Traduction - La saison des framboises, chapitre 4

Ceci est la traduction de la fic de cynical_terror, "Raspberry Season" en six chapitres, traduction que j'ai faite en accord avec l'auteur.

Ceci n'est donc pas ma fic, mais une simple traduction.

Ai-je précisé que c'était une traduction? lol

La saison des framboises.


Chapitre 4 :

Tom sait qu'il rêve.

Et il ne veut pas se réveiller.

Dans son rêve, il étire son corps sur le canapé, ses orteils se tordant sur le tapis, ses doigts glissant dans les cheveux blonds sur ses genoux. Il guide les mouvements de la tête de la fille, soupirant profondément alors qu'elle prend son pénis dans sa bouche.

Ce n'était peut-être qu'un rêve, mais c'était bon. Il pouvait entendre la pluie, un bruit de vent et d'eau, et ses cuisses se tendent. Elle va le sucer à sec. (NDLT : « suck him dry »)

« Rachel », dit Tom, le souffle coupé. Parce que bien sûr c'est elle, de qui d'autre pourrait-il s'agir ? Il ferme ses yeux, comment cela est-il même possible dans un rêve ? Il n'en est pas sûr. Ses yeux s'ouvrent et il est au milieu des lilas. La pluie coule goutte à goutte à travers les branches et les pétales tombent sur ses paupières, collant mouillés sur ses joues et son cou.

Rachel n'est plus là et ses pantalons sont remontés, mais il est toujours excité. Sa peau frémit et il se penche en arrière contre les branches de lilas qui dépassent, levant les yeux et voyant Bill au-dessus de lui. Les extrémités des cheveux de Bill tombent dans sa bouche ouverte.

« Bill ? »

Bill cligne des yeux, presque au ralenti, et est-ce qu'il rêve encore ? Il a perdu toute notion de réalité. Bill penche sa tête en avant, ses cheveux faisant un rideau autour de Tom, et il n'y a plus de lilas. Bill sent le musc, et Tom n'est pas certain d'avoir déjà senti quelque chose si clairement dans un rêve.

S'il pleut, Tom ne le sait, et il s'en fout. Ses mains sont insistantes, s'insinuant dans les cheveux de Bill, l'attirant à lui. Les lèvres se rencontrent et Tom glisse sur le sol, Bill au-dessus de lui, l'appuyant contre terre.

« Oh mon dieu, Bill », Tom l'embrasse. C'est mieux que la pipe, c'est douloureusement intense, aigu, retournant, le faisant agonir fichtrement.

Les hanches de Bill creusent les siennes, et leurs ventres sont nus, collés l'un contre l'autre. Il y a la chaleur humide de la bouche de Bill et la chaleur de l'excitation durcie de Bill. Celle-ci bouge contre l'estomac de Tom, se frottant contre sa propre érection.

Cela n'est pas supportable, Tom se cambre et Bill se liquéfie dans ses mains, le trempant jusqu'aux os. Il va se noyer. Il a le souffle coupé, glissant toujours plus dans la terre, maintenant devenue boue et ses yeux s'ouvrent difficilement et douloureusement.

Et il est réveillé, en sueur, cherchant son souffle alors que son orgasme retombe contre son estomac. Le rêve est terminé. Le tonnerre tonne comme un tambour et les éclairs se lézardent à travers la fenêtre, illuminant son compagnon de chambre. Juste un flash d'une saccade des hanches de Bill, sa main s'activant désespérément sur ce qui ne pouvait être qu'une érection douloureuse, ses yeux fermés.

Dans le noir, Tom peut entendre Bill retenir ses gémissements.

La pluie sonne comme des rochers qu'on enverrait sur la fenêtre mais Tom ne peut que seulement entendre les bruits que Bill tente de cacher.

« Ah, non. », souffle Bill. Le matelas bouge et il donne un coup de pied, son talon heurtant son mollet. Jusqu'à quel point Bill pense que Tom peut dormir profondément ?

A ce moment, Tom est sûr que Bill ne réfléchit pas du tout. Tom perd toujours pied juste avant de jouir, peut-être que c'est la même chose pour Bill. Ce dernier grogne et tout redevient silencieux.

La pluie reprend et ils respirent tous deux profondément.

« Tom ? »

Tom se mord les lèvres pour ne pas répondre.

« Tu te rappelles pourquoi on a arrêté de jouer ? », Bill bâille alors qu'il parle. Tom n'est pas sûr de savoir de quoi il parle ou s'il sait que Tom est éveillé. « Parce que grand-mère nous a trouvés. »

Tom se tourne sur le côté, à l'opposé de Bill. Celui-ci bâille encore. Maintenant Tom sait de quoi parle Bill. Ils avaient été attrapés, s'embrassant dans les lilas, juste des petits baisers de petits garçons. Leur grand-mère les avait fait sortir de là et leur avait donné à tous deux une tape sur les fesses.

'Ne faites pas ça', pense Tom. 'Plus jamais.'

La moindre parcelle du corps de Tom veut se tourner de l'autre côté et se coller à Bill. Elles veulent être en lui. Bill ronfle légèrement, en ayant apparemment terminé de parler. Tom expire longuement. Il a honte.

XoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoX

Le téléphone les réveille. Tom est horrifié de voir qu'il est sur Bill. Celui-ci ne semble pas s'en préoccuper, éjectant seulement Tom pour récupérer son téléphone sous les couvertures. « Qu'est-ce qu'il fait chaud, putain. », il grogne et répond au téléphone. « Oui ? »

Tom sort du lit, se dirigeant dans la salle de bains pour prendre une douche, la plus froide qu'il puisse supporter. Il pleut toujours et l'humidité est suffocante. Tom rentre dans la douche, faisant un bond au contact de l'eau froide, puis il s'y relaxe.

Toute l'excitation avec laquelle il a pu se réveiller disparaît sous l'eau. Il savonne ses dreads et fait presque un bond quand la porte s'ouvre en claquant. « Putain »

« Tom ? »

« Bill, tu m'as foutu les jetons », dit Tom sous le flot d'eau.

« David a appelé », dit Bill sans s'excuser.

Tom grogne, mettant sa tête sous l'eau. Si David voulait qu'ils fassent cette interview...

« Il n'a pas pu convaincre maman de nous laisser partir pour l'interview ». Bill semblait déçu. « J'imagine que je n'aurai pas à me coiffer, au moins ».

Tom rit avec fatigue, le son résonnant sur les tuiles de la douche. Il est soulagé qu'ils n'aient pas à aller où que ce soit. « D'accord. »

« Donc... », dit Bill avec hésitation. « Le sous-sol ? »

Tom frotte son visage avec l'eau froide. « Ugh »

« Tu sais qu'on doit... » Le tonnerre tonne et la maison vibre sur ses bases. Bill pousse un petit cri et Tom peut l'entendre se cogner contre un meuble. « Merde ».

« C'est juste une tempête », dit Tom. La lumière saute deux fois.

« C'était vraiment fort », dit Bill. « Tom, sors de là ».

La lumière saute encore une fois et Tom grogna. « C'est juste une petite tempête. ». La dernière chose que veut Tom c'est de sortir de la douche tant que Bill est dans la salle de bains. Il est terrifié de constater que son pénis semble combattre l'eau froide et son estomac se tord d'excitation. Pourquoi est-ce que ça lui arrive ?

Bill soupire et Tom peut l'entendre s'asseoir sur le siège des W.C.

« Pars, pars », répète Tom dans sa tête. Il baisse les yeux sur son pénis, plus dur qu'avant. Il le touche et grimace.

« David a dit qu'on doit travailler sur de nouvelles idées de chansons », dit Bill. « Et j'en ai. »

Bill commence à papoter sur des chansons et des détails concernant leur tournée, mais Tom n'écoute pas. Comment, pourquoi bande-t-il encore ? Tom touche le haut de son érection et siffle au contact.

« Tom ? Est-ce que tu m'écoutes au moins ? »

Il se positionne encore plus complètement sous le jet d'eau froide et ses dents grincent.

« Tom ? »

Bill ouvre le rideau de douche et Tom est pris en train de regarder son érection.

« Pourquoi t'as l'air surpris d'avoir un pénis ? », demande Bill, haussant un sourcil.

Tom a la chair de poule et son visage rougit alors que Bill regarde fixement son corps nu. Cela fait des lustres depuis la dernière fois qu'ils ont été dans un état de nudité l'un devant l'autre. « Hum... Je n'arrive pas à m'en défaire. » Bill se moque de lui et ferme le rideau.

« David pense qu'on pourrait vendre la première étape de la prochaine tournée », dit Bill d'un ton fade. « Il pense aussi à augmenter le prix des billets de quelques euros. »

« Hum ». Tom est tellement embarrassé qu'il n'arrive pas à penser. Et quand Bill ouvre à nouveau le rideau de douche, Tom se sent encore plus embarrassé. Tom bouge pour se cacher, mais c'est trop tard, les yeux de Bill sont déjà sur lui.

« Entendre David parler du prix des billets aurait tué l'érection de n'importe qui », dit Bill. « Je suis impressionné. »

Tom rit un peu, mais il trouve la situation tout sauf marrante. « Dis moi quelque chose d'horrible. Aide moi ».

« D'accord. » Bill ferme à nouveau le rideau. « Disons... que je vais dehors avec une perche en métal et je suis touché par un éclair. »

« Bill », dit Tom. « C'est stupide ». Il bande toujours, bien sûr.

« Je meurs », dit Bill, sa voix devenant sérieuse. « Tu dois téléphoner à maman et lui dire et appeler une ambulance et je ne reviens jamais. Et tu es seul, pour toujours. Ou jusqu'à... ce que tu t'en remettes. »

Tom tremble, et non pas du froid cette fois-ci. Il tient son estomac et Bill ouvre le rideau. Malgré le fait que Tom se sente sur le point de vomir, il bande inexplicablement.

« Ton pénis est énorme », dit Bill. Tom ne rit pas, en fait il laisse presque échapper un sanglot, qui l'ennuie encore plus que son érection. Il secoue la tête et sort de la douche. Bill recule alors que les dreadlocks de tombe laissent tomber goutte à goutte de l'eau sur ses épaules et son visage.

« Tom ? »

Tom se penche et serre Bill dans ses bras aussi fort qu'il le peut. Bill pousse un léger bruit plaintif au fond de sa gorge mais il cède et serre Tom en retour. Bill est à présent debout, le pénis de Tom contre son estomac. Ils ne se séparent pas, Tom ne se préoccupe même plus de ça à présent.

« Ne dis pas que tu vas mourir », dit Tom. « Cela n'arrivera jamais ».

« On va mourir un jour. L'un de nous avant l'autre », répond Bill. Tom trempe le T-shirt de Bill, ses mains serrant le bas de celui-ci.

« N'en parle pas », peut seulement dire Tom. « Je me tuerais si tu mourrais. Immédiatement. »

Bill essaie de se dégager mais Tom ne le laisse pas faire. « Ne sois pas si mélodramatique. On dirait une de mes chansons. »

« Je suis sérieux, Bill. Tu ne me crois pas ? », Tom désespéré. Il veut que Bill comprenne. Que ferait Tom sans lui ?

Bill hoche de la tête, repoussant les dreads de Tom. « Je te crois. Ok ? Tu es en train de me mouiller. » Il repousse Tom du coude, essuyant le coin de son ½il.

Tom veut dire quelque chose mais il est nu et se sent comme un imbécile.

Et alors la maison tremble encore, le tonnerre faisant écho dans les oreilles des deux garçons et les lumières abandonnent finalement dans une dernière pathétique étincelle. Tom jure et sursaute presque quand Bill se rapproche. La ferme a peu de fenêtres en haut et le ciel est sombre et morne, et il fait presque noir dans la salle de bains.

« Tiens », Bill tend une serviette à Tom, le revers de ses doigts frôlant ses côtes nues. Tom frissonne et enveloppe la serviette autour de sa taille. « Viens ». Tom est surpris. Bill le tire hors de la salle de bains et dans le couloir. Il fait plus clair ici. Bill a l'air secoué.

« Tu vas bien ? »

« Je hais les orages, tu le sais », marmonne Bill. Il regarde Tom. « Qu'est-ce qu'on fait pour les lumières ? »

Tom hausse les épaules. « Attendre ? » Tom se sent maladivement exposé en ce moment. Il est presque nu à côté de Bill, et après l'étrange moment qu'ils ont partagé, il se sent un peu plus qu'embarrassé. « Bill, ça va aller. », s'entend-il dire. « Les lumières vont revenir avant qu'il ne fasse trop sombre »

« Il fait déjà assez sombre », Bill se détourne de Tom. « Si David était venu nous chercher... »

« Je ne voulais pas qu'il le fasse... », clape Tom. Bill se tourne et regarde Tom.

« Pourquoi ? »

« Je vais m'habiller », dit Tom. Bill attrape son bras.

« Pourquoi ? »

Tom soupire. « Parce que je suis nu. »

« Non, pourquoi ne voulais-tu pas y aller ? » La main de Bill serre son poignet. « Tu veux rester ici ? »

Tom ne répond pas, il commence à transpirer de nouveau.

« Tu veux rester ici... avec moi ? »

Tom lève brusquement la tête. « Est-ce que je peux aller m'habiller ? » Bill lâche le bras de Tom. « Qu'est-ce qu'il t'arrive ? »

« Qu'est-ce qu'il nous arrive ? »

Tom ne peut pas parler de ça. « Il ne nous arrive rien. »

Bill souffle et les poils se dressent sur le cou de Tom. Le tonnerre tonne entre eux. « Tu m'as regarder jouir. »

Le corps entier de Tom rougit et il recule d'un pas. « Et alors ? » Il hait cette expression. Quel genre de réponse est 'Et alors ?' ».

Tom se frotte le visage, essayant encore. « Je n'en avais pas l'intention ».

« Mais tu l'as fait, » dit Bill. « Je m'en fous, c'est juste que... »

« Quoi ? »

Le vent fouette les vitres et la vieille maison craque comme si elle allait s'effondrer. Bill se rapproche de Tom.

« Est-ce qu'on ne peut pas aller s'asseoir quelque part ? On pourrait allumer des bougies ou quelque chose ? »

« Je pensais que tu voulais parler », dit Tom.

Ils sont debout dans l'étroit couloir, gênés, aucun d'eux ne bougeant. « Je n'aime pas le temps, c'est tout. »

« Tu as peur ? »

Bill se balance nerveusement sur ses pieds. « Je ne me sens pas à l'aise. »

Tom ne se sent pas à l'aise non plus, seulement ce n'est pas à cause de la tempête.

XoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoX

Ils se retrouvent une fois de plus sur le canapé, des bougies allumées alors que ce n'est encore que la fin de l'après-midi. Tom a trouvé un pantalon et un peu de courage, et Bill semble avoir perdu sa volonté de parler.

Ils sont assis côte à côte, silencieux et suant. Il aurait été plus sensé de s'installer en haut dans la chambre où il fait plus frais, mais aucun des deux garçons ne se semblait assez confiant pour partager une pièce avec un lit à l'intérieur.

« Est-ce que tu te rappelles, » fit Bill, parlant finalement. « Quand ils ont refait l'allée ? »

« Ici ? »

Bill acquiesce, enroulant ses doigts de pied sous lui. « Il y avait toutes ces pierres, de la carrière en dehors de la ville, probablement. »

Tom regarde les doigts de pied de Bill se plier et s'étirer sous ses fesses. « Je m'en rappelle. »

« On ramassait les pierres, on les ramenait sous le porche et on les cassait, une par une. Grand-mère avait dit qu'elle en avait cassé une une fois et qu'il y avait des cristaux à l'intérieur. Des choses brillantes. »

Tom ne peut pas s'empêcher de sourire un petit peu. Ils avaient passé des heures à casser des pierres, ne trouvant jamais rien à l'intérieur. Des fois ils trouvaient de la roche d'une couleur différente à l'intérieur ou un motif tourbillonnant, mais jamais rien de vraiment excitant. Mais c'était ce qu'ils préféraient faire.

« Oui, » dit Tom. « Je finissais toujours par m'écraser le pouce avec le marteau. »

Bill rit, une sorte de léger bruit insouciant. Les bougies continuent de brûler et la pluie bat à tout rompre. Bill se rapproche de Tom, ses pieds frôlant sa cuisse.

« C'est parce que tu étais toujours impatient, » dit Bill.

Tom rit franchement. « Tu es impatient. »

« Maintenant, oui, » admet Bill. « Mais avant tu étais terrible. Tu étais si méchant. »

« Même pas vrai », dit Tom, souriant.

« Ok, pas tout le temps. Mais parfois. »

Tom sent que les choses pourraient aller. Il cogne doucement son épaule contre celle de Bill. « Tu as toujours peur du noir ».

« Tu vois ? Tu es méchant. » Bill cogne son épaule en retour. « Tu as toujours eu maman de ton côté. »

« Oh, ça, ça a changé ! », ils ricanent tous les deux.

Bill regarde Tom dans la pâle lumière, un éclat pensif dans ses yeux. « Est-ce qu'on ne dirait pas qu'il fait déjà nuit ? »

« Tu as juste peur. » le taquine Tom. Il pince le bras de Bill et le sourire de Bill lui fait un petit peu mal au c½ur. Il n'avait pas vu un si large sourire depuis longtemps. « Est-ce que je suis toujours autorisé dans ta chambre ? ». Tom est choqué à ses propres mots.

Le sourire de Bill se change en quelque chose de plus espiègle. « Bien sûr. Tu n'y es pour rien. »

« Ca pourrait être bizarre, » fit Tom. C'est déjà très bizarre.

« C'est ma faute, » dit Bill. « Je savais que tu étais réveillé. »

La bouche de Tom s'ouvre légèrement de surprise.

« J'étais sur le point de jouir, je ne m'arrête pour personne, » explique Bill.

Tom ne peut s'empêcher de lever les yeux au ciel. « Tu vas énerver plus d'une femme avec cette attitude. »

« Heureusement que je n'en ai pas alors, » dit Bill. Il relève ses genoux sur le canapé et étire ses jambes. « Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? On ne peut même pas nettoyer le sous-sol, il doit vraiment y faire noir là en bas. »

« On pourrait jouer à un jeu ».

Bill se mord les lèvres. « Quel genre de jeu ? »

« Eh bien... »

« Parce que, » dit Bill, sa voix d'adoucissant. « Si c'est ce jeu... »

Tom s'étrangle presque. Il n'avait pas eu l'intention de jouer aux lilas, pas eu l'intention d'embrasser Bill. « Je ne... »

« Parce que, » l'interrompt Bill. « Tu n'as pas à le demander. »

Tom s'étrangle pour de bon à présent. « Tu veux jouer ? »

Bill hausse les épaules, mais il se penche près de Tom. « C'est plutôt un moment romantique pour un baiser, » murmure-t-il. Les lumières des bougies vacillent sur le visage de Bill, réchauffant ses yeux et ses joues dans un sens qui tire sur son bas-ventre. (NDLT : 'in a way that tugs at Tom's gut' dans le texte)

Bill se lèche les lèvres, apparemment prêt pour un baiser. Tom ne l'est pas. Il ne pourrait jamais être réellement prêt à embrasser son frère. Il ne veut pas que sa grand-mère le tape sur les fesses, il ne veut pas être grondé.

Mais alors que le tonnerre gronde au lointain et que la respiration de Bill souffle un air chaud sur son cou, Tom réalise que c'est probablement le moment le plus romantique qu'il ait pu avoir sa vie. Il essaie de dire quelque chose, mais décide de ne rien gâcher. Il n'a jamais les bons mots.

A la place, il se tourne et effleure ses lèvres contre celles de Bill. Celui-ci laisse échapper un souffle étouffé contre la bouche de Tom. Ce dernier recule.

« Tom ? »

Tom sourit, se penche sur la petite table et souffle sur les bougies pour les éteindre une à une. Il fait sombre à présent et Tom est prêt à jouer, même si ce n'est plus un jeu.

A suivre...

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Comments :

  • carpe-diem--x

    08/06/2008

    ahh!!!! j'aime de trop ce chapitre!!! surtout la fin!! (et l'épisode de la douche aussi! XD!) bon ben pour la peine je crois que je vais continuer ma lecture encore un peu... (si je peux pas me lever demain ça sera de ta faute! lol!)

  • chouu----16

    25/04/2008

    *o*

  • billxtom-Stille

    27/02/2008

    *-*
    jadore trop !
    vais vite lire la suite
    bisx

  • lavoyageuse92

    04/02/2008

    Nya nya nya le jeu commence tentant sensuel dans le noir les tabous explosent j'adore toujours autant *-*

    Bisouuuuuuuus

    Mood

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