Traduction - La saison des framboises, chapitre 3

Ceci est la traduction de la fic de cynical_terror, "Raspberry Season" en six chapitres, traduction que j'ai faite en accord avec l'auteur.

Ceci n'est donc pas ma fic, mais une simple traduction.

Ai-je précisé que c'était une traduction? lol

La saison des framboises.


Chapitre 3 :

« Est-ce que tu viens ? »

Bill sort sa tête de la salle de bains et regarde Tom d'un air mécontent. « Oui, j'ai dit que j'en avais pour une minute. »

Tom soupire. Bill est de retour en mode 'Diva'. « On va juste au magasin tu sais ».

« Oui, je sais », répond Bill. Il sort de la salle de bains, maquillé et ses cheveux bien coiffés. Tom est un peu déçu de le voir ainsi.

« Tu te rends compte que les gens vont te reconnaître comme ça ? », dit Tom.

Bill fait un signe d'une main avec dédain à Tom. Ses ongles sont ébréchés. « Peut-être que c'est ce que je veux. »

Tom ne comprend pas Bill parfois. « Ok, allons-y ». Ils quittent la petite maison, Bill tout apprêté et Tom dans des shorts larges et un large T-shirt. Ses dreadlocks ne sont pas attachées, tombant sur son visage.

Alors qu'ils marchent vers le vieux camion, Tom les enlève de son visage et les attache en une pile sur sa tête.

« Tu as l'air ridicule », dit Bill, un sourire dans la voix. Tom regarde les lèvres souriantes de son frère et il se souvient de leur jeu. Il sourit en retour.

« Oui, je sais. Tu es le seul qui est normal d'entre nous deux, c'est ça ? »

Ils rient tous les deux et rentrent dans le camion. Tom conduit, bien qu'ils aient tous deux leur permis à présent. Malgré tout le bruit que Bill a pu faire concernant l'obtention de son permis, il conduit peu. Habituellement, il ruse de façon à ce que ce soit Tom ou Georg qui le transporte. Ca, ou il engage un conducteur pour la journée.

Tom n'est pas très sûr du chemin à prendre pour arriver en ville. Il y a tellement de petites routes tordues de campagne et ils se perdent plusieurs fois avant de trouver leur chemin. Ca ne le dérange pas, même avec Bill dans le siège passager se plaignant constamment.

« Comment est-ce qu'il peut y avoir autant de vaches ? », demande Bill alors qu'ils passent devant une autre ferme. « Et putain, ça pue ».

Tom grimace, bougeant contre le vieux cuir crissant de son siège. « Oui, c'est clair ». Mais au-delà de l'odeur du fumier, Tom peut sentir l'été. Sa douce senteur sèche le fait sourire. Il regarde les champs et les arbres, entend les insectes bourdonner par la fenêtre ouverte, certains trouvant leurs derniers instants dans le pare-brise taché.

« Tu te rappelles quand on venait en hiver ? », demande Tom. Ils ont pris un mauvais tournant et ils terminent dans un cul-de-sac. Bill jure alors que Tom manque de les conduire dans un fossé en faisant demi-tour.

« Oui, pour Noël », dit finalement Bill. « On finissait toujours par être bloqués par la neige et on loupait l'école ». Bill tape ses ongles contre le tableau de bord. Il porte la main à sa bouche et s'attaque à un ongle.

« Tu ne t'arrêtes jamais », murmure Tom. « Tu vas devenir dingue cette semaine ou quoi ? »

« Je crois que c'est déjà le cas », dit Bill, très doucement. Ils continuent de rouler, passant pour la troisième fois devant la maison de leurs grands-parents (ndlt : Ils sont pas doués quand même...) et puis ils passent sur un pont. Tom reconnaît l'endroit où ils sont maintenant.

« La rivière du Louveteau », dit Tom.

« Hein ? ». Bill glisse contre son siège, ses cheveux commençant à tomber à cause de l'humidité. Tom les préfère ainsi, mais Bill les ébouriffe, essayant de défier les lois de la gravité.

« La rivière du Louveteau », répète Tom. « Grand-père essayait toujours de nous emmener pêcher avec lui ici ».

« Mais je détestais mettre les vers au bout des hameçons », dit Bill. Et ce sourire particulier revient. Tom tend une main et touche le bras de Bill.

« Je pense qu'on est presque en ville ». Il serre l'épaule de Bill et enlève sa main.

Bill se penche sur le côté et attrape la main de Tom dans la sienne. Ses doigts caressent la paume moite de Tom. « Bien », dit-il.

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Le petit village est tel que Tom s'en souvient. Ca lui rappelle presque leur petite ville de Loitsche, mais cette ville est plus petite, si cela est possible. Une poignée de magasins, de bars et de petites maisons ornent la rue principale, et Tom man½uvre le camion pour se garer dand un emplacement vide en face du vieux bureau de poste. La main de Bill est toujours dans la sienne, ses ongles s'enfonçant dans la paume de sa main.

« Ca va aller ? On a juste besoin de quelques trucs », dit Tom. « Je peux y aller seul ».

« Ce n'est pas un problème ». Bill retire sa main et ouvre la porte. Tom le regarde sortir, passer les mains dans ses cheveux et commencer à marcher à grandes enjambées sur le trottoir. A peine deux pas en dehors du camion et Bill fait déjà une scène à lui tout seul juste en marchant dans la rue.

Quelques habitants locaux s'arrêtent et le fixent depuis l'autre côté de la rue, essayant apparemment de se rappeler ce qu'est et qui est Bill. Tom suit prestement Bill, essayant de le rattraper alors qu'ils entrent dans le magasin d'alimentation.

« Je vais prendre des pizzas et du Coca », dit Bill. « Je te rejoins à la caisse ».

Tom acquiesce et regarde Bill se diriger vers le fond du magasin où se trouvent les bacs réfrigérants. Même derrière les étagères, Tom peut voir les cheveux imposants de Bill. Tom n'est pas sûr de la raison pour laquelle Bill s'est ainsi habillé pour aller au magasin. Habituellement quand ils sortaient et qu'ils ne voulaient pas être vus, ils s'habillaient sobrement et portaient de larges lunettes noires.

Ca ne marchait pas toujours, mais s'ils voulaient un peu de tranquillité, ils trouvaient toujours des trucs.

'Peut-être qu'il veut être vu', pense Tom. 'Peut-être qu'il essaie de prouver quelque chose'.

Tom hausse des épaules et se dirige vers le rayon des en-cas. Il prend des chips et des vers à la gomme, toutes les choses qu'il sait que Bill aime. Il en a toute une brassée au moment où il arrive à la caisse. Il regarde derrière lui et peut seulement voir le sommet des cheveux de Bill à l'arrière du magasin. Il semble que quelqu'un est en train de lui parler.

Peut-être un fan ou quelque chose.

« Vous avez tout ? », une vieille femme demande derrière le comptoir. Elle a les cheveux gris, comme la plupart des gens que Tom a vus dans la ville.

'Où sont passées les jeunes filles ici ?'. Il se retourne vers elle. « J'attends juste mon frère ».

Elle baisse la tête, regardant vers le fond du magasin, ses yeux se plissant avec mécontentement. « Il ne va pas créer de problèmes, n'est-ce pas ? »

Tom fronce les sourcils. « Je doute qu'il... » Les yeux de Tom s'ouvrent en grand. Il peut voir Bill projeté en arrière contre les bacs réfrigérants. Tom laisse tomber les vers à la gomme et il est sur le point de se précipiter vers le fond du magasin quand Bill arrive, marchant lourdement. Ses cheveux sont en désordre et ses yeux sont humides.

« Fichons le camp d'ici », dit Bill, sa voix sur le point de craquer.

« Bill, qu'est-ce qu'il s'est passé ? »

Bill lance un regard noir vers le fond du magasin. « Ce connard a essayé de me faire tomber »

La femme derrière son comptoir grogne. « C'est mon neveu », dit-elle avec aigreur.

« C'est un connard », clape Bill. La femme porte une main à sa poitrine, choquée.

« Est-ce que tu vas bien ? », dit Tom ignorant la femme. « Est-ce que je dois y retourner ? »

« Je peux régler mes propres problèmes, pour l'amour de dieu », dit Bill. « Je t'emmerde! », crie-t-il à l'adresse du jeune homme à l'arrière du magasin. Il sourit d'un air amer à la vieille femme derrière son comptoir et il sort du magasin tel un ouragan.

Tom sent qu'il devrait s'excuser, mais il n'arrive pas à le faire. « Mon dieu », murmure-t-il, et il court après Bill.

**

« Qu'est-ce que c'était que ça ? », demande Tom. Bill saute dans le siège conducteur et claque la porte devant Tom. Tom essaie de l'ouvrir mais Bill la ferme à clé de l'intérieur. Avec un soupir, Tom se dirige de l'autre côté et ouvre la porte. « Putain, Bill ? Est-ce que tu viens juste de te disputer avec un gosse ? »

Bill croisa les bras. « Il avait notre âge et il m'a bousculé. Mets ta ceinture. ». Bill met la marche arrière et sort de l'emplacement de parking.

« Peut-être que je devrais conduire... »

Bill fait grincer ses dents et accélère jusqu'au bout de la petite rue. « Où est-ce que je tourne ? »

« A droite. Peut-être que je devrais... »

« Pourquoi les gens pensent-ils qu'ils peuvent faire de moi ce qu'ils veulent ? ». Bill tourne brusquement à gauche.

« Ce n'est pas le chemin du retour. », dit Tom, avec précaution.

« Je devrais pouvoir m'habiller comme je veux, où que je sois. Ca ne fait de mal à personne. » Bill klaxonne à plusieurs reprises une voiture devant eux. « Bouge de là ou dégage de cette putain de route ! »

Tom se rappelle pourquoi Bill ne conduit jamais. Ils ne le laissent pas faire.

« D'accord Bill, calme-toi. », essaie Tom. « Cette vieille dame devant nous ne nous a rien fait. »

« C'est une chieuse », grinça des dents Bill.

Tom ne peut s'empêcher de laisser échapper un rire. Bill contourne la voiture et lance un regard noir à travers la vitre.

« Même toi tu rigoles de moi ».

Le sourire de Tom s'efface pour laisser place à un froncement de sourcil. « Sérieusement, Bill. Où est-ce que l'on va ? »

« Je déteste être ici ». Bill tourne à droite, empruntant un chemin entouré de bois. « Et je sais où on est. C'est le chemin qu'on a pris avec maman en venant ici. »

« Tu en es sûr ? ». Tom ne reconnaît pas l'endroit.

« Tu dormais », dit Bill. « Mon dieu, tu ne me fais même pas confiance ».

Tom peut seulement soupirer. Les changements d'humeur de Bill vont le rendre dingue. « Okay, je te fais confiance », dit Tom. « Vraiment. Maintenant tu peux arrêter de me sauter à la gorge ? »

« J'en ai juste ras-le-bol... de tout », dit Bill. Ses épaules s'abaissent légèrement et ses mains se décrispent un peu sur le volant. « Il n'y a aucun endroit où je voudrais être, Tom. »

« Hey, ne soit pas comme ça ». Tom se rapproche un peu de Bill et fait toucher leurs épaules. « Quand on arrivera, on fera ce que tu veux, d'accord ? »

« Je ne suis pas un enfant, tu ne peux pas me pousser à être agréable. », dit Bill, mais ses mots ne sont pas durs. Un sourire apparaît au coin de ses lèvres. « Tu as eu des nouvelles de Rachel ? »

Le changement de conversation surprend Tom. « Euh, non », ment-il.

« Peut-être que c'est parce que je suis seul », murmure-t-il. « Ca craint pour Rachel. »

« Comment est-ce que tu peux être seul avec moi toujours autour ? »

« Tu sais ce que je veux dire », dit Bill. Il prend un autre virage et la maison de leurs grands- parents est à présent visible. « J'ai trop peur pour essayer d'être avec quelqu'un, je pense ».

Tom mord son piercing et lève ses yeux vers Bill. Les sourcils de Bill sont froncés et ses ongles sur le volant sont tous ébréchés. « Ca peut être effrayant, mais ça vaut le coup, tu sais. »

« Je ne veux pas dire... coucher avec quelqu'un », dit Bill, les conduisant dans l'allée. Le soleil dans le ciel commence à vraiment chauffer. « Je veux dire, être avec quelqu'un ».

« Je ne suis pas le sans-c½ur que tu sembles croire », dit Tom, légèrement offensé. Le camion s'arrête mais aucun d'eux ne bouge. « Je veux... Tu sais... » Les joues de Tom rougissent un peu. Mais c'est peut-être seulement à cause de la chaleur.

« C'est ce que tu veux avec Rachel ? Tu n'as pas couché avec elle. »

Tom s'éclaircit la gorge et regarde à travers la vitre. Il peut sentir les lilas depuis l'autre côté de la cour. « Je ne sais pas », admet Tom. « Je ne sais pas ce que je veux ».

Bill défait sa ceinture et pose doucement sa main sur le genou de Tom. « On est deux alors. Suis-moi ».

« Où ? »

« Tu as dis qu'on ferait ce que je voulais, non ? »

Tom déglutit et acquiesce.

« Bien ».

**

« Je pensais que tu voudrais rentrer », dit Tom, le souffle court alors qu'ils marchent péniblement à travers le terrain.

« On va les trouver », dit Bill, sa voix déterminée. Ils cherchent les framboises et ils transpirent tous les deux. « Je pense qu'elle pourraient être derrière la remise. » La remise est à l'autre bout de la propriété, alors ils continuent à marcher.

« Donc, maintenant tu vas être agréable avec moi ? », demande Tom. Il essuie la sueur de son front d'un revers de main, ses yeux se plissant à cause du soleil.

« Ca dépend ».

« De quoi ? » Tom attrape le bas du T-shirt de Bill dans son dos et Bill s'arrête, se tournant vers Tom.

« De si les framboises sont là ou pas ».

Tom lève les yeux au ciel. « Tu es du genre compliqué ».

« Peut-être ». Ils continuent de marcher et les doigts de Tom s'enroulent dans le T-shirt de Bill, les articulations de ses doigts touchant le dos en nage de Bill à chaque fois que celui-ci ralentit le rythme. Quand ils arrivent à la remise, Bill s'arrête subitement et le corps entier de Tom vient se coller contre celui de Bill.

Sans réfléchir, les mains de Tom glissent autour de la taille de Bill et le maintiennent immobile. Bill pousse un petit cri mais s'appuie légèrement en arrière contre Tom. « Est-ce qu'on y est ? », demande Tom.

Bill acquiesce et se défait de l'emprise de Tom. Ils font le tour de la remise et Bill fronce les sourcils. Pas de framboises.

« Je sens que je vais avoir des problèmes maintenant », dit Tom. Bill sourit et s'appuie contre le mur de la remise à un angle. Tom ne peut pas s'empêcher de remarquer à quel point Bill semble long. Si grand. Est-il long à ce point lui aussi ? Tom ne peut s'imaginer paraître si liquide.

Il s'approche de Bill et met ses mains de part et d'autre de la tête de son frère. Il ne peut s'empêcher de se pencher vers lui. Ils sont pratiquement nez à nez et cela ne semble pas préoccuper Bill.

« Tu as laissé toutes tes casquettes à la maison ? », demande Bill.

Tom cligne des yeux à la question. « J'en ai emmené une ou deux ».

« Mh »

Bill laisse échapper un long soupir que Tom peut presque goûter.

« Tu vas tout de même être gentil avec moi ? », demande Tom. Bill ne répond pas. Il ferme ses yeux et détourne la tête. Les bras de Tom se tendent contre le mur de la remise.

« D'accord », murmure Bill. Ses yeux s'ouvrent et il enveloppe délicatement de ses bras Tom. Ses pieds bougent pour ne pas perdre l'équilibre et il le serre dans ses bras.

« Bill », dit Tom, pas très sûr de ce qu'il doit dire ou faire. Il pose ses mains sur ses épaules et se laisse prendre et serrer dans les bras. Des mots veulent sortir de sa bouche, des mots qu'il ne veut pas dire ou qu'il ne devrait pas dire.

Mais l'estomac de Tom se noue et se tord avec une émotion qu'il ne comprend pas. En fait, il veut embrasser Bill à nouveau, et il ne veut pas avoir à le demander. Cette pensée le fait trembler.

Il ne peut pas vraiment vouloir ça.

Mais il le veut. Tom penche sa tête. « Bill ? »

Bill le fixe. « Mh ? »

Tom se lèche les lèvres et le souffle de sa respiration frôle la bouche de Bill. Bill lève son menton. Bill veut être embrassé. Tom en est sûr. Tom s'approche un peu plus, il est extrêmement près de Bill. Ses mains glissent le long des côtes et de la taille de Bill et il est sur le point de connecter leurs bouches quand...

Le téléphone de Bill se met à vibrer bruyamment entre eux.

« Ugh », grogne Bill. Tom recule, semblant revenir à la réalité, choqué. Il se sent presque malade alors que Bill ouvre son téléphone et répond.

'C'est la chaleur', se dit-il en lui-même.

« Salut David », dit Bill. Tom grimace. « Oui, une semaine. Ne t'en prend pas à moi, tu sais que c'était l'idée de notre mère. Oui ? Tu peux l'appeler alors. Bien sûr que je veux sortir de ce trou. Ok. Oui. Bye. »

Bill ferme son téléphone et regarde ses pieds.

« David veut qu'on soit à Berlin demain pour une interview. », dit Bill. « Il appelle Maman ».

« Mais je ne veux pas faire d'interview », dit Tom.

« Moi non plus, mais je ne veux pas rester toute la semaine ici non plus. Je vais devenir dingue, Tom. »

Tom regarde Bill et s'essuie la bouche d'un revers de main. « On aimait venir ici avant ».

« On aimait bouffer des saletés aussi. », dit Bill. « Les gens changent. Il n'y a rien à faire ici. »

« On a traqué une vache. C'est plutôt marrant, non ? »

Bill grogne un peu et donne un coup de pied dans la terre. « Ugh, Tom. Et on a rien de bon à manger. »

« A qui la faute ? »

Les yeux de Bill s'assombrissent, comme le ciel au-dessus d'eux, et Tom ne dit rien de plus. « Je rentre ».

Tom le laisse faire, et quand Bill est complètement hors de vue, Tom se laisse tomber à terre, s'accroupissant et il respire en prenant de grandes inspirations haletantes.

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Bill se cache à nouveau dans sa chambre et Tom essaye de trouver une solution pour l'attirer et l'en faire sortir. Ils devraient parler de ce qu'il se passe, mais Tom n'en a pas vraiment envie. Il cherche quelque chose dans le freezer, passant sa main entre la viande et les légumes congelés, et à sa grande surprise et grand bonheur, il trouve une pizza.

Il préchauffe le four et met la pizza à l'intérieur. Bientôt, la cuisine entière est emplie d'une odeur de fromage dégoulinant et de sauce.

« Si ça ne marche pas, rien ne marchera. », dit Tom. Et alors que la pizza vient de finir de cuire, Bill montre le bout de son nez à l'encadrement de la porte.

« Où as-tu trouvé ça ? », demande Bill, entrant à pas feutrés dans la cuisine.

« Je suis un génie », dit Tom. Il coupe une part pour Bill et la met dans une assiette. « Tu en veux ? »

Bill hoche la tête et s'assied à la table. « Je meurs de faim. »

« Je pensais que tu allais rester toute la nuit en haut ». Tom s'assied à côté de Bill et prend lui aussi une part. « C'est un peu brûlé ».

Bill ne semble pas s'en préoccuper. « C'est bon », dit-il entre deux bouchées. Ils mangent en silence pendant un moment avant que Bill ne s'essuie la bouche et fixe Tom. Il semble pensif, plus du tout en colère ou énervé. « Je ne me suis pas disputé avec ce gosse au magasin ».

« Qu'est-ce qu'il s'est passé alors ? »

« Il m'est rentré dedans et m'a traité de 'monstre', dit Bill. « Et ça m'a énervé ».

« J'aurais été énervé aussi ».

« Vraiment ? »

« Bien sûr. Tu aurais dû me le dire dès le début. » Tom prend une autre bouchée de pizza.

« Je pensais que tu serais en colère ».

« Tu pensais aussi que je l'étais plus tôt », dit Tom, se rappelant l'épisode de la cuisine. « Mais je ne l'étais pas. »

Bill sourit. « Il fait vraiment chaud. Tu dors avec moi ce soir ? »

Tom s'étrangle presque avec sa pizza. « Mh ».

« Ca ne sera pas si horrible », dit Bill.

« Non, c'est juste que... » Tom tend la main pour prendre une autre part de pizza et Bill arrête sa main en la recouvrant de la sienne.

« Je ne me sens plus seul quand je suis avec toi », dit Bill. « Alors reste un peu avec moi au moins. »

Tom peut seulement hocher la tête.

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« Je suis malade »

« T'as mangé trop de pizza. »

Bill grogne et se couche sur le dos, donnant un petit coup de pied dans le tibia de Tom. « C'est la chaleur ».

« C'est dix fois pire en bas », dit Tom. Bill s'assied un peu et enlève son T-shirt, l'arrachant presque. Tom ferme ses yeux. « C'est certainement pire avec moi ici, la chaleur corporelle et tout. »

« Ne t'en va pas. »

Tom sent Bill se tourner vers lui. Il est très tard et cela fait plusieurs heures qu'ils tentent de trouver le sommeil. Mais la chaleur rend la chose impossible.

« Raconte-moi une histoire stupide », dit Bill.

Tom grogne. « Je dois vraiment ? Quel genre d'histoire ? »

« Raconte-moi, sur Jessica. »

Tom grogne encore. « Pourquoi Jessica ? » Tom était sorti avec une fille dénommée Jessica, et il racontait toujours les histoires les plus salaces sur elle. Elle avait été spéciale au lit. Mais il n'avait jamais imaginé raconter à Bill ce qu'ils avaient fait.

« Tu sais », dit Bill, « je peux le supporter. Si tu peux le dire à Gustav, tu devrais pouvoir me le dire. »

Tom ne veut vraiment, vraiment pas. « Pourquoi on n'essaie pas plutôt de dormir ? »

« Allez, Tom » La voix de Bill arbore un ton ennuyé, et Tom sait qu'il doit le faire. Soudainement, il sent que Bill a le droit de savoir.

« Mh ». Tom se frotte les yeux et se tourne pour regarder Bill. Au clair de lune, Bill scintille littéralement. Cela paraît tellement irréel et Tom se hait alors qu'il sent une pointe d'excitation faire son chemin dans son ventre. « Donc »

« Je pouvais vous entendre à travers les murs. » dit Bill. « Est-ce que toutes les filles sont si bruyantes ? »

Tom rit nerveusement. « Non, elle était... »

« Spéciale, je sais. Mais pourquoi ? »

« Hé bien... Elle aimait être... frappée ».

« Frappée ? » Bill pencha sa tête sur le côté. « Pourquoi ? »

« Certaines personnes aime ça, j'imagine. »

« J'aimerais pas ça. », dit Bill. « Enfin je pense pas. »

« Elle oui. Bref, elle voulait que je lui tire les cheveux quand... enfin... »

Les yeux de Bill sont grand ouverts maintenant, s'appuyant sur ses coudes, pendu à chaque mot de Tom. « Oui ? »

« Quand elle me faisait une pipe », parvient à dire Tom. Il ne s'était jamais senti à l'aise pour raconter à Bill ce genre de chose. Il avait essayé quand ils étaient plus jeunes, mais Bill avait été si dégoûté par les histoires de Tom que Tom avait fait attention depuis lors à ne pas les mentionner en la présence de son frère.

« Comme, vraiment tirer dessus ? », demande Bill.

« Oui, et elle aimait être giflée, fessée, ce genre de trucs tu vois ». Les joues de Tom rougissent et il a plus chaud qu'avant. « Ce qui était bien, sauf qu'elle pouvait être très dominatrice. Tu sais, m'empêcher de bouger ou autre. Et c'était bien pendant un temps, mais quand je suis avec quelqu'un, j'aime bien être en contrôle. »

Bill est silencieux pendant un moment, semblant penser à ce que Tom vient de lui dire, puis il se rallonge sur le dos, ses mains sur son estomac. « Je ne pense pas qu'abandonner un peu de contrôle soit une mauvaise chose ».

Tom repousse les couvertures de ses pieds et fixe le plafond. « Oui mais tout le temps ? »

« Peut-être que tu es le genre de personne qui veut toujours tout contrôler », dit Bill.

« Tu es ce genre de personne ».

« Peut-être quand il s'agit du groupe ou d'autres choses, mais je ne pense pas que je serai comme ça... » Bill éclaircit sa voix. « Au lit. » Sa voix est profonde et sérieuse, ses mots sortant de sa bouche d'une manière qui parle à l'excitation dans le ventre de Tom.

« Oh je ne sais pas. Tu fais vraiment ton boss des fois », dit Tom pour alléger l'ambiance.

« Peut-être au premier abord ». Bill sourit. Tom peut voir ses incisives briller dans le noir. « Est-ce que j'embrasse bien ? »

Le premier instinct de Tom est de dire, « Comme je pourrais le savoir ? », mais il se rend compte qu'il le sait.

« Soit honnête », ajoute Bill.

« Oui. », murmure Tom.

Bill se tourne vers lui. « Vraiment ? »

« Tu as embrassé d'autres personnes aussi », dit Tom, « qu'est-ce qu'elles en avaient pensé ? »

« Je ne leur ai jamais demandé ». La main de Bill touche le menton de Tom. « Vraiment, Tom ? »

« Ouais... ouais ».

La main de Bill remonte sur son visage. « Je n'ai pas eu beaucoup d'entraînement ».

« C'est naturel chez toi. », dit Tom. Il appuie légèrement son visage contre la main de Bill et il bâille.

« Fatigué ? » Bill enlève sa main et se rallonge sur le dos. Tom bâille encore et Bill suit peu de temps après. Bill rigole un peu et tape Tom sur le bras. « Salaud ».

« Ouais, ouais », ronchonne Tom. Ils bâillent tous les deux, leurs yeux se fermant.

« Hey Tom ? »

Tom est au bord du sommeil. « Mh ? »

« Tu embrasses bien toi aussi. »

Tom bâille un 'merci', trop fatigué pour y penser clairement. Le lendemain matin, il se retrouvera pressé contre Bill, collant de sueur, et les mots de Bill résonneront encore et encore à ses oreilles.

Mais pour l'instant, il est content de dormir à côté de son jumeau, alors même que le ciel commence à gronder avec le tonnerre et que la pluie fine commence à battre contre les vitres.

A suivre...

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Comments :

  • carpe-diem--x

    08/06/2008

    aller, j'me fais un dernier chapitre avant d'aller dormir! XD§

  • carpe-diem--x

    08/06/2008

    ben voillà, la pluie ça va rafraichir l'atosphère! XD!!

  • billxtom-Stille

    27/02/2008

    jaime troooooooop !!
    je vais lire la suite ^^
    bisx

  • lavoyageuse92

    04/02/2008

    Là ca devient chaud chaud comme même ca noue l'estomac on veut la suite on l'exige même

    Bisouuuuuuuus

    Mood

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