Abandon (chapitre 2/3)

Abandon

(scène manquante de Cascade en chaîne)

Chapitre 2

Ils restèrent encore un peu immobiles à observer la scène comme s'il s'agissait d'une nature morte que les éclairs figeaient de leur lumière électrisante, puis Tom se dirigea vers la droite où se situait le lit. Il défit les draps, sa serviette tombant à terre.

Bill le regarda faire et rougit quand un éclair illumina la nudité de son frère alors qu'il se glissait sous les couvertures.

- Tu viens ?
- Tu es sûr que...
- Que quoi ?

Ne répondant pas, Bill hésita puis se décida finalement à se rapprocher du lit, et pudiquement, il se glissa sous les couvertures, n'enlevant sa serviette qu'une fois à l'intérieur. Tom rit doucement, se tournant vers lui. Il y avait une bonne distance entre eux.

- Bill, je t'ai vu entièrement nu il y a quelques minutes à peine.
- Je sais.

Tom observa les contours sombres du visage de Bill.

- Tu rougis.
- Comment tu peux dire ça ? Tu ne me vois même pas.
- Je le sais, c'est tout.

Un peu vexé, Bill lui tourna le dos. C'était étrange de penser qu'il pouvait bouder après tout ce qui venait de se passer, mais c'était aussi rassurant pour lui. Les choses redevenaient un temps soit peu normales.

Une main glissa sur sa taille et il sentit Tom se coller à lui de derrière étant. Bill ouvrit la bouche de surprise, son c½ur s'accélérant. Leurs jambes étaient entrelacées et il pouvait sentir le bassin de Tom contre ses fesses alors que les bras de celui-ci l'enserraient contre son torse. Tom le serra encore un peu plus et posa ses lèvres sur sa nuque dégagée. Il y déposa plusieurs baisers appuyés avant de descendre un peu plus bas sur son dos et sa main glissa sur son torse, le caressant doucement. Bill se tendit.

- Tom ?

Ce dernier sentit l'hésitation de Bill et il tenta de se justifier, continuant son exploration du dos de son frère de ses lèvres.

- J'ai besoin de sentir que tu es là.

Bill ne répondit pas, et Tom sut qu'il comprenait. Il continua, embrassant son dos et caressant son ventre. Tom sentait Bill se détendre peu à peu et un soupir discret de plaisir s'échappa même de sa bouche. Pourtant, Bill essaya de se libérer au bout d'un moment, se tortillant dans ses bras. Il parla doucement, d'une manière peu convaincante. La chaleur de Tom contre lui était si rassurante.

- Tom, arrête.

Ledit Tom murmura contre sa peau nue, souriant avec un soupçon de taquinerie.

- Tu n'étais pas aussi sauvage il y a quelques années.

Il y a quelques années, alors que leurs hormones adolescentes étaient à leur plus haut niveau, Tom et Bill avaient passé nombre de nuits à s'embrasser et à se caresser, glissant leurs mains dans les sous-vêtements de l'autre pour se soulager. Ils avaient arrêté deux ans plus tôt, quand ils avaient senti qu'ils glissaient sur un terrain dangereux.

Bill posa une main sur celle de Tom qui descendait à présent dangereusement sous son ventre pour arrêter son mouvement. Il bégaya.

- C'était il y a longtemps.

Tom hésita, inquiet. Il releva la tête.

- Ça te gêne ?

Bill resta silencieux mais secoua négativement la tête, et Tom souffla discrètement de soulagement.

Sur les vitres, l'eau continuait de couler, s'abattant avec rage. Cet orage était vraiment d'une rare véhémence, comme si le ciel crachait sa colère. Bill frissonna, resongeant à leurs pleurs, mais ses frissons de peur se changèrent bientôt en doux frissons quand les mains de Tom recommencèrent à caresser ses côtes, ses doigts glissant jusqu'à sa hanche en mouvement réguliers. Son toucher était redevenu sage et prévenant, cherchant à l'apaiser.

Bill se laissa faire, légèrement tendu. La chaleur de leurs corps collés l'un contre l'autre était aussi douce et agréable que les caresses de Tom sur sa peau, et Bill sentit ce trop plein de tendresse remplir ses yeux de larmes.

Il se retourna brusquement et enserra Tom dans ses bras, l'enlaçant sans se préoccuper de ce contact si intime de leurs corps. Tom eut le souffle coupé sous la surprise et il rougit légèrement. Bill renifla, grimaçant contre son cou pour se retenir de pleurer.

- Pardon. J'ai été trop con.

Tom caressa son dos et se colla un peu plus à lui pour respirer son odeur. Il murmura, ses yeux ouverts perdus dans le vide.

- Très con.

Ils se serrèrent pendant un long moment, puis la main de Tom s'infiltra dans les cheveux de Bill, massant son cuir chevelu avant de caresser sa nuque, et Tom déposa ses lèvres dans son cou, l'y embrassant de nombreuses fois.

Puis Tom recula un peu, reposant sa tête sur l'oreiller. Emmitouflés sous les couvertures, ils s'observèrent dans la pénombre et la main de Bill vint lentement caresser le bras de Tom avant de venir frôler sa joue, et Tom l'imita. Les minutes suivantes, les jumeaux jouaient tour à tour à un jeu de miroir, reproduisant les mêmes caresses qu'ils recevaient sur le corps de l'autre, leurs doigts effleurant hanches, tailles, bras et visages de fins doigts doux et tendres.

Finalement, Bill se rapprocha à nouveau. Leurs visages étaient à quelques centimètres seulement de l'autre et leurs yeux se fixaient. Bill caressa d'un revers de main le cou de Tom et ses ongles glissèrent sur sa mâchoire.

Bill sourit et ses lèvres articulèrent trois petits mots, mais sa voix ne vibra pas.

Ich liebe dich. Je t'aime

Néanmoins, Tom sembla comprendre, car il répondit en articulant deux mots inaudibles.

Ich auch. Moi aussi

Ils se sourirent tendrement, et Bill continua à caresser la mâchoire de Tom. Les yeux de Tom se fixèrent avec un peu plus d'intensité sur ceux de Bill et son sourire disparut légèrement. Comme il l'avait fait quelques secondes auparavant, il bougea silencieusement ses lèvres.

Küss mich. Embrasse-moi

Bill se figea, relevant un peu la tête. Il n'était pas sûr d'avoir bien lu sur ses lèvres. Il faisait si sombre. Il eut une expression adorablement perplexe et articula :

Was ? Quoi ?

Tom eut un large sourire et ne répondit pas, laissant Bill dans l'embarras, sachant très bien que le brun, qui le regardait avec de grands yeux cachant mal sa panique, était en train de débattre intérieurement pour savoir s'il avait mal ou bien compris ce qu'il avait dit.

La caresse de Bill sur la joue de Tom ralentit alors que ses yeux se concentraient sur les siens. Un long moment d'incertitude passa et Bill fit un mouvement vers lui avant de s'arrêter, testant sa réaction. Tom n'avait pas bougé d'un millimètre.

Alors Bill se rapprocha encore, plus lentement, et leurs lèvres se frôlèrent. Leurs yeux étaient toujours ouverts et le souffle de leurs nez et de leurs bouches entrouvertes se mélangeait. Il continuait à caresser sa mâchoire et ne semblait pas pressé de poser ses lèvres sur les siennes, appréciant leur simple frôlement. On aurait dit qu'il cherchait à impatienter Tom. Bill sourit légèrement. Il y avait de ça.

C'était prévisible et cela arriva. Tom perdit patience, et encerclant totalement la taille de Bill, il l'attira à lui, mettant même leurs bassins en contact. Le sourire de Bill disparut alors que la chaleur envahissait ses joues. Ils ne bandaient pas, ni l'un ni l'autre, mais ce contact était si intime. Cherchant à échapper au regard intense de Tom, Bill ferma les yeux. Son souffle s'accéléra et il embrassa le blond d'un baiser chaste et doux.

Tom soupira quand il sentit enfin ses lèvres et ses doigts recommencèrent à errer sur la peau nue de Bill, sur sa taille, son dos, ses cheveux, ses bras et ses mains, n'en ayant jamais assez, et Bill faisant de même. Leurs jambes se frottaient sensuellement et leurs pieds caressaient tour à tour câlinement leurs plantes. Bill prit une longue inspiration, Tom en profitant pour approfondir le baiser, et il gémit longuement.

Ils continuèrent à se caresser et s'embrasser pendant ce qui leur sembla durer une éternité, et la tension accumulée, les mots échangés plus tôt semblèrent prendre tout leur sens avant de se perdre dans la nuit. Ils étaient à présent excités, en sueur et le son du tonnerre vibrait à travers leurs corps.

Tom roula sur Bill et se frotta contre lui, leurs membres maintenant dressés glissant avec plus de facilité dans cette position, languissant pour toujours plus de contact. Ils s'embrassaient avec envie, Tom chassant d'une caresse chaque mèche de cheveux bruns mouillés qui venait se mettre en travers de son chemin. Leurs c½urs battaient la chamade et Bill ne savait pas où il trouvait le souffle nécessaire pour ne pas rompre leur baiser passionné.

Bill écarta les jambes pour le laisser se mouvoir plus facilement contre lui et Tom grogna de plaisir. Ayant quitté ses lèvres, le blond léchait à présent son cou, une main s'étant insinuée dans les cheveux couleur ébène de son frère qui se tenait cambré contre lui, sa tête basculée en arrière tandis que sa bouche ouverte haletait. Les draps avaient glissé depuis longtemps sur le lit, révélant leurs corps nus nimbés d'une lumière orageuse électrisante, la pluie qui glissait sur le verre moirant leurs peaux pâles sous les éclairs de taches sombres mouvantes.

Bill gémit un peu plus fort. Cela faisait tellement longtemps qu'ils n'avaient pas fait ça. Comment avaient-ils pu arrêter ? Pourquoi avait-il fallu que Bill en vienne à ce soir pour que cela arrive ? Alors que les lèvres de Tom revenaient sur sa bouche et que sa langue jouait de nouveau avec sienne, l'idée qu'ils aient pu un jour décider d'arrêter parut soudainement absurde au jeune chanteur. Le frottement de leurs corps était tout simplement divin. Ils étaient en sueur et l'odeur qui flottait dans l'air était délicieuse aux sens fatigués mais enivrés de Bill.

Néanmoins, Bill ouvrit grand les yeux et repoussa légèrement Tom en posant ses mains sur ses épaules quand le membre de celui-ci, lors d'une friction un peu trop enthousiaste, glissa entre ses cuisses, venant cogner contre son entrée intime.

Tom ouvrit des yeux hagards, ne semblant pas trop réaliser pourquoi ses lèvres avaient quitté celles de Bill et il tenta de les y reposer, donnant par la même occasion un petit coup de bassin, son membre glissant contre les testicules de Bill et effleurant son entrée. Bill se crispa et paniqua, le repoussant un peu plus fermement, et cette fois-ci, Tom réalisa ce qu'il faisait, redescendant de son petit nuage.

Il s'immobilisa et regarda Bill avec de petits yeux fiévreux.

- C'est trop ?

Bill frémit. Il y avait tellement de désir dans les yeux de son frère qu'il se sentait lui-même perdu. Il hésita.

- Je ne sais pas. Oui. On ne peut pas. Deux frères ne peuvent pas coucher ensemble.

Tom baissa la tête et embrassa lentement et profondément Bill d'un long baiser. Quand il recula, Bill avait l'air d'être dans les étoiles. Tom ferma les yeux et murmura contre ses lèvres. Sa voix était serrée.

- Rien à foutre de cette stupide règle. J'ai envie de toi. J'ai besoin de toi. Tu as failli m'abandonner ce soir.

Il l'embrassa encore avec la même passion et Bill frissonna. Parce qu'il avait effectivement failli abandonner son jumeau et parce que Tom voulait faire l'amour avec lui.

Néanmoins, il s'était rendu compte que Tom se retenait de recommencer ses coups de bassin, attendant son verdict, et ça le rassurait. Ce qui l'angoissait par contre, c'était sa propre peur et par dessus tout, son envie de s'abandonner.

Deux ans auparavant, juste avant qu'ils arrêtent, ils avaient été jusqu'à flirter avec les limites, mais sans jamais oser les franchir. Deux ans après, tous ces efforts passés venaient d'être effacés en l'espace de quelques minutes. Quelle ironie. Pourtant, cette nuit, Bill s'en fichait éperdument. Il voulait s'abandonner, d'une manière ou d'une autre.

Tom interrompit le baiser et ils restèrent nez contre nez, pendant un long moment. Finalement, Bill déglutit avant de murmurer tout bas.

- Je n'ai jamais..., rougit-il.

Il savait que Tom savait, mais c'était une façon de lui dire que son choix était fait, et qu'il n'était pas rassuré.

Tom sourit et l'embrassa brièvement mais goulûment. Il haussa les épaules.

- Moi non plus.

Devant la confusion de son frère, il rajouta, rougissant légèrement.

- Pas de cette manière.
- ... oh.

Dans le noir, Bill vira écarlate et Tom sourit à la réalisation innocente et embarrassée qui se forma dans l'esprit de Bill. Mais son sourire disparut pour laisser place à une expression plus douce en observant son jumeau sous lui. Un stress agréable avait lâché des dizaines de papillons dans son ventre.

Il frôla ses lèvres et l'embrassa avec tendresse pendant quelques secondes avant de recommencer à se frotter contre lui, son membre cognant encore et encore contre l'entrée de Bill. Tom se mordit les lèvres. Son envie reprenait le dessus.

Bill semblait néanmoins tendu malgré le fait qu'il appréciait visiblement ces frottements intimes, alors Tom chercha à le distraire, sans pousser les choses, et cela ne passa pas inaperçu. Il arrêta ses coups de bassins qui menaçaient de l'achever avant l'heure et ses lèvres s'attaquèrent tendrement au cou de Bill, à son visage et à sa bouche, pendant un long, très long moment alors que ses mains caressaient le corps de Bill. Au bout de quelques minutes à ce rythme langoureux mais lent, ce dernier murmura entre deux baisers.

- Tu as changé d'avis ?

Tom embrassa son menton.

- J'attends que tu déstresses.

Bill eut un court petit rire qui roula sur ses lèvres souriantes.

- Tu vas attendre longtemps alors.

Tom grogna, l'embrassant encore une fois, et il jeta un coup d'½il autour d'eux. Son regard tomba sur la table de nuit sur laquelle Bill avait étalé nombre de petits flacons. Crèmes, lotions et maquillage. Il en agrippa un qui lui sembla convenir et ouvrant le flacon, il en déversa une bonne dose dans le creux de sa main. Il cherchait à prendre lui-même de l'assurance, se convainquant qu'il savait exactement ce qu'il était en train de faire.

Masquant sa nervosité, Bill rit encore, plaisantant.

- Tu n'as vraiment pas la moindre idée du prix de ce flacon, n'est-ce pas ?

Tom sourit avec amusement.

- Aucune, et je m'en fous. C'est pour la bonne cause.

Tom colla une fois de plus ses lèvres contre les siennes et gémit dans sa bouche alors qu'il étalait sur son propre membre la lotion. Quand il l'eut entièrement recouvert de manière très satisfaisante, il s'appuya un peu plus sur Bill et il commença à se placer et à se diriger, un peu gauchement. Sous lui, Bill se tendit, mais refusa de rompre le contact de leurs lèvres quand la tête du membre de Tom entra en lui.

Bill hoqueta dans leur baiser et se tortilla sous Tom et celui-ci s'arrêta devant son appréhension. Il attendit que Bill se calme et se détende, puis il souleva avec un peu de maladresse son bassin. Ils se regardèrent, nerveux, et Tom happa à nouveau les lèvres de Bill, l'embrassant pendant quelques instants, puis s'aidant de sa main, il continua sa pénétration, Bill se mordant les lèvres en essayant tant bien que mal de lui faciliter le passage. Il était si fermé et tendu.

Tom s'interrompit à nouveau à mi-chemin quand Bill poussa un cri de douleur, et demanda avec inquiétude, reculant pour mieux l'observer dans la pénombre.

- Je te fais mal ?

Ne semblant pas vraiment l'entendre, Bill tourna la tête sur l'oreiller. Son souffle était très court. Il jura. Tom persista.

- Tu veux que j'arrête ?

Il commençait déjà à se retirer quand Bill tourna la tête vers lui, un peu affolé.

- Non !

Il avait serré involontairement Tom en lui en disant ça, et tous les deux poussèrent un cri, l'un à cause de la douleur et l'autre de plaisir, retombant sur le jeune homme sous lui. Quelques secondes passèrent et Tom maugréa en gémissant contre l'oreille de Bill.

- Bill, je n'ai pas envie de te faire mal, pas du tout, mais si tu me refais ça, je ne réponds de rien.

Ce qu'il n'avait pas dit, c'est qu'il ne serait certainement pas capable de tenir longtemps si le brun recommençait. La sensation avait été plus que grisante et Tom avait du mal à se calmer. Bill grimaça, haletant, et tourna la tête vers lui. Il murmura à son oreille.

- Continue.

Leurs yeux se rencontrèrent et Tom eut la sensation de se consumer. Il était toujours à moitié en lui.

- Tu as mal.
- Ça ira. J'ai confiance en toi.

Bill avait répondu sans hésiter et Tom frémit. Il se redressa très légèrement, se collant face à face avec Bill, celui-ci levant son bassin et posant ses mains sur la taille de Tom. L'angle fut immédiatement plus accessible pour Tom et il glissa plus facilement, entrant totalement en Bill qui s'était un peu détendu et ouvert, même si Tom pouvait voir ses traits se tordre un peu sous l'inconfort. Il respirait lourdement, son torse se soulevant et s'abaissant nerveusement.

Quand il fut entièrement à l'intérieur, Tom s'immobilisa, enregistrant toutes les merveilles sensations qui affluaient vers son cerveau, et souffla, inquiet mais aussi curieux.

- C'est douloureux ?

Bill posa ses yeux hagards sur Tom et ses mains glissèrent sur le haut du dos du jeune homme.

- C'est supportable, grimaça-t-il légèrement.

Il semblait aussi y avoir quelque chose d'autre dans l'expression de Bill, pour ce que Tom pouvait en voir dans le noir ambiant, entre fierté et plaisir, et le blond sourit. Il commença à se retirer lentement pour le pénétrer à nouveau tout aussi doucement, se tenant dans un équilibre incertain et frémissant à l'aide de ses bras.

Bill était encore un peu tendu sous l'anticipation de ses mouvements. Tom vit sa bouche s'ouvrir alors que celui-ci semblait se concentrer pour s'ouvrir et ainsi chasser la douleur restante qui se mélangeait avec le plaisir, et Tom recommença plusieurs fois de lents va-et-vient jusqu'à ce qu'il vît Bill fermer les yeux, haletant soudainement. C'était à son tour d'être fier.

Gagnant un peu d'assurance, Tom camoufla sa tête dans son cou et accéléra ses coups de bassin avec un enthousiasme certain. Il venait parfois embrasser Bill, celui-ci lui répondant avec passion alors que tous deux se mouvaient ensemble tels des siamois.

Leurs souffles étaient rapides et leurs coeurs battaient si fort que plus d'une fois Tom se demanda si son corps pouvait physiquement supporter autant de sensations enchanteresses. Il se sentait défaillir, se perdre totalement en lui, et Bill semblait se trouver dans le même état.

Et quand Tom glissa une main sur la hanche et la cuisse de Bill pour remonter sa jambe et avoir une meilleure position, ils gémirent profondément et en même temps dans leur baiser. Quittant ses lèvres, Tom mordit légèrement son cou, grognant de plaisir. Il n'arrivait même plus à penser de façon cohérente.

- Mon dieu, Bill. Tu es tellement..., gémit-il.

Bill ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais il eut le souffle coupé quand la main de Tom glissa vers son membre pour le caresser en même temps que ses va-et-vient qui devenaient saccadés, trouvant un rythme incertain mais visiblement efficace.

Bill eut une sensation de vertige et se mit à prononcer de petits 'Tom' faussement plaintifs au creux de l'oreille de celui-ci comme s'il s'agissait d'une litanie, puis il jeta sa tête en arrière, fermant les yeux, et ses mains se crispèrent sur les bras de Tom, ce dernier haletant de plus en plus fort contre son cou.

Tom accéléra encore et Bill se mit à pousser de petits cris avant de se tendre en gémissant, enserrant son frère dans ses bras et à l'intérieur de lui, et Tom put sentir contre son ventre la semence jaillir du membre dressé de Bill. Dehors, l'éclair tomba en même temps que le tonnerre se fit entendre, déchirant le ciel et la chambre de sa clarté et de son grondement vibrant.

Ouvrant la bouche en pure extase, Tom donna quelques coups de bassin rapides et puissants et se libéra en un cri qu'il ne parvint pas à étouffer, plongé profondément en lui, sa tête relevée et son visage arborant une expression extatique qui ressemblait fortement à celle qu'il avait souvent sur scène, avant de retomber de tout son poids sur son jumeau.

Toujours sur son petit nuage, il entendit Bill jurer d'un 'oh mon dieu' aigu et gémissant. Tom sourit d'un air béat, tête contre celle de son jumeau, respirant la douceur odeur de ses cheveux mouillés par l'eau de la douche mélangée à la sueur. Tom pouvait sentir sa propre transpiration glisser le long de son cou et de son dos. Il gémit longuement de contentement.

Ils venaient de commettre ce qui constituait l'un des pires péchés aux yeux du monde, et pourtant Tom ne pouvait ressentir qu'une douce euphorie en ce moment précis, enveloppé dans cette chaleur moite et rassurante. Ils avaient fait l'amour et c'était la chose la plus merveilleuse et la plus naturelle au monde qui lui ait été donné de faire. Et en ce moment, il ne rêvait que d'une seule chose, recommencer.

Pendant ce qui sembla durer une éternité, ils restèrent immobiles, pantelants et leurs yeux pleins d'étoiles derrière leurs paupières, puis Tom les rouvrit dans le noir. Il redressa légèrement la tête, et ses lèvres effleurèrent le haut d'une joue du brun. Il l'y embrassa plusieurs fois, léchant le sel de sa peau, jusqu'à atteindre sa bouche.

Bill répondit paresseusement, ses lèvres cherchant à suivre les siennes, sa main plongeant dans les dreadlocks. Le goût de leur baiser était tout simplement divinement exquis. Tom récupéra la main de Bill dans la sienne et la posa contre l'oreiller, juste au-dessus de la tête de Bill et il entrelaça leurs doigts. La bouche de Bill devenait de plus en plus paresseuse et un soupir endormi et content passa sur ses lèvres.

Tom eut un léger rire et embrassa son cou, y déposant des baisers mouillés, sa langue venant lécher la peau moite de sueur du brun. Le corps de Bill était brûlant sous lui et les draps leur collaient à la peau. L'odeur de leurs ébats flottait dans l'air et enivrait les sens de Tom. Il était toujours en lui et commençait à être de nouveau excité. Il voulait découvrir de nouveaux territoires, essayer d'autres choses. Il voulait encore Bill.

Tom poussa encore un petit gémissement et ses doigts quittèrent ceux de Bill pour glisser avec douceur et sensualité sur son avant-bras. Peut-être que Bill voudrait bien recommencer, s'il y mettait les formes. Roucoulant presque, il susurra contre sa peau :

- Bill, partant pour un second round ?

Bill ne répondit pas, et la bouche de Tom revint effleurer la sienne. Les lèvres entrouvertes de Bill laissaient échapper un souffle régulier et paisible. Tom s'immobilisa.

Non, il n'oserait pas lui faire ça. Il ne pouvait pas lui faire ça. Pas maintenant.

Il murmura tout bas :

- Bill ?

Tom attendit un peu, et aucune réponse ne vint.

Se retirant doucement de Bill, Tom rampa vers le bord du lit pour allumer la lampe de chevet. Celle-ci vint éclairer d'une lumière tamisée la tête de lit et Tom se tourna vers Bill, s'immobilisant. Il soupira et revint s'allonger contre lui, appuyant sa tête sur sa main pour mieux l'observer.

Bill était parvenu à s'endormir, rompu par la fatigue. Le brun s'était tellement abandonné à lui qu'il avait même osé s'endormir dans ses bras sans le moindre scrupule et surtout dans un temps record. Un effet secondaire d'un trop plein d'émotions, peut-être ?

Tom soupira encore de dépit mais sourit un peu, le dévisageant. Bill avait l'air paisible et heureux, mais si fragile aussi dans son sommeil. Ses cheveux bouclés à cause de sa douche qui avait ruiné le travail de son lisseur étaient légèrement ébouriffés. Sa nudité lui donnait une apparence d'innocence que seul le liquide tachant son ventre venait infirmer. Tom eut le souffle coupé. Bill était magnifique. Et il était à lui, rien qu'à lui.

Tom se pencha pour ramasser une des serviettes qu'ils avaient laissées à terre et se mit à essuyer les traces de leur méfait sur leurs corps avant d'éteindre la lumière et de remonter les draps sur leurs corps nus. Il se blottit contre son frère, posant sa tête contre son torse et encerclant sa taille d'un bras avec possessivité.

Dehors, le tonnerre grondait toujours, mais Tom n'entendait plus que les battements du c½ur de Bill, le berçant jusqu'à ce qu'il s'abandonne à la nuit.

À suivre...

Donnez une note à ce chapitre : * ** *** **** *****

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Comments :

  • x-pas-sur-la-bouche-x

    28/09/2008

    Gniiiiiiiiiiiiaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa c'est cro bon! Ce lemon est trop merveilleux! C'est une première fois et je trouve ça trop chou! *-*
    Je gagatise total là!
    Je continue...

  • best-lemons-yaoi

    21/08/2008

    C'est vraiment très bien écrit , j'adore !!

  • best-lemons-yaoi

    21/08/2008

    hu lala je comprends maitenant les premières phrases et la gêne de Bill ^^

  • carpe-diem--x

    06/06/2008

    putain mais tes lemons sont géniaux quoi!!!! c'était extra!!! tellement que Bill ne s'en ait pas remis! XD!

  • CAmisad0x

    17/05/2008

    MDRR Bill qui s'endort alors que Tom a encore envie xD

  • chouu----16

    29/04/2008

    * Sattttttttturation maximallllllllllle *

    *o* <3

  • lumina

    10/04/2008

    OH mon Dieu c'était magnifique !!! Avec l'orage en fond et ............ les sentiments exarcerbés et ........... oh la vache tu as un de ces talent !!!!!! J'ai pas arrêter de couiner ( mentalement sinon ma mère se serait poser des questions ^^ ) devant des scénes qui sont ............ madre mia !!!! Non franchement il y a vraiment des moments qui m'ont frappés en plein estomac et se sont gravé en lettre de feu ! D'abord quand Tom balance tous les médicaments dans un accés de rage ( mon coeur a raté un battement !! ^^ ) ensuite le dos à dos de chaque côté de la douche ( maman je vais chialer ) quand au lemon !! .......... mais aïeux le lemon !!!!!! C'est un des plus beau que t'as écrit, il est poignant, sensuel et .... kyaaaaaaaaa je suis fan !!! Enfin bref tout ça pour crier au chef-d'oeuvre tout bêtement. BRAVO

    LUMI

  • bountyaoi

    06/04/2008

    Pfiooooou *wwwwwwwww* *meurt* . Je suis trop fan quoi. En plus j'ai lu tellement lemon que maintenant je suis devenue insensible XD. Mais les tiens *O* nyaaaaaaaaaaah *meurt une deuxieme fois*. dommage que Bill se soit endormi *BAF*
    Huhu. Bon je lis un peu de cours sur le bonheur XD et c'est partit pour le 3 ! (comme ca ca me fait une récompense après le travail xD)

  • lavoyageuse92

    06/04/2008

    Nyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ce lemon trop beauuuuuuuuuuu *-*

    J'aime et j'adore

    Bisous

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