Tu as perdu

Retour aux sources avec une petite fic où les twins ont une relation platonique. Certaines personnes me l'avaient réclamé, et je dois dire qu'après les dernières fics que j'ai écrites, j'en avais moi aussi bien besoin ;)

Bref, quelque chose de léger cette fois-ci. Fic à ne pas prendre au sérieux. J'ai juste voulu écrire quelque chose de marrant et de mignon.

Merci pour tous vos commentaires! Je m'excuse de n'avoir pas le temps de répondre à tous, mais le coeur y est! Merci énormément! Ca motive pour écrire!

Une autre fic écrite précédemment sur un challenge arrivera je l'espère bientôt en ligne.

Bonne lecture !

XoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoX

Tu as perdu


Tom soupira alors qu'il s'étendait sur le lit, ses bras derrière la tête. Il était près de minuit.

Il était fatigué mais content. Ils venaient de rafler un nouveau prix et Bill avait fait un petit discours bien accueilli par le public. Le chanteur avait ainsi remis en place tous ces journalistes et les sottes rumeurs que ceux-ci avaient bien pu lancer depuis le début de leur célébrité.

Une excellente soirée en somme. Et maintenant, alors qu'ils avaient eu la chance de pouvoir s'éclipser tôt de la cérémonie, Tom avait droit à un repos bien mérité, sur un bon lit, tranquille pépère.

Tom tendit une main vers la télécommande et commença à zapper à travers les diverses chaînes, regardant la télé d'un ½il distrait à moitié fermé quand il sursauta vivement, yeux écarquillés, la porte d'entrée s'ouvrant et se refermant dans un bruit fracassant comme si un éléphant venait de la défoncer.

Deux secondes plus tard, un hérisson, d'un mètre quatre-vingt et quelques tout de même, atterrissait sur son lit, faisant des bonds de lapin dessus. L'étrange bestiole s'était accrochée à son cou, le serrant comme une peluche.

Tom grogna.

- Bill !

Ledit Bill ne sembla pas l'entendre et se collant à lui, commença à lui faire des bisous sur la joue et dans le cou, alors que ses bras l'enserraient de plus en plus, étouffant presque Tom. Celui-ci se débattit un peu, essayant d'échapper à l'attaque de bisous. Parvenant à se dégager un peu, il inspira une grande bouffée d'air.

- Bill, je ne suis pas ton ours en peluche ! J'ai besoin de respirer, moi.

Bill se redressa momentanément, fronçant un sourcil et faisant un peu la moue, puis il se recolla à lui, frottant sa joue contre la sienne alors que ses mains étaient plongées dans ses dreadlocks.

- Si, tu es mon nounours, mon mignon petit frère.

Tom rougit alors que Bill tapotait sa tête. Il bouda.

- Je suis ton grand frère.

Délaissant ses cheveux blonds, Bill tapota doucement le torse de Tom et ferma les yeux, son nez collé contre la joue de Tom.

- Mais oui Tom, bien sûr.

Ce 'bien sûr' sonnait étrangement comme un 'cause toujours' aux oreilles dudit Tom dont l'agacement ne cessait de grandir. Il avait beau avoir 5 centimètres de moins que Bill, il avait 10 minutes de plus que lui, d'abord ! Cette récente manie de Bill de l'appeler 'petit frère', bien que mignonne, commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs, foi de grand frère.

De plus, Bill commençait à prendre ses aises, utilisant Tom comme un coussin grandeur nature.

- Bill...
- Tomi ?
- Tu comptes rester ici longtemps ?

Bill leva un ½il accusateur vers lui.

- Tu oserais me mettre à la porte ? Moi, ton propre petit frère ?

Ok. Surtout, se retenir d'étrangler son charmant petit frère (qui l'était quand ça l'arrangeait bien, visiblement...) au risque de le regretter plus tard.

- Je suis fatigué, toi aussi, alors au lit !

Comme Bill continuait à le regarder avec des petits yeux dignes du Chat Potté, Tom colla son nez contre le sien et appuya bien ses mots.

- Chacun dans son lit.
- Mais...
- Tu ronfles et tu prends toutes les couvertures !
- C'est pas vrai ! Et puis je veux des câlins.

Pour accentuer ses mots, Bill se frotta contre lui, le prenant pleinement dans ses bras. Tom soupira. Ok, c'était agréable mais il était trop énervé pour donner raison à Bill ce soir-là.

- Tu veux toujours des câlins. Rien qu'aujourd'hui, tu m'as sauté pas moins de trois fois dessus.

Bill fronça les sourcils. C'est vrai qu'il avait tendance à prendre Tom dans ses bras assez souvent mais...

- Tu ne t'en plains jamais d'habitude.

Tom leva les yeux au plafond.

- Et je ne m'en plains pas. Mais des fois, j'ai l'impression d'être ton ours en peluche ambulant, et les gens nous regardent bizarrement.

Les gens en question étaient surtout Georg, Gustav, leurs amis et leur famille, car sinon les jumeaux gardaient toujours une certaine distance entre eux en public, mais Tom n'avait pas tort. Ils recevaient toujours des regards appuyés un peu gênés quand les jumeaux se faisaient un gros câlin. Néanmoins, la remarque de Tom était injuste. Bill se redressa légèrement.

- Tu as autant besoin que moi de ces câlins.

Tom haussa les épaules. C'est vrai qu'il avait besoin de contact avec son jumeau, mais Bill en faisait trop. Il croisa les bras.

- Je peux survivre sans me faire assaillir toutes les dix minutes.

Bill poussa un cri outré et se releva. Il resta silencieux pendant quelques secondes, réfléchissant, puis il tourna légèrement la tête, plissant les yeux et croisant les bras à son tour. Il avait un petit sourire qui ne laissait présager rien de bon.

- Tu ne tiendrais pas une semaine.
- Une semaine ? Sans problème !
- Tu veux parier ?
- Je gagnerais trop facilement. C'est toi qui ne tiendrais pas un jour. Mais pourquoi pas.
- Entendu, pari tenu alors.

Tom laissa échapper un petit rire en regardant Bill se lever entièrement du lit. Il le regarda. Bill avait l'air sérieux.

Tom se figea. Bill était sérieux ?

- Bill ?
- Celui qui perd devra faire tout ce que veut l'autre pendant 24 heures. Le pari prend effet maintenant. Bonne nuit, grand frère.

Bill lui lança un sourire narquois et sortit de la chambre.

Bouche bée, Tom regarda la porte pendant cinq bonnes minutes avec de secouer la tête, souriant.

Une semaine ?

Pffffff !

Ca ne devrait pas être trop dur.

***

Le premier jour,

Le lendemain matin, Tom arrivait en bâillant et le pas lent au petit-déjeuner devant lequel Bill, Gustav et Georg étaient déjà attablés. Après avoir donné une poignée de main à ses deux amis, Tom s'approcha de Bill. Pas d'accolade matinale ce matin, mais...

- Les bises, ça ne compte pas, hein ?

Triturant son pain, Bill haussa les épaules, lui indiquant qu'il pouvait. Bill ne portait pas de maquillage et avait un air ensommeillé, en d'autres termes, il était susceptible et grognon.

Tom sourit et l'embrassa d'une bise sonore sur la joue, Bill obtempérant bien volontiers, tendant la joue mais ses yeux restant rivés sur la table, cherchant le café au radar.

Tom s'assit et Georg haussa un sourcil après avoir échangé un regard avec Gustav.

- On a loupé quelque chose ?

Tom s'empara du café.

- Bill a parié qu'il ne me sauterait pas dessus pendant une semaine.

Bill le fusilla du regard et Tom pensa qu'il était sage de lui verser également du café. Bill se tourna vers Georg, tartinant une pauvre tranche de pain de façon quelque peu meurtrière.

- Tom pense qu'on est trop collés l'un à l'autre. On prend nos distances pendant une semaine.

Gustav eut un petit sourire en coin.

- Une petite dispute ?

Georg mâchonna sa tartine beurrée.

- Bah, ça arrive, tu sais. Dans un vieux couple.

Ils rigolèrent. Bill leva les yeux au ciel et Tom ne releva même pas. Il enfourna un petit pain beurré entier dans sa bouche.

- Che fais ga'ner de chouches fachons.

Bill lui lança un énième regard noir auquel Tom se contenta de sourire. Il aimait faire enrager Bill.

Georg souffla.

- Au moins, plus de mamours indécents devant nos yeux innocents pendant toute une semaine. Ouf !

Tom leva le petit doigt.

- Enfin, jusqu'à ce que Bill ne puisse plus me résister. Parce que je suis irrésistible.

Bill leva encore les yeux au ciel.

- Ca, c'est ce qu'on verra.

Georg gloussa et fit un clin d'½il à Gustav.

- Oulà, attention, le divorce n'est pas loin.

Bill lança un regard noir à Tom qui fit comme si de rien n'était.

- Encore faudrait-il qu'on soit mariés, ce qui est loin d'être le cas. Je peux très bien me passer de lui.

Tom ricana dans son café et baissa sa tasse. Il s'adressa à Gustav et Georg.

- Quand on était petits, Bill voulait qu'on se marie tous les deux.
- C'est vrai ?

Les trois s'esclaffèrent et la mâchoire de Bill manqua de se décrocher.

- C'est faux !

Tom haussa un sourcil. Bill grinça des dents.

- J'avais cinq ans !

Tom se tourna encore vers Gustav et Georg, l'air victorieux.

- Comme je le disais, je suis irrésistible.

Ils explosèrent de rire et Bill donna un coup de dent rageur dans sa tartine en fusillant Tom du regard.

C'était la guerre. Hors de question qu'il perde.

***

Le deuxième jour,

- Tu as perdu, tu as perdu !

Se dandinant sur le sol, assis en tailleur, Bill chantait à tue-tête depuis une minute.

- Oh ça va ! J'ai compris maintenant.

Depuis le canapé, juste derrière lui, Tom lâcha sa manette d'un mouvement rageur. Bill venait de le battre à plate couture sur le dernier jeu qu'ils avaient acquis sur la playstation2, le genre de courses de voitures où il était possible de dégommer l'autre à coup de missiles.

Bill avait d'abord réglé leurs comptes à Georg et Gustav, qui s'en étaient allés dépités dans leurs chambres, puis il l'avait laminé.

Alors que son petit frère continuait à se trémousser indécemment pour une si mesquine victoire, Tom maugréa.

- Normal, tu as triché !

Bill se releva et s'affala à côté de lui sur le sofa.

- Si tu parles des bombes et des missiles que tu as reçus et qui t'ont si gracieusement envoyé dans les décors, je te rappelle que c'est la règle du jeu.

Il se pencha vers lui, son nez effleurant presque sa joue. Il sourit malicieusement.

- Gagner par tous les moyens. Pas de pitié.

Il haussa un sourcil et Tom grogna, croisant les bras. Il détourna la tête pendant quelques secondes, puis intrigué par le soudain silence de Bill, il tourna à nouveau la tête vers lui.

Il sursauta en constatant que celui-ci n'avait pas bougé, se tenant tout près de lui, quasiment nez à nez. Cependant, Bill arborait à présent un air triste.

- Tu ne m'aimes plus autant qu'avant.

Tom fronça les sourcils. Qu'est-ce que Bill racontait ?

- Quoi ?

Bill baissa les yeux, touchant machinalement un bout de son pantalon, l'air pensif.

- Avant, tu n'aurais jamais pensé que j'étais trop collant. Tu me prenais plus souvent dans tes bras. Maintenant j'ai l'impression d'être un poids pour toi.
- Bill ?

Bill frémit visiblement et Tom sentit son c½ur se serrer. Est-ce que c'était vraiment ce que Bill ressentait ? Est-ce que Tom était aussi distant avec lui qu'il le disait ?

Tom avança sa main pour le toucher mais se ravisa. Il eut un doute. Quelque chose clochait. Il fronça un peu plus les sourcils.

- Tu sais bien que ce n'est pas vrai.
- Alors, qu'est-ce qui t'empêche de me le montrer là maintenant ?

Tom le fixa pendant quelques secondes. Il commençait à comprendre. Il demanda avec méfiance.

- Et qu'est-ce qui t'empêche de venir toi-même jusqu'à moi ?

Bill le regarda avec ses petits yeux suppliants, battant presque des paupières, mais ne répondit pas, et Tom comprit qu'il n'avait pas eu tort de résister.

- Petit... manipulateur !

Tom attrapa un coussin et l'abattit sur sa tête, Bill éclatant soudainement de rire. Tom sourit, soulagé. Il avait bien failli tomber dans le panneau. Tom délaissa le coussin pour quelques chatouilles qui firent couiner Bill.

- Tu vas me le payer !

Bill gloussa sous sa torture mais se dégagea bien vite, prenant une distance de sécurité et se protégeant derrière un grand coussin. Il eut un sourire rusé.

- Tous les coups sont permis, seul le résultat compte.

Sur ces mots, il lui fit un clin d'½il et se leva. Tom le regarda faire, souriant avec douceur. Son frère n'était qu'une petite peste.

Tom reprit le coussin pour le poser sur ses genoux, et Bill à quelques pas de lui se baissa pour éteindre la console qui était sur le sol, toujours suivi des yeux attentifs de Tom, devenu songeur. Quand Bill se releva, Tom le fixait toujours. Bill sourit et se rapprocha de lui.

Tom ne bougea pas quand Bill se pencha vers lui, déposant un bisou de bonne nuit sur sa joue. Bill avait à peine reculé son visage que les douces paroles murmurées de Tom l'arrêtèrent, leurs yeux se rencontrant. Tom avait l'air très sérieux.

- Tu sais que c'est faux ? Je t'aime un peu plus chaque jour qui passe.

Ils restèrent immobiles pendant quelques longues secondes, puis Bill sourit légèrement, et Tom put voir ses yeux se mouiller imperceptiblement. Bill s'appuya d'une main sur le canapé.

- Je sais. Moi aussi, Tom, moi aussi.

Bill se pencha à nouveau vers lui, refermant la courte distance entre eux, et cette fois-ci ses lèvres se posèrent sur les siennes en un chaste baiser. Tom ferma les yeux.

Quand Bill recula enfin, ils se sourirent, et c'est silencieusement que Bill quitta la pièce.

Une fois qu'il fut hors de vue, Tom baissa les yeux vers le coussin sur ses genoux que ses bras enserraient avec possessivité.

Il avait été à deux doigts de perdre son pari.

***

Le troisième jour,

Bill ne jouait pas franc jeu.

Il avait passé toute la journée à se frotter à Tom, l'effleurant et le regardant dans le blanc des yeux toutes les cinq minutes, et Tom avait résisté à tous ses assauts. Le blond en avait d'ailleurs ressenti une grande fierté, pensant que cela finirait par faire craquer Bill.

Cependant, ce qu'il ne savait pas, c'est que Bill n'avait pas agi innocemment. Il avait bien préparé son coup.

Tom porta sa troisième coupe de champagne à ses lèvres, observant son frère à quelques mètres de là.

Quelques heures après son cinéma, Bill l'ignorait totalement, et Tom était quasiment sûr qu'il le faisait exprès. Depuis le début de la soirée mondaine, Bill avait bien dû parler à chaque personne présente, enchaînant embrassades et sourires. Il touchait bras, épaules et prenait même dans ses bras de nombreuses personnes qu'il voyait ce soir pour la première fois, ayant un mot pour chacun. Il faut dire que son frère avait le contact facile et charmeur. Bill était tellement doué pour parler avec les gens, tout l'inverse de Tom qui avait tendance à bafouiller timidement.

Tom vida sa coupe d'un trait et en prit une autre, regardant Bill prendre la pose avec une jeune actrice allemande, entourant ses épaules d'un bras alors qu'un photographe les mitraillait de photos.

Tom but d'un trait sa nouvelle coupe, sa tête vacillant légèrement quand il la rebaissa.

Fichu Bill.

Tom se retourna vers le buffet, ses yeux dansants errant à la recherche de sa prochaine coupe.

- Tu bois comme un trou ce soir. Tu essaies de noyer ton chagrin ?

Tom tourna la tête. Bill avait soudainement apparu à ses côtés, se penchant sur lui avec un sourire narquois sur ses lèvres. Tom lui lança un regard noir.

- Qu'est-ce que tu en sais ?

Bill s'appuya dos à la table, observant la salle autour d'eux. Personne ne faisait attention à eux à présent. David était occupé dans un coin à discuter avec un producteur de cinéma tandis que Gustav et Georg papotaient tranquillement avec de jeunes actrices de sitcoms. Le bruit dans la salle était un joyeux brouhaha.

- Je te regarde depuis tout à l'heure.

Il se tourna vers Tom et lui lança un petit sourire. Tom rougit légèrement. Il l'avait observé ? Tom était à la fois embarrassé et agacé. Il fronça les sourcils.

- Bill, je peux te parler ? En privé.

Bill cligna des yeux, étonné, mais acquiesça. Tom commença à se diriger vers une pièce adjacente qui était totalement vide. Une fois hors de vue de la foule, il agrippa fermement le poignet de Bill et l'y entraîna.

Bill tenta de protester en poussant un petit cri aigu étouffé, mais Tom l'ignora. Il referma la porte derrière eux. Bill s'apprêtait à dire quelque chose quand il se retrouva acculé, Tom posant ses deux mains de part et d'autre de sa tête, le forçant à reculer contre le mur.

Se tenant parfaitement face à face, ils ne se touchaient pourtant pas, quelques centimètres séparants leurs corps et leurs visages. La pièce était plutôt sombre, seule une vitre au-dessus d'eux laissant passer la lumière éclairant le couloir. Tom siffla.

- À quoi tu joues ?

Bill cligna des yeux.

- Comment ça ?
- Tu sais très bien de quoi je parle. Tu essayes de me rendre dingue ou quoi ?

Bill se mordit la lèvre inférieure et fit mine de réfléchir, posant un doigt sur son menton. Finalement, croisant nonchalamment les bras, il haussa les épaules, secouant la tête d'un air faussement innocent.

- Non, je ne vois pas de quoi tu parles, petit frère.

Surtout, se calmer.

- Bill... Je vais me retenir de t'étriper parce que maman ne me le pardonnerait jamais et que je ne veux pas que Georg devienne le chanteur du groupe, mais arrête ça tout de suite.

Bill gloussa. Il se pencha un peu, leurs nez s'effleurant.

- Arrêter quoi ?

Décidément, Bill aimait jouer avec ses nerfs.

- Bill...

Bill eut un sourire narquois.

- J'y peux rien si tu es jaloux, en manque de câlins et à deux doigts de perdre notre petit pari.

Bill posa son index sur le nez de Tom, y appuyant légèrement pour accentuer ses mots, et Tom loucha avant de secouer la tête et de fermer les yeux. Les rouvrant, il fusilla Bill du regard, le défiant.

- Je ne perdrai pas.
- Ah non ?
- Non.

Bill rit doucement, clairement dubitatif et plein de compassion envers son grand frère alcoolisé. Les yeux de Tom dansaient plus que jamais. Bill voulait jouer à ce petit jeu-là ? Tom aussi savait jouer.

- Les bises, ça ne compte pas, hein ?
- Quoi ? Non, mais...

Bill n'eut pas le temps de terminer sa phrase, car les lèvres de Tom s'étaient posées sur les siennes. Bill eut un gémissement surpris mais le laissa faire. Le baiser dura plusieurs secondes, ferme et intense, et quand Tom recula légèrement, Bill fut obligé de le suivre. Lorsque Bill parvint à se détacher et ouvrir la bouche, il inspira un grand coup.

- Tom ?

Celui-ci ne répondit pas, se contentant de le regarder avec des yeux fiévreux. Il ne voulait pas le toucher. Il fallait que Bill ploie avant lui, il le fallait.

Tom se pencha à nouveau vers lui et son souffle vint caresser les lèvres entrouvertes de Bill, et ses yeux se fermèrent. Passant sa langue sur ses propres lèvres, il sentit la respiration saccadée de Bill. Ce dernier tremblait. Tom frissonna.

Quand il reposa sa bouche sur celle du brun, ce fut pour entamer un baiser plus doux et humide, happant tendrement ses lèvres, et peu à peu, sa langue s'immisça entre elles, les léchant avidement.

Bill, qui s'était juste laissé faire pendant ce temps, restant un temps interdit, commença à répondre, sa langue venant timidement jouer avec la sienne, les laissant s'apprivoiser et se goûter avec curiosité.

Après quelques secondes de ce jeu devenant de plus en plus sensuel, Bill poussa un gémissement que Tom répercuta dans sa bouche, leurs sons se mélangeant. Le blond accula un peu plus Bill contre le mur et intensifia encore leur baiser. Ses mains se tordaient contre la paroi froide, Tom les empêchant de céder à la tentation de prendre Bill dans ses bras.

Alors que Tom oubliait peu à peu l'enjeu de sa petite démonstration, trop occupé par la douceur et le plaisir que lui procurait ce baiser, une main vint soudainement s'agripper à son T-shirt, tordant le tissu. Bill était lui sur le point de craquer et de le prendre dans ses bras...

... quand la porte s'ouvrit brusquement.

Tom ouvrit les yeux brusquement, repoussé contre le mur à côté de lui par la main de Bill qui deux secondes auparavant froissait son T-shirt. Le blond retint son souffle. Bill et lui ayant les yeux rivés sur la silhouette qui se dessinait dans la lumière pénétrant par la porte ouverte qui fort heureusement les cachaient. Un serveur passa la tête avant de s'adresser à un collègue dans le couloir.

- Non, il n'y a rien, les verres ne sont pas ici.

Il referma immédiatement la porte. Posant leurs têtes contre le mur, les jumeaux soufflèrent de soulagement, se jetant un rapide coup d'½il. Finalement, Bill lâcha le T-shirt de Tom et sans prévenir, lui donna un petit coup sur le bras. Tom couina.

- Aïe ! Qu'est-ce qui te prend ?

Bill croisa les bras. Malgré l'obscurité, Tom pouvait voir qu'il rougissait. Bill détourna le regard, incertain.

- Si tu croyais m'avoir ainsi, c'est raté.

Tom eut un petit sourire en coin. Ce baiser l'avait dégrisé.

- Tu avais l'air d'apprécier pourtant.

Bill protesta d'un cri outré et lui tira la langue avant d'ouvrir la porte et de sortir de la pièce en pestant contre son idiot de frère.

Alors que la porte se refermait derrière lui, Tom posa à nouveau sa tête contre le mur, soupirant.

Plus que quatre jours à tenir.

***

Le cinquième jour,

Tom jeta un coup d'½il à Bill qui triturait ses malheureuses céréales dans son bol, les imbibant de lait et les fixant d'un air absent.

Cette histoire de pari commençait à prendre un tour particulier.

Tom n'arrivait pas trop à mettre le doigt sur la raison à l'origine de cette étrange atmosphère, mais Bill était bizarre depuis deux jours, son attitude joviale ayant disparue pour laisser place à une inquiétude sans nom.

En fait, il était bizarre depuis cette soirée et ce fameux baiser.

Tom avait agi sur le moment, et avec l'aide du champagne. Il avait eu l'envie de l'embrasser, et il savait que Bill en avait eu envie lui aussi. Rien de bien méchant. Et puis, tout cela avait fait plus ou moins partie d'un jeu, pas vrai ? Alors la raison pour laquelle Bill agissait aussi bizarrement, Tom n'en était pas sûr.

Inquiet, il avait tout d'abord pensé que Bill avait été gêné par la sensualité du baiser, et pour s'en assurer, Tom avait renouvelé l'opération le lendemain soir, détournant un simple baiser sur la joue par un baiser goulu sur lèvres, sa langue venant brièvement les lécher, puis il lui avait lancé un sourire taquin pour le tester, s'attendant à une réaction embarrassée de Bill.

Or, si Bill avait légèrement rougi, il n'avait pas paru gêné pour autant. En fait, il avait seulement paru triste.

Comme maintenant. Tom soupira. Etendant ses jambes sous la table, il captura les chevilles de Bill entre les siennes. Bill leva la tête, sortant de sa rêverie mélancolique.

- Mh ?
- Arrête de massacrer ces pauvres céréales qui ne t'ont rien fait.

Bill jeta un coup d'½il à son bol puis il releva la tête vers Tom qui le regardait toujours, un sourire doux aux lèvres.

Bill sourit à son tour et commença à avaler ses céréales (réduites en bouillie) et Tom fut momentanément soulagé.

Sous la table, leurs chevilles restèrent entremêlées jusqu'à la fin du petit-déjeuner.

***

Le sixième jour,

Il faisait encore nuit et Tom dormait profondément quand un tambourinement intempestif se fit entendre à la porte de sa chambre.

Se réveillant difficilement, Tom ouvrit des yeux hagards et bâilla, se levant en titubant pour aller ouvrir la porte. Il ne fut pas surpris d'y trouver la personne qui se tenait derrière.

- Bill ? Pourquoi tu as frappé ?

D'habitude, quand Bill cherchait à s'infiltrer durant la nuit dans la chambre de Tom, il n'éprouvait jamais le besoin de demander la permission ou même de se signaler. Tom ne comptait plus toutes les fois où il s'était réveillé au matin en constatant que Bill s'était glissé dans son lit durant la nuit à son insu.

Bill hésita. Il frissonnait légèrement, ne portant que son boxer.

- J'ai pensé, qu'à cause du pari... enfin...

Tom soupira.

- Ne sois pas stupide.

Lui faisant signer d'entrer, Tom retourna vers son lit. Bill referma la porte et se dirigea à tâtons vers le lit, s'y glissant prestement. Tom s'était déjà recroquevillé en boule dans un coin du lit, cherchant à retrouver le sommeil. En vain.

Il sentait que Bill, qui se tenait à l'opposé du lit, était préoccupé. Tom soupira une fois de plus. Il se tourna vers lui dans le noir.

- Cauchemar ?

Bill prit un temps avant de répondre.

- Non, j'arrivais pas à dormir, c'est tout.

Tom fronça les sourcils.

- Pourquoi ça ?

Bill ne dit rien, et Tom eut la sensation qu'il ne voulait pas lui répondre.

Les yeux de Tom se refermèrent. Il avait tellement sommeil. Il allait succomber quand un reniflement parvint à ses oreilles. Ses yeux s'ouvrirent dans le noir.

- Bill, je te préviens, si tu cherches à me faire perdre le pari par un coup foireux...

Il se tut quand un sanglot se fit distinctement entendre. Il paniqua.

- Ok. Disons que le pari est suspendu.

Il chercha fébrilement sous les draps et agrippant le bras et la taille de Bill, il l'obligea à lui faire face. L'effet ne se fit pas attendre, Bill se jetant soudainement dans ses bras et lui enserrant la taille. Ses cils mouillés battirent contre le cou de Tom et ce dernier caressa doucement ses cheveux.

- Qu'est-ce qui ne va pas ?
- Rien. Maintenant ça va.

Tom baissa la tête vers lui, son menton se posant sur les cheveux en bataille. Il ne pouvait pas le voir, mais il sentait que Bill était tourmenté par quelque chose, et qu'il n'était pas décidé à lui en parler. Il soupira. Quelque chose lui disait que ça avait un rapport avec ce fichu pari.

Caressant machinalement le dos du brun pour l'apaiser, Tom finit par s'endormir.

Peu après, Bill s'endormit également, bercé par les battements de c½ur de son frère.

***

Le septième jour,

Vêtu d'un short et d'un T-shirt et ses genoux ramenés sous son menton, Bill regardait tête penchée l'horloge numérique qui indiquait 23h55.

Il soupira.

Plus que cinq minutes. Cinq petites minutes et Tom gagnerait son pari.

Bill n'avait même plus la force pour une dernière tentative qu'il savait vaine. Il s'était enfermé dans sa chambre depuis le début de la soirée, refusant même d'en sortir quand Gustav et Georg avaient essayé de l'entraîner dans le petit salon pour une énième partie de PS2.

Il faut dire que pour passer ses nerfs, Bill leur avait mis la pâtée tous les soirs de cette semaine, et ses amis tenaient visiblement à obtenir leur revanche.

Plus que trois minutes.

Bill fronça les sourcils. Tom n'avait pas arrêté de le provoquer, et Bill avait bien failli se laisser prendre à son propre jeu. Si Tom était resté de marbre à toutes les tentatives d'approche de Bill, le chanteur avait au contraire été troublé par les doux regards de Tom sur lui, ainsi que ses bises appuyées de ces derniers jours, dont la plupart n'avaient pas fini sur sa joue mais sur ses lèvres.

Bien sûr, cela avait été des baisers plutôt innocents, à part peut-être celui qu'ils avaient échangé lors de leur dernière soirée mondaine, et pourtant, cela avait troublé Bill.

Tom avait seulement cherché à lui faire perdre son pari, mais Bill avait réalisé par ces baisers quelque chose d'important, qui l'avait fortement perturbé.

Ces baisers ne représentaient rien de spécial pour Tom, il l'avait juste embrassé parce qu'il pensait que Bill craquerait à la longue. Alors par fierté, Bill n'avait pas cédé.

Bill avait fait ce pari pour démontrer à son frère qu'il avait tort, qu'il avait autant besoin de lui que Bill avait besoin de Tom. Mais c'est Tom qui avait raison.

Bill avait besoin de Tom. Plus que Tom n'avait besoin de lui.

Ce qui n'avait été au début qu'un jeu amusant était devenu un horrible constat. Bill serra ses genoux un peu plus fort, tremblant légèrement.

Les dernières secondes s'écoulaient.

Pile à l'heure, on frappa à la porte. Bill soupira, détournant le regard.

- Entre.

Bien sûr, c'était Tom, arborant un petit sourire satisfait. Une fois n'est pas coutume, Tom atterrit sur le lit en sautillant, s'asseyant en tailleur à côté de Bill. Touchant de ses orteils en chaussette la cuisse de Bill, Tom sourit.

- Alors ?

Bill soupira. Il ne voulait pas le regarder.

- Tu as gagné. Voilà. Content ?

Se penchant vers lui pour trouver son regard, Tom eut un petit sourire en coin.

- Très !

Bill sentit sa gorge se crisper et ses yeux le piquer, et il tourna complètement le dos à Tom.

- Bill ?
- C'était facile pour toi.
- Quoi donc ?

Bill grimaça un peu, ses larmes menaçant de tomber.

- De ne pas me toucher, et de me faire tourner en bourrique en m'embrassant alors que tu sais que c'est important pour moi.

Rampant sur le lit, Tom se rapprocha de Bill, se penchant légèrement à côté de lui pour voir le visage baissé de Bill. Il l'observa attentivement un instant puis sourit doucement.

- Oui, c'était facile.

Bill tourna vivement la tête vers lui. Il avait voulu lui lancer un regard brûlant de colère mais il n'y parvenait pas. Les mots que Tom venait juste de prononcer l'avaient blessé en plein c½ur. Une larme coula sur sa joue et il l'essuya vivement, détournant la tête. Il ne voulait plus regarder Tom. Il entendit Tom rire et le c½ur de Bill se brisa une fois de plus, d'autres larmes glissant sur ses joues rougies.

Il se débattit légèrement quand il sentit les bras de Tom s'immiscer autour de sa taille et que sa tête se posa sur son épaule, mais le contact était trop tendre pour qu'il puisse le repousser. Il abandonna, évitant ce regard insistant sur ses yeux rougis. Tom murmura doucement.

- C'était facile parce que je savais que si je gagnais, j'aurais tous les câlins que je voudrais après, espèce d'idiot. En plus, j'aime t'embrasser, au cas où tu ne l'aurais pas encore compris.

Bill se figea, ses yeux s'écarquillant. Il était trop surpris pour avoir le bon sens de rougir à sa dernière remarque. Ils restèrent tous deux silencieux pendant de longues secondes. Quand Bill reparla, les larmes avaient disparu de ses yeux. Il fronça les sourcils, ne semblant pas sûr de comprendre.

- Quoi ?

Tom haussa les épaules. Il souriait toujours.

- C'est bien ce qu'on avait parié, non ? Tu as perdu, donc tu dois faire tout ce que je veux pendant les prochaines 24 heures.

Bill cligna des yeux. Il n'avait visiblement pas pensé à ça. Tom rit doucement alors qu'ils se regardaient.

Levant une main, Tom essuya affectueusement les larmes qui avaient coulé sur les joues de Bill, et continuant à caresser sa joue, ses yeux emplis de douceur. Puis, se penchant lentement vers Bill, il déposa un baiser sur ses lèvres, fermant les paupières, avant de reculer, attendant la réaction de Bill.

Le brun le regarda faire d'un air hébété, puis il se jeta sur lui, l'enserrant avec force. Et cette fois-ci, Tom ne protesta pas, le serrant dans ces bras et l'embrassant dans le cou pendant de longues minutes de calme et de tendresse.

Quand Bill se décida enfin à le lâcher, ce fut néanmoins pour lui donner une petite tape sur la taille.

- Aïe !
- Tu aurais quand même pu admettre que j'avais raison dès le début !

Bill lui fit de gros yeux pleins de reproches et Tom se contenta de glousser. Il était préférable de changer de sujet.

- Bon, il est temps de passer aux choses sérieuses.

Enlevant son T-shirt, il s'allongea en un bond sur le ventre, appuyant sa tête sur ses bras et s'installant confortablement. Surpris, Bill cligna des yeux.

- Comment ça ?
- Tu dois faire tout ce que je veux pendant 24 heures, hein ? Alors je veux un massage, des câlins et des bisous à la demande. Ah ! Et que tu me laisses gagner à ce stupide jeu vidéo, que tu me fasses des pâtes à la bolognaise...

Alors que Tom continuait à égrener ses exigences, Bill s'était allongé à côté de lui, une main errant sur le dos de Tom, le caressant avec douceur. Sa tête posée sur son autre main, il souriait, observant son frère. Bill l'interrompit au bout d'un moment. D'ailleurs, il n'écoutait plus ses revendications depuis un petit moment, celles-ci devenant farfelues.

- Tom, que je sache, tu n'as pas perdu notre pari, mais moi non plus.

Tom s'arrêta de parler et tourna la tête vers lui, fronçant les sourcils.

- Quoi ?

Bill sourit.

- Eh oui.

Tom s'apprêtait à protester quand Bill posa un doigt sur sa bouche pour le faire taire, avant de se glisser à califourchon sur les hanches de Tom.

- Cependant...

Il s'interrompit pour faire glisser ses pouces le long de la colonne vertébrale de Tom, remontant vers ses omoplates avant de masser de ses paumes les côtes du jeune homme en redescendant progressivement vers le bas du dos de celui-ci, Tom poussant un long et fort gémissement de contentement. Bill était si doué.

- ... comme je suis gentil, tu auras droit à ton massage et à tes câlins....

Bill se pencha en avant, ses cheveux venant chatouiller le cou de Tom. Il chuchota à son oreille, le plus sérieusement du monde.

- Mais soyons bien clairs. Il est hors de question que je te laisse gagner à la console.

Tom cacha un immense sourire que Bill devina sans peine.

Et c'est ainsi que Bill resta invaincu.

Fin.

Donnez une note à cet OS : * ** *** **** *****

Leave a comment

We need to verify that you are not a robot generating spam.

See legal mentions

Don't forget that insults, racism, etc. are forbidden by Skyrock's 'General Terms of Use' and that you can be identified by your IP address (54.81.150.27) if someone makes a complaint.

Comments :

  • Fictions-Yaaooi

    10/09/2011

    Cet os et tout , tendre et tout mignon. J'adore bonne continuation.

  • lollipopthetop

    23/12/2010

    J'ai pensé exactement à la même chose concernant Bill et son jeu ... !

  • aimer-a-en-mourir

    11/10/2009

    juste parfait *_*

  • LoveTomBillYaoi

    24/01/2009

    Il est tout mignon celui et plein d'humour et de tendresse.
    J'ai eu grand plaisir le lire

  • best-lemons-yaoi

    13/11/2008

    Il est vraiment mignon ^_^

  • courbe-de-plume

    22/10/2008

    ça m'a bien amusé

    ^^

  • Love-boat-yaoi

    14/08/2008

    C'est mignon tout plein.
    J'ai beaucoup aimé.
    Bisouuus!

  • Lillarock

    29/07/2008

    Cette Os est ma préférée de toutes !!

    Bon les autres sont géniales aussi bien sûr, mais celle-ci a pour moi quelque chose de spécial, même si je ne saurais dire quoi. En fait je la relis comme on écoute une chanson en boucle, est me procure un trop plein d'émotions. Il faut dire que c'est particulièrement bien écrit pour qu'on ressente tous les sentiments des personnages, et j'apprécie d'autant plus les qualificatifs que tu leur donne.

    C'est à la fois une lecture amusante et émotionnelle, parfois surprenante aussi, je ne m'attendais pas à ce que ça finisse comme ça par exemple. Mais je dois dire que j'en ai était soulagé pour ce pauvre Bill qui me faisait de la peine quand il est venu chercher du réconfort chez son frère en pleine nuit.

    Tout de même les jumeaux ont réussit à tenir la semaine, se découvrant de nouvelles façon de se prouver qu'ils étaient proches. Enfin quoiqu'il en soit, maintenant je n'ai qu'une envie, faire des câlins à tout le monde autour de moi. L'abstinence des jumeaux m'a presque frustrée il faut dire !! Enfin cela prouve ton talent à faire ressentir chez le lecteur les états d'âmes des personnages auxquels tu donnes vie.

    En tout cas je ne me lasserai certainement jamais de lire et relire cette Os même si à force je commence à en connaitre les moindres faits !! Je m'en délecte tout simplement !! Encore merci ^^

  • man-kann-immer-traumen

    28/06/2008

    jadore cet OS !!

    il est plus ... soft xD

    nan jaime bien quand c'est moins soft [ quel vocabulaire xD ] mais ca change !!

    je tai deja dit que t'écrivais bien ? ^^

    biisouxxxxxxxxx

  • Heilig-for-Tom

    23/06/2008

    Halala c'est vrai que ça change, mais c'est tellement tendre =) Ils sont vraiment trop mignons ... par contre j'ai failli chialer avec Bill au moment de la délibération T_T

Report abuse