Faiblesses

Faiblesses

Je suis faible quand tu m'aimes

Et que tu parles à mon c½ur,

Je suis faible quand je t'aime

Et que je cède à ton c½ur...


XoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoxoX

Quelques jours avant Noël,

Tom zappait machinalement à travers les chaînes de la télévision, à la recherche de quelque chose de bien précis. Cela faisait quelque temps qu'ils étaient de retour en Allemagne après la longue tournée européenne qu'ils venaient d'achever, et il redécouvrait le plaisir d'être à la maison pour un temps.

Bill et lui partiraient en vacances quinze jours après les fêtes, mais jusque là, ils restaient à la maison, choyés par leurs parents qui ne les avaient pas vus de longue date.

Et pour l'instant, Tom était affalé sur le canapé, regardant la télévision. Cependant, il n'était pas aussi serein ce soir-là qu'il l'était habituellement, quand Bill et lui étaient de retour à la maison familiale.

Tom tourna la tête, écoutant attentivement. Bill était à la cuisine, en train de préparer de quoi grignoter devant la télé. Leur mère venait juste d'aller se coucher à l'étage, la soirée étant déjà bien avancée. Leur beau-père quant à lui était sorti à un concert avec ses potes musiciens. Sa soirée allait certainement se prolonger quelque part et il arriverait probablement vers 4 ou 5h.

Tom reposa son regard sur la télé. Il trouva enfin la chaîne qu'il cherchait et il lâcha la télécommande, la faisant tomber sans ménagement sur le fauteuil, le petit instrument allant se perdre au milieu des coussins.

Il se mit à regarder l'émission qu'il avait cherchée. Celle-ci était déjà bien avancée, touchant presque à sa fin. Il s'agissait d'une émission de variété stupide. Il soupira en attendant que le présentateur fasse un récapitulatif. Quand cela arriva, Tom se redressa légèrement sur son fauteuil, anxieux.

Il scanna l'écran. Rien. Il jura tout bas avant d'appuyer à nouveau son dos contre le fauteuil. Il n'en restait plus que trois, Bill n'allait tout de même pas...

Le top trois allait commencer. C'est à ce moment précis que ledit Bill revint enfin de la cuisine, portant à bout de bras plusieurs plateaux télé. Les deux frères avaient prévu de regarder ensemble un film.

Tom se précipita à la recherche de la télécommande en jurant sous cape. Il la trouva au bout de quelques instants et il appuya sur n'importe quelle touche, tombant sur un vieux film. Il releva la tête pour tomber sur son frère qui fixait la télé, immobile.

Bill sembla se reprendre néanmoins, et posant les plateaux qu'il tenait sur la table basse devant le canapé, il parla d'un ton dégagé.

- Ça va, je sais ce que tu regardais. Ça ne me dérange pas. Je veux savoir, moi aussi.

Tom le regarda, incertain. Il savait comment ce genre de chose pouvait toucher son frère, même s'il semblait être blindé, depuis le temps.

- Tu en es sûr ?

Bill s'assit à côté de lui et poussa un soupir en apparence résigné et nonchalant.

- Oui. De toute façon, si j'ai l'honneur de gagner, Andréas m'appellera illico pour me le dire.

Il prit la télécommande des mains de Tom et appuya de lui-même sur la chaîne que Tom regardait précédemment. Tom et lui regardèrent. Le présentateur parlait avec animation, deux acolytes autour de lui le fixant et intervenant de temps à autre. Derrière lui, on pouvait voir un grand écran avec un flot d'image. Le présentateur parla, désignant l'écran derrière lui qui prit soudainement toute la largeur de l'écran de télévision.

- Et découvrons maintenant qui est en deuxième position. Ah ! Mais c'est notre cher Bill Kaulitz !...

Le public se mit à rire et une vidéo préprogrammée démarra, livrant un petit discours avec des images et des personnalités commentant celles-ci, que les deux frères écoutèrent attentivement. Tom jeta un coup d'½il à son frère. Aucune expression ne semblait transparaître de son visage étrangement calme. C'était mauvais signe.

Le reportage prit fin et Tom changea de chaîne alors que la caméra revenait sur le plateau de télévision où présentateurs et public avaient un sourire narquois aux lèvres. Il regarda son frère avec inquiétude.

- Ils sont juste stupides.

Bill tourna la tête vers lui, un faible sourire faussement amusé se dessinant sur ses traits.

- Il y a un progrès tout de même, tu ne trouves pas ? Je ne suis plus premier comme l'an dernier.
- Bill...

Celui-ci s'impatienta.

- Bon, on le regarde ce film ? Ah, attends...

Son téléphone venait de sonner, et Bill farfouilla dans ses poches, se tortillant sur le canapé. L'ayant enfin trouvé, il le porta à son oreille et répondit. C'était Andréas. Tom observa son jumeau quelques secondes avant de se lever pour mettre un DVD dans l'appareil. Il entendait son jumeau parler d'un air absent à leur meilleur ami. Apparemment, Andréas était remonté à l'autre bout du téléphone, et Tom comprenait pourquoi.

La seconde personnalité la plus ennuyeuse et agaçante d'Allemagne.

Le pire était qu'ils n'avaient eu l'air de se baser, au vu du reportage, que sur la coiffure excentrique du chanteur, sans autre argument. Quelle connerie.

Qui étaient ces gens pour juger Bill ? Tom bouillonnait intérieurement. Ces gens faisaient, consciemment ou inconsciemment, le résultat était le même, du mal à Bill. Il savait bien que c'était le prix à payer de la célébrité et de la surexposition médiatique dont ils faisaient l'objet. Le fait qu'ils aient été cette année absents d'Allemagne n'y changeait rien. Bill était leur tête de turc, apparemment. Car si chaque membre du groupe faisait l'objet de rumeurs, Bill restait le souffre-douleur préféré des médias allemands.

Tom se retourna vers Bill. À vrai dire, son comportement l'inquiétait. Si Bill avait l'air de ne pas faire cas de son titre quasi-renouvelé ce soir-là, les mots qu'il prononçait à présent pour rassurer Andréas en disant que ce n'était pas grave sonnaient faux aux oreilles de Tom.

Il ne semblait pas être le seul à s'étonner de sa réaction, car Andréas à l'autre côté du combiné avait l'air de s'acharner verbalement contre le présentateur et toute sa clique associée. Bill soupira en se frottant le front d'une main, l'air las. Tom profita de cet instant pour lui subtiliser le portable. Il resta planté devant lui, portant le téléphone à son oreille.

Bill étant trop surpris pour dire quoi que ce soit, se contenta d'ouvrir la bouche pour protester, levant la tête vers lui. Il referma la bouche quand leurs yeux se rencontrèrent et il soupira quand Tom se mit à parler avec Andréas.

- Andi ? Oui, c'est Tom. Ouais j'ai vu... Mh... Je sais, des connards... Mh ? Ouais, des enfoirés... Ecoute, je vais te laisser, on avait prévu de se mater un film avec Bill... Je sais, je m'occupe de lui. Il te rappellera demain. Merci d'avoir appelé. Bye.

Bill, qui s'était amusé pendant que Tom parlait à donner des petits de coups de pied joueurs à Tom, le tissu de leurs chaussettes glissant et s'accrochant à celui de l'autre, releva brusquement la tête en l'entendant mettre fin à la conversation et le chanteur tendit les mains pour essayer de récupérer son portable, en vain. Tom avait déjà raccroché. Il pleurnicha.

- Tooom ! T'abuses ! Je voulais lui dire au revoir !

Bill agrippa chatouilleusement la taille de Tom, ce dernier se pliant un peu et écartant de ses bras les mains qui menaçaient de le torturer. Il eut un léger rire.

- Mais bien sûr ! Pour te retrouver demain matin encore scotché au téléphone ? Vous n'êtes que deux pipelettes, Andréas et toi !

Bill grogna et donna une petite tape sur la taille de Tom, faisant rire celui-ci. Il reprit fermement son téléphone en main. Quelques secondes passèrent en silence alors que les deux frères se fixaient. Le léger sourire qui s'était dessiné sur leurs lèvres commençait déjà à s'effacer. Bill soupira.

- De toute façon, j'aurais écourté l'appel. Andréas s'en fait trop. J'en ai rien à faire d'être considéré par les gens comme la seconde personne la plus emmerdante d'Allemagne.

Traficotant son portable entre ses doigts, Bill baissa les yeux et le regard de Tom se fit inquiet. Bill n'allait pas aussi bien qu'il le prétendait, même s'il semblait calme.

En fait, il était trop calme.

- Bill, tu es sûr que ça va ?
- Oui, j'ai l'habitude maintenant. Je m'en fous de ce qu'ils pensent. On le regarde ce DVD, oui ou non ?

Le ton de Bill était plus las qu'exaspéré, et Tom ne dit rien. Il s'installa à côté de Bill. Celui-ci commença à grignoter ce qu'il avait apporté de la cuisine.

- C'est quoi comme film ?

Tom se pencha pour prendre le boîtier vide. Il lut le résumé au dos qu'il résuma encore.

- Mh, un film d'horreur. Genre mi-fantastique, mi-boucherie.

Il sentit le regard effrayé de Bill se fixer comiquement sur lui. Le chanteur était inquiet, et il n'était pas le seul. Bill s'étrangla presque.

- Quoi ?

Tom haussa les épaules, l'air impuissant.

- Ne me demande pas pourquoi. Cadeau de Georg.

Ils se mirent à rire. Et ils lancèrent le film, éteignant les lumières. Leurs visages n'étaient à présent plus que légèrement éclairés par l'écran du grand téléviseur.

L'histoire débuta sobrement et calmement, mais ce ne fut que de courte durée. Bientôt, Bill et même Tom se mirent à sursauter à la moindre action. Bill prit la couverture qu'il avait descendue de sa chambre quelques heures plus tôt et les recouvrit tout deux.

Alors que l'angoisse du film montait, ils furent bientôt pelotonnés l'un contre l'autre, jambes recroquevillés sur le canapé. Bill était accroché au bras de Tom, sa tête posée contre son épaule, et quand un bruit suspect provenait de l'écran, les deux venaient agripper les vêtements de l'autre sous la couverture, se rapprochant pour se rassurer.

Néanmoins, Tom finit par légèrement décrocher son attention du film vers la fin, qui s'annonçait prévisible. Il constata avec soulagement qu'il avait fini de sursauter pour la soirée. Le film avait perdu son côté effrayant. C'est pourquoi il fut étonné de sentir Bill se rapprocher de lui, frissonnant, celui-ci venant même glisser sa main dans la sienne jusqu'à la fin du film.

Et quand celle-ci arriva, dans une scène finale pleine de sang et d'angoisse, Tom se crispa légèrement. Bien qu'il ne se serait jamais considéré comme peureux, grands dieux non, il n'avait jamais aimé ce genre de film. Bill non plus. D'ailleurs, celui-ci avait serré encore plus sa main à la fin et avait détourné la tête, fourrant son visage contre le cou de Tom pour éviter la scène finale.

Alors que les crédits commençaient déjà à défiler, Tom sourit. Bill était vraiment trop sensible. Tom secoua légèrement son bras. Bill était toujours agrippé à lui. Tom aurait même juré que son emprise s'était resserrée. Il rit doucement, amusé.

- Bill ? C'est terminé, tu peux regar...

Il s'interrompit quand il entendit un sanglot. Il se tourna lentement vers Bill et posa une main sur sa tête, caressant avec douceur les cheveux bruns.

Bill l'agrippa entièrement et se colla à lui, face à face. Il laissa soudainement libre cours à ses pleurs. Surpris, Tom l'entoura néanmoins de ses bras, commençant à les bercer tous les deux. Il entendit Bill pleurer et dire entre ses larmes.

- Pourquoi est-ce qu'ils me détestent ?

Tom caressa son dos. Il savait bien que les remparts que Bill s'était créés connaissaient parfois des avaries. C'était même plutôt rassurant pour lui de voir que Bill se laissait enfin aller à craquer, devant lui. Tom murmura.

- Ils sont juste stupides. Il leur faut juste trouver un bouc émissaire et tu es parfait pour eux. Tu es riche, beau, célèbre, avec plein de fans qui s'identifient à toi et qui copient ton look. Tu les agaces, c'est tout. Mais ce n'est pas pour ça que tu es agaçant. C'est leur propre jalousie qui est responsable, pas toi.

Bill sembla se calmer, Tom n'entendant au bout d'un moment plus aucun reniflement. Bientôt, de douces lèvres se firent sentir sur la peau de son cou et Tom frémit. Elles souriaient tendrement.

- Je t'aime, tu sais ?

Tom eut un petit rire. Il resserra ses bras, emprisonnant un peu plus son frère. Il murmura.

- Je sais. Je t'aime aussi, p'tit frère.

Il sentit la bouche de Bill déposer un baiser mouillé dans son cou et il sourit. Néanmoins, il fut surpris quand il sentit les lèvres de Bill se reposer à nouveau sur sa peau, l'emprisonnant de baisers jusqu'à ce qu'elles remontent juste au dessous de son oreille. Il ferma les yeux, appréciant l'attention, avant de les rouvrir brusquement, les fixant vers l'entrée du salon et les escaliers qui s'y trouvaient, menant à l'étage.

C'était imprudent. Leur mère pourrait descendre à tout moment pour une raison ou pour une autre. Il repoussa doucement Bill et caressa sa joue où les traces des larmes qui avaient coulé étaient toujours visibles. Il murmura, souriant légèrement avec amusement.

- Arrête, idiot. C'est pas prudent ici.

C'était la règle numéro 1 qu'ils avaient instituée depuis des années maintenant. En effet, ils ne prenaient jamais de risque quand ils étaient à la maison, surtout dans une pièce commune, ne serait-ce que de se bisouter un peu trop. Même si leur famille et leurs amis les savaient proches, ils étaient conscients que même ce genre de baisers pourrait leur paraître étrange et malsain.

Bill savait tout ça. Pourtant il bouda, son air sérieux. Il s'était penché vers lui, leurs visages dangereusement proches. Ses yeux louchaient visiblement sur les lèvres du guitariste, et Tom dut retenir un petit rire. Bill murmura plaintivement, cherchant à l'amadouer.

- S'il te plaît.

Tom sembla réfléchir à la question.

- À l'étage ?

Bill fit une petite moue, sa lèvre inférieure ressortissant légèrement.

- Non, je veux dormir avec toi, et non pas m'éclipser en plein milieu de la nuit.

C'était la règle numéro 2. Ils ne pouvaient pas dormir ensemble à l'étage. Il y avait belle lurette qu'ils ne partageaient plus officiellement la même chambre quand ils étaient à la maison, et Bill ne pouvait que trop bien se rappeler à son réveil l'expression hébétée voire figée de sa mère quand elle les avaient trouvés un matin, alors qu'ils avaient 15 ans, enlacés et quasiment nus, sauf leurs sous-vêtements, sous les draps du lit de la chambre de Tom.

Depuis, ils s'étaient mis d'accord. S'ils voulaient dormir ensemble à la maison, ça ne pourrait être que sur le canapé. Plus jeunes, ils s'y étaient endormis tellement de fois ensemble après avoir regardé la télé jusqu'à tard dans la nuit, que cela ne choquait plus personne de les y retrouver le matin en descendant dans le salon. Y dormir incluait d'ailleurs un minimum requis d'habillement, le rez-de-chaussée étant plus froid que l'étage.

Tom sourit. Il secoua la tête cependant, lui aussi un peu déçu à présent. Il continua en murmurant toujours.

- Pas de bisous alors. On ne peut pas prendre le risque de se faire surprendre ici.

Bill protesta avec vigueur.

- On entendra bien si quelqu'un vient.

Tom gloussa.

- Comme la dernière fois peut-être ?

La dernière fois, ils avaient été si occupés à s'embrasser qu'ils avaient à peine entendu Georg frapper à la porte de leur chambre d'hôtel. Celle-ci n'avait pas été fermée à clé, et Georg était entré. Tom et Bill s'étaient séparés à temps mais cela avait été juste.

Bill grimaça en y repensant et Tom rit un peu plus. Bill sembla s'impatienter et il chercha la télécommande dans la quasi-obscurité. Il éteignit le lecteur de DVD qui était resté bloqué sur la page titre du film, puis la télé et il se rapprocha de Tom dans le noir d'encre. Il tâtonna, cherchant de ses mains son visage. Il murmura, cherchant à le convaincre.

- Je m'en fous. J'ai besoin de toi. J'en ai besoin.

Tom secoua la tête.

- Non tu ne t'en fous pas, si maman ou Gordon venait à allumer la lumièr...

Il ne put terminer sa phrase, les lèvres de Bill n'en faisant qu'à leur tête s'abattant sur les siennes et les capturant alors que la main du brun descendait sur son torse pour venir se poser sur son c½ur qui battait comme un fou.

Bill recula et malgré le noir, Tom pouvait sentir son regard sur le sien. Et bientôt, les lèvres du brun revinrent, déposant une kyrielle de petits baisers, plus ou moins sonores. Tom jura légèrement, ses mots inintelligibles, et Bill le fit taire en l'embrassant avec plus de force, obligeant de manière délicieuse Tom à approfondir le baiser, ce qu'il fit avec un enthousiasme certain.

Bientôt, ce ne fut plus que baisers et caresses, innocents pour eux, mais qui auraient certainement été des plus choquants pour quiconque les aurait surpris à ce moment-là. Tom était à présent allongé sur Bill, l'embrassant, perdant conscience de ce qui l'entourait un peu plus à chaque seconde qui passait.

Il savait qu'ils devaient arrêter. Maintenant. Il savait qu'ils ne devaient pas se comporter ainsi, parce qu'ils étaient frères, et que des frères n'agissaient pas comme ça l'un envers l'autre. Ils devraient bien arrêter, un jour, pour de bon. Il se le jurait, comme à chaque fois. Mais il était faible, il l'était toujours. Si Bill avait besoin de lui ce soir, Tom avait besoin de lui en permanence, et il espérait secrètement que Bill viendrait toujours à lui quand il avait besoin de réconfort, pour qu'il le protège.

Car si Bill était un romantique né, cherchant une gentille fille dont il pourrait tomber amoureux, Tom ne voyait qu'une personne à aimer, réellement aimer. Bill.

Et quand Bill lui murmurait comme il le faisait à présent contre ses lèvres entre de doux et tendres baisers qu'il l'aimait et qu'il avait besoin de lui, encore et encore, Tom ne pouvait que céder à sa faiblesse, faisant frotter lentement leurs corps l'un contre l'autre pour montrer sa possessivité.

Les lèvres de Tom s'appuyèrent un peu plus sur les siennes alors que sa langue s'aventurait toujours plus loin dans la bouche de Bill, faisant taire momentanément les légers gémissements de celui-ci de langoureux mouvements de sa langue contre celle de Bill alors que ses doigts venaient effleurer son visage. Bill s'agrippait à son dos fermement, ses mains ne quittant ses épaules que pour venir caresser ses côtes. Leurs cheveux caressaient et chatouillaient la peau de l'autre, les envoûtant de doux parfums à l'odeur apaisante.

C'est alors qu'une clé se fit entendre, glissant et tournant dans la serrure de l'entrée. Après quelques secondes où ils se raccrochèrent à la réalité, ils échangèrent un dernier baiser avant de se détacher pour de bon et de se remettre sagement l'un à côté de l'autre, se battant avec la couverture pour s'en recouvrir et faire comme s'ils étaient déjà profondément endormis.

Ils s'immobilisèrent alors que la lumière s'allumait à l'entrée et que quelqu'un entrait dans le salon, sans toutefois allumer l'interrupteur. Leur beau-père s'approcha de la table pour y déposer ses clés et jeta un coup d'½il vers le canapé où une masse informe avait attiré son regard.

Il fit quelques pas et sourit en voyant les deux jeunes hommes blottis l'un contre l'autre sous la couverture, leurs têtes posées sur d'immenses coussins et yeux fermés. Et ce n'est qu'après les avoir observés un moment en silence, qu'il se dirigea vers la cuisine pour aller manger quelque chose.

Bill et Tom ouvrirent avec précaution les yeux après qu'il fût parti. Tom murmura, le plus bas possible, un petit ton de reproche boudeur dans la voix. Son c½ur battait encore la chamade.

- C'était juste.

Bill se retint de rire, son immense sourire se dessinant à peine dans la quasi-obscurité de la pièce. Tom sentit un bras s'immiscer autour de sa taille et il fit de même alors que Bill se nichait contre lui, se frottant pour chercher un peu plus de chaleur. Ils se sentaient si bien dans cette douce tiédeur.

Alors qu'ils respiraient lentement et profondément l'odeur de l'autre, Bill murmura contre sa peau.

- Merci, ça va mieux maintenant.

Tom sourit.

Les gens pouvaient être stupides.

Et il était certainement bien faible d'aimer ainsi son frère.

Mais si Bill allait bien, alors tout allait bien.

À suivre... (voir la fic 'souvenirs d'enfance')

Donnez une note à cet OS : * ** *** **** *****

Leave a comment

We need to verify that you are not a robot generating spam.

See legal mentions

Don't forget that insults, racism, etc. are forbidden by Skyrock's 'General Terms of Use' and that you can be identified by your IP address (54.196.135.90) if someone makes a complaint.

Comments :

  • 26JUIN1992

    14/05/2009

    Tes os sont vraiment tous magnifique

  • Heilig-for-Tom

    21/06/2008

    Bon. Alors déjà, je m'excuse de pas avoir laissé de commentaires jusqu'ici, je dirais que j'étais tellement plongé dans tes histoires que ben .. voila =) Mais j'en reviens pas : t'écris tellement bien, que ça me choque de voir que t'ais aussi peu de commentaires. 'fin je veux dire que d'habitude, les fics superbes ben elles sont vachement connues et tout. Alors tu sais quoi, dès que j'aurais le temps je recommencerais du début et je te laisserais un commentaire sur chaque article, parce que franchement, tu le mérites. C'est magnifique ce que t'écris, et serieux, n'arrêtes pas. C'est juste .. wow.

  • carpe-diem--x

    03/06/2008

    j'aime ! j'aime! j'aime!!! ils sont vraiment mignons! et apparemment il y a une suite... je verrai ça bientôt alors
    en fait j'ai trouvé ce que j'aimais '(entre autre) dans ce que tu écris. Tu bases les histoires sur la complicité qu'ils ont et c'est vraiment génial!

  • 483-MeL0nS

    19/05/2008

    __ Mignon est le seul mot qui me vient à l'esprit ^^

    Et enfoirés pour qualifier les créateurs de cette émission débile --'

  • Subtility-Lyra

    29/04/2008

    C'est mignooon *___* !
    Tes OS sont vraiment réalistes, quand Bill se met à pleurer à la fin du film à cause de l'émission qui l'a classé comme seconde personnalité d'Allemagne la plus ennuyante, je trouve que c'est tout à fait crédible, il aurait parfaitement pu réagir comme ça dans la réalité.
    J'adore ^^ !
    Bisouus.

  • billxtom-Stille

    26/02/2008

    cest vraiment super
    et cest très beau...
    vais lire la suite
    bisx

  • Manue

    18/02/2008

    Aw j'adore j'ai rien d'autre a dire.

  • GeXTom-GusXBill

    30/01/2008

    Ils sont trop mignons tous les deux *__*

    Biz, Ruka

  • lavoyageuse92

    27/01/2008

    J'adoreeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee toujours autant vraiment tes écrits je les aimes <33333
    Je ne sais même pas lesquelles je préfère je les aimes toutes je crois

    Bises

    Mood

Report abuse