reins. Bill, qui l'avait regardé avec surprise, redressa immédiatement la tête, inquiet.

- Ca va ?

Tournant la tête, Tom leva des yeux hésitants vers lui. Il rougit.

- Oui, je crois. C'est seulement... tu vois.

Bill le fixa pendant quelques secondes, un petit sourire à la fois amusé et attendri aux lèvres, et Tom devint écarlate. Bill cligna des yeux et ses lèvres vinrent déposer un léger baiser sur le nez de Tom, avant de descendre embrasser ses lèvres. Elles se happèrent sensuellement pendant quelques secondes, puis Bill murmura contre sa bouche avant de l'embrasser à nouveau avec passion.

- Je vois.

Tom répondit ardemment, sentant sa chaleur corporelle monter d'un cran.

Plusieurs heures auparavant, pour la première fois et après avoir déjà longuement consommé leur nuit, Tom avait amené Bill à moment donné à prendre les devants. Bill avait été hésitant mais enthousiaste face à ce revirement de position. Il avait adoré avoir tant d'emprise sur son frère. Ayant abandonné volontairement tout contrôle, Tom l'avait laissé faire à son rythme, et Bill lui avait fait l'amour, passionnément et avec un manque de maladresse outrageant pour un premier essai, ce qui n'avait pas totalement déplu au principal intéressé qu'était Tom, soit dit en passant.

Sous ses baisers et son toucher, Tom avait expérimenté avec délectation chaque nouvelle sensation, et il avait encouragé son jumeau à se laisser aller, lui-même perdu dans son excitation. Cela avait été une expérience tellement géniale. Cependant, il ne s'était pas attendu aux conséquences.

Quand ils reculèrent, Bill le regarda avec des yeux rieurs, un petit sourire taquin aux lèvres. Il ne paraissait pas vraiment désolé.

- Petite nature.

Gloussant avec embarras, Tom tenta de lui mettre une fausse baffe mais Bill l'esquiva en riant, détournant brièvement la tête. Tom geignit.

- Merci la compassion.

Bill secoua la tête en riant avant de se calmer. Il se pencha à nouveau au-dessus de lui, se collant contre son torse, et il l'embrassa sur la joue. Il parla doucement, caressant sa taille comme pour l'apaiser.

- Ca passera vite, promis.

Tom hésita, ses yeux fuyant difficilement le regard inquisiteur de Bill.

- Ca fait toujours ça ?

Bill eut un petit rire amusé devant sa timidité. Observant les traits de son visage, il secoua encore la tête et murmura :

- Non, on s'y habitue...

Il sembla réaliser quelque chose et incertain, il rajouta un peu plus bas, rougissant :

- Enfin... si tu veux le refaire, bien sûr.

Tom rougit en miroir et eut un petit hochement de tête discret. Bill sourit, semblant soulagé et étrangement heureux, avant de prendre un air coquinement mystérieux.

- Pour me faire pardonner, je peux te faire oublier la douleur. J'ai une méthode spéciale, testée et garantie.

Bill haussa les sourcils pour appuyer ses dires, tournant légèrement sa tête de manière espiègle. Tom le regarda avec curiosité, cherchant à déterminer à quelle "méthode" farfelue son frère avait bien pu penser. Interrompant les pensées du blond, Bill embrassa son torse de courts baisers avant de redéposer moins sagement ses lèvres sur les siennes et Tom gémit quand le baiser s'approfondit et qu'une main vint caresser son membre qui avait déjà commencé à s'éveiller. Le baiser s'enflamma et Tom protesta quand les lèvres de Bill quittèrent les siennes pour s'attaquer à son cou et à son torse, descendant toujours plus bas.

Quand elles arrivèrent sur son ventre, suçotant la peau ferme alors que la main continuait sa douce torture, Tom ne protestait plus. Il avait deviné la suite et il anticipait déjà, son estomac se tordant délicieusement à la seule pensée. Les draps glissèrent, exposant les deux corps nus au soleil matinal qui réchauffait leurs peaux.

Tom jura et posa une main sur la tête ébouriffée de Bill qui embrassait déjà son aine. Tom écarta un peu plus les jambes, ignorant la douleur lancinante qui le brûlait légèrement. Elle était totalement surpassée par le plaisir qu'il ressentait, en devenant presque jouissive. Les lèvres de Bill s'approchaient toujours plus près de sa cible tendue.

Lâchant son membre, les mains du brun se mirent à caresser avec sensualité et tendresse ses cuisses et son ventre, et quand l'une d'elles redescendit, ce fut pour effleurer du bout des doigts son membre dressé, les faisant glisser de haut en bas sur toute sa longueur.

Bill déposait de petits baisers non loin de là, ne paraissant pas pressé d'aller plus loin. Se tordant sur le matelas, Tom étouffa un gémissement plaintif. Il allait devenir dingue si Bill n'accélérait pas les choses. Les lèvres de Bill et sa langue percée savaient faire tellement de choses exquises...

Tom gémit pour de bon.

- Bill...

Il sentit le jeune homme rire contre sa peau et il sut qu'il le faisait exprès. Tom grogna et massa le cuir chevelu du chanteur pour l'encourager, ses doigts nageant dans l'épaisse chevelure brune méchée de blanc. Quand il risqua finalement un coup d'½il vers Bill, celui-ci s'apprêtait à toucher de ses lèvres entrouvertes le fruit défendu que ses yeux mi-clos observaient avec envie.

Il le vit humidifier ses lèvres d'un coup de langue sensuel quand un coup à la porte les fit brusquement sursauter tous les deux. Ils se regardèrent alors qu'une faible voix leur parvenait à travers le matériau épais.

- Debout là-dedans ! On a un changement de programme. Ouvrez-moi !

Bill leva les yeux au ciel et Tom rejeta sa tête en arrière sur l'oreiller avec dépit. David.

De quoi s'agissait-il encore cette fois-ci ? D'une interview ? Une émission de radio ? Ils grognèrent en même temps. Bill vint rapidement se rallonger à côté de lui, posant la tête sur l'oreiller. Il soupira.

- Je m'occupe de lui.

Tom soupira en réponse, lui faisant de petits yeux abattus. Bill eut un petit rire discret et se pencha pour l'embrasser brièvement. Tom en profita pour capturer sa taille, le retenant fermement de ses deux bras, et Bill protesta dans le baiser.

Finalement, Tom le laissa se lever, leurs mains glissant l'une sur l'autre jusqu'à se quitter, puis il se leva lui aussi, suivant rapidement son frère dans la salle de bains en jetant un coup d'½il inquiet vers la porte. En moins de deux, Bill avait agrippé un peignoir et s'en était recouvert sommairement.

Avant de sortir de la pièce, il plaqua brusquement Tom contre le mur qui poussa un cri aigu sous la surprise, vite étouffé par les lèvres du brun. Bill avait collé leur corps nus tels des siamois sous son peignoir entrouvert, et il l'embrassait avec empressement. Quand il recula, Tom hoqueta, ouvrant de grands yeux surpris qu'il leva vers son frère.

Bill le surplombait naturellement de par sa taille, et pour la première fois depuis qu'ils étaient 'ensemble', Tom se sentit vraiment dominé dans leur intimité encore toute nouvelle. Il passa une main sur la nuque de Bill et attira sa bouche contre la sienne, surprenant à son tour le brun, et il gémit. Le pire dans tout ça, c'est qu'il adorait. Il était encore dur.

Il n'était pas le seul à l'avoir constaté apparemment, car Bill haleta et grogna d'excitation contre ses lèvres avant de reculer brusquement. Il le fixa sérieusement, fronçant les sourcils en guise d'avertissement, et murmura sur un ton impératif.

- Tu n'as pas intérêt à continuer sans moi si tu veux que je termine ce que j'ai commencé. Je reviens dans cinq minutes.

En moins de deux, il était sorti de la pièce. Derrière la portée refermée, Tom ne pouvait que sourire béatement.

Alors que Tom entrait dans la douche, Bill remontait fébrilement les draps du lit qu'ils avaient utilisé et rabaissait ceux du lit inusité, cherchant à les froisser. Jetant un coup d'½il circulaire, il mit hors de vue sous-vêtements traînaillant à terre et tube de lubrifiant, et c'est en refermant au mieux son peignoir et en croisant nerveusement les bras qu'il ouvrit la porte, cherchant à passer le plus naturel possible au yeux de son manager.

Seuls ses yeux agités auraient pu sembler étranges, mais c'était bien là la seule preuve. La seule et unique, passant inaperçue aux yeux de tous et qui devait continuer à se faire discrète.

Rien ne devait venir trahir leur secret.

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Bill soupira alors que la femme traduisait sa réponse à la jeune journaliste. Il appuya son menton sur sa main, son coude tanguant sur son genou, et il pinça ses lèvres d'un air contemplatif. La douceur de son réveil aux côtés de Tom était loin à présent.

C'était la cinquième interview de la journée et les questions ne variaient pas. Elles étaient même extrêmement récurrentes. Tellement redondantes que Tom à côté de lui se grattait le cou, baissant la tête pour cacher son sourire narquois. Sans même le regarder, Bill fronça imperceptiblement les sourcils, se retenant de se tourner vers lui pour le fusiller du regard.

Ils étaient tous amorphes. Encore plus que d'habitude, Gustav et Georg semblaient sourds et indifférents aux questions, et Bill répondait depuis le début à la majorité des questions, si bien que leur contenu tournait principalement, à son grand dam, autour de sa personne. Sortant de sa rêverie, c'est à peine s'il remarqua que la traductrice lui parlait, traduisant dans l'autre sens une nouvelle question de la journaliste.

- Alors il est donc vrai que vous êtes toujours célibataire, Bill ? Comment peut-on être si sage à votre âge quand on est entouré d'autant de jolies filles en permanence ?

Bill ouvrit automatiquement la bouche, cherchant ses mots pour répondre en ignorant Tom qui lui lança un regard de côté, curieux et insistant. Son sourire était doucement moqueur et le chanteur se retint de lui balancer une main dans la figure. Bill répondit :

- Oui, ça va faire presque trois ans maintenant, mais je ne suis pas pressé. Je trouverai la personne qu'il me faut en temps voulu, j'en suis certain. Pour l'instant, seule la musique compte pour moi... et c'est pareil pour les autres. Donc oui, je suis « sage ».

Bill eut un petit sourire faussement angélique, penchant légèrement sa tête sur le côté. La traductrice traduisit encore et la journaliste regarda dubitativement Bill. Amusé par sa réponse et son expression, Tom triturait à présent nerveusement sa casquette, cachant son visage et souriant en coin, et Bill fronça les sourcils. Il pouvait presque entendre Tom penser à voix haute.

"Sage" ? Ben voyons mais bien sûr !

Lui-même amusé, Bill le fusilla néanmoins discrètement du regard, mais Tom ne le regardait pas, fixant ses genoux avec un sourire aux lèvres. Bill détourna la tête. L'ignorer. Surtout, l'ignorer. Il se vengerait plus tard de ce flagrant et odieux foutage de gueule. En privé et à sa manière.

Un moment passa encore, et les jambes de Tom se mirent à bouger en mouvements nerveux, tambourinant sur le sol. Bill profita du temps de répit que lui accordait la traduction pour poser une main sur la cuisse de Tom, cherchant à la stopper. Le mouvement s'arrêta momentanément alors que leurs yeux se rencontraient enfin, et Bill tira la langue à son frère, satisfait d'avoir enfin son attention.

Tom eut un petit sourire et posa sa main sur celle du brun, s'y attardant un chouïa plus longtemps que nécessaire avant de déloger la gêneuse. La jambe reprit son tic nerveux, plus silencieusement néanmoins, et Bill détourna la tête, soupirant avec résignation. La traductrice lui parlait à nouveau. Une autre question stupide. Elle commençait à lui taper sur les nerfs, mais Bill n'en laissait rien montrer.

Il répondit poliment, puis touchant machinalement ses cheveux, il tourna la tête vers son frère. Oubliant leurs taquineries le temps d'une trêve, leurs regards se rencontrèrent, longuement et intensément, certains auraient dit amoureusement, et ils se sourirent.

Bill fixa les lèvres de Tom, si tentantes. Il imaginait sans mal la saveur du café qu'ils avaient tous les deux bu peu de temps auparavant sur celles-ci et il soupira intérieurement de ne pouvoir y goûter. Se sentant rougir, Bill dut se forcer à détourner la tête de l'autre côté.

Quand il le fit, ses yeux tombèrent sur Gustav. Celui-ci ne l'observait pas, il le scrutait littéralement. Il les scrutait. Lui et Tom. Bill frissonna involontairement et se figea quand leurs pupilles entrèrent en contact.

Gustav s'interrogeait. Il avait observé leur petit manège et se doutait de quelque chose, cherchant certainement une réponse quelconque dans les yeux de Bill qui restaient de marbre.

Bill détourna le regard et fixa la journaliste devant lui. Ce n'était pas la première fois qu'il rencontrait cette expression chez le batteur. Mais peu importait.

Personne ne découvrirait leur secret, pas même lui.

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Bill tituba et manqua de tomber à terre. Sa chute avait seulement été évitée par l'intervention du bras de Tom qui s'était insinué autour de sa taille, autant pour le rattraper que pour ne pas tomber lui-même. Le brun sentit Saki poser une main sur son dos, l'enjoignant de continuer à marcher pour sortir du club en le guidant. Tom et lui gloussaient comme deux collégiennes, égayés par plusieurs verres au cours de la soirée.

Quand à David, celui-ci marchait à leurs côtés avec Gustav et Georg. Le manager observait nerveusement les alentours. Heureusement, aucun paparazzi n'était là, par le plus grand des miracles, car si le batteur et le bassiste n'avaient quasiment pas bu, les jumeaux étaient plutôt éméchés et les journaux à scandales auraient été certainement plus que ravis d'avoir la moindre petite photo.

Arrivés à la voiture, Saki ouvrit la porte et Bill se pencha pour y entrer, sa tête n'évitant la carrosserie que grâce à la main salvatrice de Saki. En moins de deux, Bill s'était affalé sur la banquette arrière de la voiture, suivi par Tom qui s'installa à ses côtés.

S'asseyant devant eux, Georg leur jeta un coup d'½il discret. Les portières étaient refermées et les vitres teintées les protégeaient du monde extérieur, et derrière, Bill, collé à son jumeau, susurrait quelque chose à l'oreille de celui-ci. Sa main manucurée avait glissé vers l'intérieur de sa cuisse, la malaxant doucement.

Georg rougit, mais il fut bien le seul à avoir remarqué ce geste. Celui-ci restait innocent mais paraissait étrangement ambigu aux yeux du bassiste. Pourtant, cela n'avait pas l'air de perturber Tom qui s'était tourné vers Bill, lui souriant presque nez contre nez.

Se sentant observés, les jumeaux se retournèrent vers Georg et ce fut au tour du bassiste de détourner le regard. Ses yeux tombèrent sur le rétroviseur et il constata que les jumeaux chuchotaient à nouveau.

Leurs yeux brillants à moitié fermés par l'ivresse, ils s'observaient avec intensité, sous leurs paupières lourdes, fixement, faisant naître une étrange tension entre eux. De temps à autre, leurs lèvres effleuraient sensuellement la joue et la bouche de l'autre quand ils parlaient tout bas, inaudibles aux oreilles des autres.

S'il n'avait pas su qu'il s'agissait de deux frères jumeaux, de ses amis, il aurait pensé avoir affaire à deux amoureux qui se retenaient avec grand mal de s'embrasser, se séduisant mutuellement. Le fait que Bill avait les cheveux lissés et était très maquillé ce soir-là n'aidait pas à chasser cette image de son imagination. Georg soupira et murmura.

- Ils sont complètement gris.

Il vit Gustav jeter un coup d'½il en arrière qui s'attarda. Le batteur parla tout bas à son intention d'une voix neutre qui ne laissait pas entendre ce qu'il voulait réellement dire.

- Ils n'ont pas besoin d'être bourrés pour agir de cette façon.

Georg fronça les sourcils, le fixant d'un air interrogateur, mais Gustav resta taciturne jusqu'à la fin du trajet les menant à l'hôtel, ses yeux fixés sur la route. Georg soupira. Gustav n'avait pas entièrement tort. Bill et Tom étaient des jumeaux très proches, voire fusionnels. Pourtant, ils n'étaient pas à ce point démonstratifs de leur proximité en temps normal, loin de là.

Quand ils arrivèrent devant l'hôtel, Georg regarda à nouveau dans le rétroviseur. Bill semblait s'être assoupi sur l'épaule de Tom. Le blond était également sur le point de sombrer, ses paupières se soulevant lourdement et lentement de temps à autre avant de se refermer pendant de longues secondes. Georg détourna les yeux quand il entendit David jurer.

Il n'avait même pas besoin de demander la cause de ces gros mots, tellement celle-ci était évidente. Devant l'hôtel, une dizaine de fans irréductibles les attendaient.

Néanmoins, après s'être concerté avec les gardes du corps, ils parvinrent à traverser le trottoir en les évitant et à pénétrer dans l'hôtel dans un temps record, traînant Bill et Tom qui arboraient un air hagard et endormi, tanguant toujours.

Bientôt, ils étaient dans l'ascenseur, surveillés et soutenus par Georg et Gustav, auxquels David avait confié le soin de ramener les jumeaux jusqu'à leurs chambres respectives. Un peu réveillés, Bill et Tom n'arrêtaient pas de parler, ou plutôt de se parler, dans un charabia incompréhensible pour leurs deux amis qui se lancèrent un regard désespéré et acquiescèrent sans comprendre à leurs propos rieurs mais incohérents. Gérer les jumeaux bourrés n'était jamais une mince affaire.

C'est ainsi que soutenant un des deux frères chacun, Gustav et Georg entrèrent dans la première chambre, qui s'avéra être celle de Bill, et ils y laissèrent tomber les deux masses gloussantes sur le lit, côte à côte.

Se redressant, Georg tenta de leur parler. Il fallait qu'ils s'assurent qu'ils aillent bien et ne soient pas malades. Il ne pensait pas qu'ils avaient tellement bu, mais comme il en avait là la preuve, ils ne tenaient pas très bien l'alcool, surtout Bill. Il articula comme s'il parlait à des enfants de deux ans.

- Ca va aller ?

Tom lui adressa un regard vitreux et acquiesça d'une manière chancelante alors que Bill fermait les yeux, roulant contre son frère. Georg soupira, s'adressant à Gustav.

- On devrait peut-être ramener Tom dans sa chambre ?

Gustav le regarda pendant un instant puis rencontrant les yeux de Tom, il secoua la tête.

- Je crois que ce n'est pas la peine.

Georg parut surpris, mais finalement, il comprit son raisonnement. Mieux valait avoir les deux zouaves à l'½il ensemble que d'avoir à les surveiller individuellement. De plus, ce ne serait pas la première fois, loin de là, que les jumeaux dormiraient dans le même lit. Georg se retourna vers les jumeaux, toujours allongés en travers du lit.

- Je reviens dans dix minutes pour vérifier que tout va bien, ok ?

Deux vagues petits hochements soûls lui parvinrent et Georg sortit de la pièce, suivi de Gustav.

Une fois dans le couloir, Georg souffla.

- David va les incendier demain.

En effet, ils avaient tous conclu un accord tacite avec David. Ne jamais se soûler lors de leurs sorties s'il risquait d'y avoir le moindre appareil photo de paparazzi autour. La bonne image du groupe en dépendait. Gustav murmura, triturant la serrure de la porte de sa chambre avec sa clef.

- Ils ne sont pas aussi bourrés qu'ils le prétendent.

À ces mots, Georg fronça les sourcils. Il n'était pas sûr d'avoir bien compris ce qu'il avait dit, encore moins ce qu'il pourrait entendre par là.

- Quoi ?

Gustav resta silencieux, bataillant toujours avec sa clef. Quand il parvint à ouvrir la porte, il s'immobilisa.

- Rien, oublie. Bonne nuit.

Il disparut dans sa chambre, refermant la porte derrière lui, suivi des yeux par un Georg surpris. Ce dernier se dirigea vers sa propre chambre, réfléchissant à ses mots.

Il était vrai que dans le club, les jumeaux n'avaient pas semblé tellement ivres. Ils avaient passé leur temps à parler et plaisanter avec eux, et ce n'est que vers la fin de la soirée que les deux s'étaient un peu plus isolés.

Alors que la musique était devenue progressivement de plus en plus forte, ils avaient passé la dernière heure à discuter, lovés sur des canapés confortables, comme s'il n'y avait personne autour d'eux. Le bras de Tom posé sur la tête du canapé derrière Bill, les deux frères s'étaient alternativement parlés bouche contre oreille sans discontinuer, tantôt gloussant dans leurs verres, tantôt rêveusement attentifs aux mots que l'autre soufflait.

Ils avaient alors continué à boire pas mal d'alcool, du moins, c'est ce qui lui avait semblé, et c'est quand ils avaient décidé de partir que tous avaient constaté l'état d'ébriété plutôt avancé des deux jeunes hommes.

Oubliant ses réflexions, Georg enleva sa veste et son pull, puis il se décida à revenir vérifier que les jumeaux ne régurgitaient pas tout l'alcool qu'ils avaient pu ingurgiter pendant la soirée sur la moquette hors de prix de l'hôtel.

Sortant dans le couloir, il nota que la porte de la chambre de Bill était restée entrebâillée. Il se dirigea vers elle et la poussa doucement. Il était à peine entré dans la pièce et s'apprêtait à les appeler par leurs noms à voix haute quand il se figea.

Devant lui, toujours allongés face à face dans la position où Gustav et lui les avaient laissés quelques minutes plus tôt, Bill et Tom s'embrassaient, yeux fermés, leurs langues explorant lentement mais sûrement leurs bouches. Leurs mains venaient glisser sur le bras et la taille de l'autre, se caressant avec douceur.

Figé sous le choc, Georg vit leurs lèvres se quitter momentanément pour s'effleurer pendant quelques secondes alors que leurs paupières demeuraient closes. Leurs nez se frottèrent et se taquinèrent, et un petit sourire tendre apparu sur les traits de Bill puis de Tom alors que leurs lèvres se rencontraient à nouveau, Tom les rapprochant en glissant une main sur la mâchoire de son frère. Bientôt, le baiser s'approfondissait à nouveau, de plus en plus sensuel, de plus en plus éperdu.

Ils n'étaient pas du tout conscients d'être observés et cette réalisation fit sortir Georg de sa transe. Ils étaient peut-être bourrés mais Georg était trop gêné pour leur faire savoir qu'il était là, à les observer.

Bill et Tom s'embrassaient. Bill et Tom. Ils étaient frères, jumeaux, et pourtant ils s'embrassaient comme deux amants, sous son nez.

Georg recula et referma la porte sans un bruit. Dans le couloir, il tituba, sa tête tournant un peu sous le choc et son dos vint buter contre le mur derrière lui. Ils étaient simplement ivres. C'était la seule explication, non?

Mais les mots de Gustav lui revinrent en tête, et ce fut à cette seconde précise que le doute s'installa dans son esprit.

Il lui fallut plusieurs minutes avant d'oser frapper à la porte de Bill.

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Sentant un courant d'air, Bill recula, brisant le contact de ses lèvres avec celles de son jumeau. Il tourna la tête et jeta un coup d'½il hagard vers la porte fermée. Il l'observa avec attention de ses yeux dansants à cause de l'alcool. L'espace d'une seconde, il avait eu la sensation qu'elle était ouverte. C'était absurde cependant.

Grognant de ne plus avoir ses lèvres contre les siennes, Tom glissa sur lui, le dominant avec possessivité, et il s'attaqua à son cou. Le blond murmura contre sa peau.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

Fixant toujours la porte, Bill eut un frisson. Inquiet, il sentit le doute s'immiscer en lui avant de le chasser. Non, la porte était fermée. Ils étaient en sécurité, loin des yeux du monde. Leur secret était en sûreté entre ces murs de chambres d'hôtels qui se ressemblaient toutes, comme s'il s'agissait d'un lieu unique, où qu'ils aillent. Le seul havre de paix qui puisse préserver leur amour étrange.

Etrange et interdit.

Posant sa main sur le bras de Tom, Bill secoua la tête.

- Rien, oublie. Juste une impression.

Il referma les yeux alors que Tom entamait un suçon dans son cou, mordillant et suçant la peau en un point sensible. Tom murmura, roucoulant presque.

- Tu vois, je t'avais dit que ça marcherait.

Bill sourit. Plus tôt dans la journée, quand ils s'étaient rendus compte qu'ils auraient des chambres séparées le soir, ils avaient monté un coup de concert, feignant d'être ivres en fin de soirée. D'une manière ou d'une autre, ils savaient que ça justifierait aux yeux des autres de les retrouver endormis dans la même chambre sans que l'on trouve cela bizarre.

Dernièrement, ils étaient de plus en plus soucieux qu'on trouve suspicieux qu'ils dorment dans le même lit alors qu'ils disposaient de chambres individuelles. Plus le temps passait, plus ils prenaient de précautions. La prudence était le prix à payer s'ils tenaient à rester ensemble, loin du scandale et de l'incompréhension.

Un petit rire s'échappa des lèvres de Bill et il entoura son frère de ses bras, caressant le bout de ses dreads de ses doigts. Il dit fièrement :

- C'était mon idée.

Tom sourit contre sa peau et le mordilla un peu plus fermement en signe de contestation, faisant rire Bill un peu plus fort. Tom releva la tête et se mit à déposer de courts baisers sur le visage souriant de Bill, et ce dernier fit glisser ses mains sous le T-shirt de Tom, caressant sa douce peau. La respiration de Tom s'accéléra et ses lèvres revinrent avec avidité sur les siennes pour engager un baiser enflammé qui s'éternisa. Il grogna plaintivement contre ses lèvres, tremblant presque.

- Putain, j'ai vraiment failli te sauter dessus ce soir.

Sentant une pointe de joie béate l'envahir et réchauffer son corps frémissant, Bill sourit. Il demanda joueusement.

- Dans la voiture ?

Tom secoua la tête.

- Bien avant ça.

Le sourire de Bill s'agrandit et Tom l'embrassa avec encore plus d'engouement. Si Tom avait eu envie de l'embrasser ce soir-là aux yeux de tous, il en était de même pour Bill. Tous deux l'avaient senti dans leurs gestes et leurs regards. Mais tous deux savaient également qu'ils ne pouvaient pas succomber, et Bill était sûr qu'aucun des deux ne céderait jamais à la tentation, aussi forte soit elle. Néanmoins, savoir à quel point on était désiré était vraiment excitant.

Aux yeux du monde, ils devaient continuer à se comporter comme deux frères, très proches et complices certes, mais frères avant tout. C'était peut-être un peu frustrant de ne pas pouvoir se toucher hors des murs de chambres d'hôtel, mais ce n'était rien comparé à ce qui arriverait si quelqu'un découvrait leur secret. Le seul fait d'imaginer ce qui pourrait arriver glaçait le sang de Bill.

On les accuserait, on les jugerait, on les condamnerait, on les séparerait.

Pris d'un violent frisson, Bill resserra ses doigts sur le dos de Tom. Le baiser s'embrasa encore un peu plus et tous deux sursautèrent quand quelqu'un tambourina fortement à la porte. Ils se redressèrent, se séparant brutalement, et ils se tournèrent vers elle, la fixant le c½ur battant. Alors qu'ils essayaient tous deux de se calmer, Bill murmura, passant une main nerveuse sur sa bouche pour effacer les traces de leurs baisers.

- Ca doit être Georg. Il a dit qu'il reviendrait pour s'assurer que tout va bien.

Ils se regardèrent à nouveau. Tom eut un petit sourire coquin alors qu'il lui susurrait :

- Je t'attends dans la salle de bains. Je suis sûr que tu peux t'en débarrasser en cinq minutes.

Bill lui donna une petite tape sur le bras, gloussant d'un air faussement scandalisé.

- Tom ! C'est notre ami dont tu parles. Notre ami qui vient s'assurer que ses amis qui sont censés être totalement bourrés vont bien. Je ne vais pas l'éjecter non plus.

Tom pencha la tête sur le côté et haussa les sourcils avec amusement.

- David aussi est notre ami, et il ne t'a pas fallu plus de quelques minutes pour lui claquer la porte au nez ce matin.

Bill ouvrit la bouche pour contester ses dires mais aucun son n'en sortit. C'était vrai. Tom marquait un point. Ce dernier eut un petit rire et l'embrassa brièvement mais goulûment. Reculant très légèrement, le blond sourit d'un air taquin. Il caressa sa cuisse et murmura contre ses lèvres, ses mots pleins de sous-entendus.

- Cinq minutes, et je te rends la pareille de ce matin sous la douche.

Tom passa brièvement sa main au-dessus de l'entrejambe de Bill sans la toucher et sa langue vint lentement lécher avec provocation la bouche du brun en signe d'avant-goût, en dessinant sensuellement les contours. Puis souriant en coin, il leva des yeux embrumés de désir vers lui, et le chanteur se sentit fondre. Il s'empourpra aux images qui s'invitèrent dans son esprit, et retenant un gémissement frustré, il se pinça les lèvres, le fixant en réfléchissant. Georg était beaucoup moins coriace que David.

- Ok, donne-moi trois minutes.

Tom gloussa et se redressa, se recevant une tape sur les fesses alors qu'il se dirigeait vers la salle de bains sous le regard intense de Bill qui souriait. Tom cria un 'entre' à l'intention de Georg qui attendait toujours derrière la porte, puis il pénétra dans la salle de bains, non sans avoir fait un clin d'½il à Bill en guise d'encouragements et non sans avoir esquissé d'un doigt un mouvement de tic-tac, sa bouche mimiquant le bruit du temps qui passait en pure provocation.

Bill lui tira la langue, ses yeux rieurs, et alors que Tom disparaissait pour de bon de sa vue, Bill se mordit les lèvres pour s'empêcher de sourire bêtement. Quand il tourna la tête, il vit Georg entrer avec hésitation dans la chambre.

Posant sa main contre son cou, Bill malaxa l'endroit où Tom l'avait embrassé et suçoté pour cacher l'évidence et il regarda son ami de ses yeux dansants.

Quelques minutes plus tard, la porte serait à nouveau fermée, le laissant une fois de plus entièrement seul avec son frère dans une chambre d'hôtel.

Une chambre d'hôtel si semblable à tant d'autres et dont il ne se rappellerait plus ni des contours, ni des meubles, ni de la couleur du papier peint, ni de celle du sol dès qu'il l'aurait quittée.

Une chambre d'hôtel où leurs secrets d'alcôve seraient gardés, une fois de plus.

Du moins, il l'espérait.

Fin.

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Comments :

  • vivre-avec-eux

    20/08/2008

    J'aime beaucoup tous les sous entendus dans cet Os
    Et jadore le tit gif
    Bisous

  • Love-boat-yaoi

    15/08/2008

    J'ai adoré!
    Le seul truc que j'aurais voulu en plus de tout ça c'est ce qu'il se passe après le deuxième chapitre de cascade, quand ils s'avouent tous leurs secrets...
    J'aurais adoré.
    Mais tout ce qui est là est déjà vraiment bien.
    [HS: T'as vu c'est la première fois que je laisse un commentaire en plein jour! XD]
    Bisouuus!

  • carpe-diem--x

    06/06/2008

    ahah!!! Gustav est perspicace tout de même!!! j'ai beaucoup aimé cette scène. Et c'est vrai que gérer les jumeaux bourréss, même si ils ne le sont pas vraiment, c'est du sport!!!
    pour faire un résume: j'ai bien aimé cette minific!!

  • th-rainbowtatoo-fic

    12/05/2008

    cool j'aime bien l'allusion de ma dernière phrase avec le titre du os =)

  • Sosso

    27/04/2008

    mon dieu c'est toujours aussi parfait *___*

    <3

  • bountyaoi

    09/04/2008

    aaaaaaaaah je vois des MAJ mais je vois rien XD bah ouais je suis deja en manque é_è

  • bountyaoi

    07/04/2008

    Raaah je sais pas comment tu fais a chaque fois pour faire un truc parfait XD donne moi la recette. Mdr... le déroulement, les passages bien frustrants, et la fin toujours parfaite *_____* . Moi je dis y a pas photos quoi V_______V
    Vivement tous tes prochains OS xD

    Ps: Je suis fan du Bill pervers U.U

  • lavoyageuse92

    06/04/2008

    J'adore tout simplement vivement un autre comme ca vraiment vivement un autre comme ca

    Bisous

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